Prévisions pour le 22 Septembre 2018

 Adrar Min 27 °C Max 38 °C
23
 Laghouat Min 16 °C Max 28 °C
32
 Batna Min 13 °C Max 23 °C
30
 Biskra Min 20 °C Max 32 °C
34
 Tamanrasset Min 20 °C Max 29 °C
30
 Tlemcen Min 17 °C Max 27 °C
32
 Alger Min 19 °C Max 27 °C
34
 Saïda Min 16 °C Max 28 °C
32
 Annaba Min 22 °C Max 26 °C
4
 Mascara Min 15 °C Max 29 °C
32
 Ouargla Min 24 °C Max 32 °C
30
 Oran Min 20 °C Max 30 °C
34
 Illizi Min 22 °C Max 36 °C
30
 Tindouf Min 24 °C Max 36 °C
34
 Khenchela Min 14 °C Max 22 °C
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 Mila Min 17 °C Max 27 °C
12
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34
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3e génération

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Inondé par le flot abondant des promesses de candidats, préoccupé par la masse des problèmes quotidiens, intoxiqué par les informations qu´il reçoit par les nombreux canaux de communication, le pauvre citoyen, tenté par le surendettement que lui impose le rythme de consommation organisé par la société issue du bazar, est écartelé.
Il ne sait plus où donner de la tête et oublie même ses préoccupations vitales.
Doit-il se féliciter des bonnes dispositions du régime américain au développement du nucléaire civil dans un pays toujours soumis au terrorisme résiduel, sporadique ou circonstanciel, ou doit-il s´inquiéter de la diffusion par Al Jazeera de la dernière cassette relative à la préparation des attentats du 11 avril?
Il a même oublié qu´Alger est capitale de la culture arabe depuis le début de l´année. Il faut dire que la culture, en général, et l´arabe, en particulier, ne soulève pas des vagues dans un système où le matérialisme au sens le plus vulgaire du terme est de mise.
Heureusement qu´il y a des événements pour nous rappeler qu´il y a encore des gens préoccupés par la culture en général, et par le cinéma, en particulier.
Cela met du baume au coeur d´apprendre qu´à la faveur de la célébration du 62e anniversaire des massacres du 8 Mai 1945, le talentueux cinéaste, Rachid Bouchareb, est allé faire des repérages sur les lieux du crime du colonialisme français, à savoir dans le triangle des Bermudes de Guelma, Kherrata et Sétif.
Voilà l´occasion de rappeler à nos chers candidats aux confortables sièges de l´APN et de la zone franche du Club des Pins, que le cinéma algérien a existé un jour, que des hommes célèbres l´ont porté sur les fonts baptismaux: René Vautier, Djamal Tchanderli, Ahmed Rachedi, Jacques Charby et Lakhdar Hamina, sans oublier le regretté Moussaoui qui fut le premier directeur du CNC, et Ahmed Hocine, le fondateur de la Cinémathèque algérienne.
A cette époque-là, l´Algérie avait de grandes ambitions et de grandes espérances. L´éphémère Institut du cinéma algérien a tenu quelques-unes de ces promesses: des réalisateurs de talent ont honoré la mémoire de leurs aînés en donnant à la télévision comme au cinéma international, des oeuvres d´une haute tenue technique. Où sont-ils?
Que sont-ils devenus? Depuis la dislocation des moyens logistiques, ils s´essoufflent à réunir les moyens de témoigner leur gratitude à un pays qui les as formés. Gageons que pour marquer des événements d´une telle importance, comme le 8 Mai 1945, les portes du patriotisme s´ouvriront toutes grandes.
Espérons, toutefois, que nous pourrons voir, un jour, un film sur l´Emir Abdelkader, Amirouche et Abane Ramdane.

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