Prévisions pour le 23 Septembre 2018

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Oncle Martin et oncle Gaston

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La conquête du pouvoir est une chose très difficile. Ce n´est pas pour rien que les militants d´un parti se rendent chaque année sur la tombe du fondateur du parti qui, pendant un demi-siècle, parti de rien, a réussi à édifier un parti lui donnant d´abord sa doctrine qu´il a puisée ici et là, à droite et à gauche, ajoutant une nuance par-çi, une coloration par-là, améliorant chaque année des structures qui présentaient ici et là quelques faiblesses, construisant une véritable stratégie pour la conquête du pouvoir. Ce n´est pas chose aisée que, grâce à un charisme naturel, inné, et à une éloquence travaillée grâce à la pratique quotidienne, de rassembler dans un même creuset des électrons libres, lâchés dans la nature: des individus mus par un idéal acquis dans le milieu socioculturel ou déçus par le comportement des chefs des autres partis. En plus de la tâche de rassemblement, le fondateur se doit de tisser des alliances que lui dictent et le système électoral auquel il est soumis et la stratégie qu´il a définie pour la conquête du pouvoir.
Il n´y a pas que les succès qui ont jalonné sa route, des déconvenues ici, des trahisons là, une traversée du désert dont beaucoup ont dit qu´il n´en reviendrait pas. Et quand, finalement, après maintes péripéties, il est arrivé à la magistrature suprême, après une campagne électorale éreintante où il a donné le maximum de gages à ses électeurs et à ses alliés du moment, il doit, non pas dormir sur ses lauriers et cueillir les fruits de sa patiente et longue quête, mais déployer des trésors d´ingéniosité pour donner le plus longtemps possible la meilleure image de lui-même et du parti qu´il a fondé et dirigé. Ce ne sont plus des meetings harassants ou discours interminables qui seront l´apanage du nouveau président, mais les négociations pied à pied, et les manoeuvres les plus perverses dans le champ politique qui lui ouvriront la voie royale d´un mandat serein. Car il s´agit, en premier, d´affaiblir l´opposition qui vient de sortir groggy d´un scrutin sans appel. Comment lui donner le coup de grâce afin que la bête ne puisse se relever avant longtemps. A peine élu au suffrage universel, Sarkozy, pour se reposer des fatigues de la campagne, est allé se reposer au large de Malte, laissant au président Chirac le soin de célébrer seul la victoire du 8 mai 1945: un comportement qui lui a attiré les critiques d´une large frange de l´opinion publique française qui lui a reproché de préférer les délices de Capoue à l´hommage aux martyrs. Qu´à cela ne tienne, le pétulant fils d´immigré, digne descendant d´Attila, change de monture au galop, dès son retour sur l´Hexagone, il va serrer les paluches des anciens combattants et improviser une émouvante cérémonie au Bois de Boulogne où il rendra hommage, ironie du sort, aux fusillés de 1944, résistants et fils de résistants, que l´administration de Vichy a livrés sans remords à l´occupant nazi. Bien qu´ayant fait, une semaine avant, une déclaration contre la culture de la mémoire et la repentance, il va lire, à un auditoire conquis, à une France subjuguée, la dernière lettre d´un lycéen de 17 ans, Guy Mocquet, militant communiste et fils de député communiste que les sections spéciales du sinistre Puchen (voir le film Sections spéciales de Costa-Gavras) ont livré au peloton nazi. (Pour la petite histoire, Puchen sera condamné à mort par les tribunaux de la France libre et exécuté au Caroubier, à Alger). Faire appel aux sacrifices innombrables d´un parti situé aux antipodes, un parti déjà laminé par le PS, voilà ce qui s´appelle de la haute voltige, du trapèze volant le jour même où il rend visite à la chancelière allemande. Ne s´arrêtant pas là, Sarkozy s´emploie à débaucher des membres du PS défait, des individus plus intéressés par leur carrière personnelle que par leurs convictions. Kouchner, supporter de l´ingérence dite humanitaire est de ceux-là, mais à faire le grand écart, le président tiendra-t-il longtemps? Les illusions durent peu.

arez1946@yahoo.fr

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