Prévisions pour le 26 Septembre 2018

 Adrar Min 25 °C Max 37 °C
34
 Laghouat Min 18 °C Max 27 °C
30
 Batna Min 14 °C Max 22 °C
28
 Biskra Min 20 °C Max 30 °C
47
 Tamanrasset Min 21 °C Max 30 °C
34
 Tlemcen Min 17 °C Max 25 °C
32
 Alger Min 20 °C Max 25 °C
30
 Saïda Min 15 °C Max 26 °C
32
 Annaba Min 21 °C Max 25 °C
11
 Mascara Min 16 °C Max 26 °C
32
 Ouargla Min 23 °C Max 30 °C
47
 Oran Min 22 °C Max 26 °C
32
 Illizi Min 23 °C Max 33 °C
30
 Tindouf Min 22 °C Max 33 °C
34
 Khenchela Min 13 °C Max 20 °C
12
 Mila Min 16 °C Max 24 °C
39
 Ghardaïa Min 21 °C Max 27 °C
47
Accueil |Chroniques | Le revers de la médaille |

Progrès

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

L´accès aux archives nationales écrites, parlées ou filmées doit-il être permis à tous les citoyens algériens soucieux de connaître le passé de leur pays?
Les archives ouvertes restent vivantes et le dialogue qu´entretient le lecteur avec les différents supports peuvent améliorer leur entretien. Pendant des décennies, l´opinion publique a été insularisée: toutes les portes de communication lui étaient fermées. Le résultat fut qu´une quantité incalculable de films pourrirent dans leurs boîtes rouillées. Et les responsables actuels d´accuser les responsables passés.
Pour quelqu´un qui a la chance et dans le privilège d´approcher ou de travailler ce milieu qui recèle de véritables trésors, la moisson culturelle est immense.
Le visionnage de ces vieilles bandes en décomposition dont la seule odeur ferait fuir même ceux qui gagnent leur vie (ou survivent!) en fouillant dans les poubelles, on peut faire, sinon un bilan, du moins un constat, superficiel, certes, mais édifiant.
D´abord, il ressort que les rues de la capitale, d´Oran ou de n´importe quelle ville d´Algérie, étaient plus propres. Cela interpelle directement le «lecteur» qui se pose les questions suivantes: les gens de l´époque respectaient-ils mieux l´hygiène publique que nos contemporains?
Les municipalités d´alors étaient-elles plus engagées que les présentes dans la lutte contre l´envahissement des ordures? Les travailleurs de la voirie étaient-ils plus nombreux ou plus efficaces que maintenant? Les maires d´alors étaient-ils plus honnêtes que les présidents d´APC d´aujourd´hui? Pour qui roulaient-ils? Etaient-ils inféodés à un parti? Possédaient-ils de somptueuses villas ici ou à l´étranger?
Evidemment, le lecteur averti aura tout de suite compris que, derrière la blancheur des immeubles et la propreté des rues où la circulation automobile était très réduite, se cachait une autre réalité: celle des campagnes abandonnées où les indigènes croupissaient dans des gourbis sordides ou dans des bidonvilles insalubres. Il y avait autant de différence, alors, entre Gué de Constantine et le Télemly, qu´aujourd´hui entre la Glacière et Hydra. Le lecteur aura tout de suite compris l´énorme progrès qu´aura accompli le citoyen algérien après des années d´indépendance: celui-ci remplaçant le colon dans sa résidence, celui-là, l´indigène dans sa banlieue surpeuplée avec le laisser-aller et le laisser-faire propres à l´administration.
Le même constat peut être fait au sujet de l´activité du port d´Alger: jadis, une multitude de dockers roulaient des tonneaux de vin, des cageots de fruits et de légumes sélectionnés, des bottes d´Alfa, vers les ventres avides des navires qui desservaient la métropole. En contrepartie, de modestes grues débarquaient des camions, des bus, des locomotives...
Aujourd´hui, d´invisibles canalisations insufflent du gaz et du pétrole dans les ventres agrandis de pétroliers géants, tandis que d´immenses navires déversent dans des silos géants du blé canadien, alors que des théories de voitures asiatiques s´échappent des entrailles des monstres amarrés à quai. C´est là qu´on peut mesurer tout le progrès.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha