Prévisions pour le 27 Septembre 2018

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Programmes spéciaux

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Dans l´Ancien régime, le pouvoir était de droit divin, le monarque allié à l´Eglise, au clergé du culte ou secondé par un sorcier de la tribu, exerçait un pouvoir sans partage bien qu´il disposât d´un aréopage de conseillers, de majliss choura ou d´un conseil tribal. Bref, sa légitimité ne souffrait aucune contestation: la transmission du pouvoir par hérédité faisait presque oublier que le fondateur de la dynastie dont il était le dernier rejeton, avait pris le pouvoir par la force ou, dans le meilleur des cas, avait été choisi par les plus forts. Le fait que sa famille, au fil des siècles ou des décennies, avait représenté la nation finissait par faire oublier tous les crimes, toutes les spoliations dont ses ancêtres se sont rendus coupables. Comme le monarque contrôlait tout, les légendes les plus favorables à sa dynastie couraient sur tous les modes. Mais la modernité était arrivée grâce à l´accession de la bourgeoisie au pouvoir et alors, le pouvoir monarchique bascula laissant place à un système représentatif basé sur le suffrage. Ce fut d´abord les plus riches qui votaient, puis au fil des guerres et de la mécanisation, du travail à la chaîne, le plus pauvre des citoyens avait le droit de jeter son bulletin dans l´urne. C´était cela la démocratie. Elle consacrait la légitimité du pouvoir en place sans contestation aucune. Puis sont arrivées les révolutionnaires: qu´ils soient nationalistes, marxistes ou autres, ils balayaient les régimes en place à coups d´insurrections, de putsch, de coups d´Etat, de pronunciamientos...Il proclamaient à son de trompe à tous les carrefours que leurs prédécesseurs étaient des traîtres, des pourris, des corrompus, des mauvais gestionnaires, des optimistes béats...Bref, qu´ils avaient tous les défauts du monde et que désormais, tout irait mieux dans le meilleur des mondes. Mais les meilleures déclarations ne pouvaient asseoir facilement la légitimité d´un pouvoir installé par la force.
En plus de la répression féroce sous toutes ses formes, le contrôle de tous les moyens de communication, la mainmise sur les richesses publiques, le nouveau pouvoir doit user de tous les subterfuges pour élargir son audience, il débauche les démocrates les plus sensibles au bruit de la monnaie sonnante et trébuchante, exile ou emprisonne les incorruptibles.
Cela ne semble pas suffire pour autant à travers son représentant, son porte-parole le plus charismatique, le pouvoir essaie de séduire l´opinion publique par divers artifices. Feu Boumediene était passé maître dans cet art de la récupération.
D´abord, il épouse la cause la plus sacrée des Arabes, la Palestine. Ensuite, il nationalise les entreprises des Etats censés soutenir le sionisme mondial, dans le double but de récupérer les richesses nationales et de punir les récalcitrants. Pour parachever le tout, il entreprend une vaste politique dite d´équilibre régional, il entreprend alors de longues tournées dans l´Hinterland où il est accueilli comme le sauveur. Houspillant ses ministres au passage, il fait de bruyantes déclarations, louant le passé révolutionnaire de la région, mettant en lumière ses fils les plus positifs, puis dans le geste auguste du semeur, il gratifie ladite région qui hier encore, lui était hostile, d´une «enveloppe budgétaire» conséquente sous la dénomination de «programme spécial».
Aujourd´hui, on les appelle plus modestement «rallonge budgétaire». Qu´est-ce qui empêchait le chef suprême d´inclure dans le plan, ces fameux programmes spéciaux? Tout devait être dans l´effet d´annonce.

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