Prévisions pour le 26 Septembre 2018

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Déja vu

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Je ne sais pas si vous avez été comme moi, un jour, victime de ce sentiment troublant qu´on appelle communément «impression du déjà-vu». Il paraît que c´est courant, et les psychologues l´expliquent à leur manière. Il arrive, heureusement très rarement, de vivre une séquence que vous avez eu l´occasion de vivre avant. Ces images perturbent et occupent l´esprit, un certain moment, avant de s´estomper, mais reviennent quelquefois avec le même point d´interrogation. Et c´est alors qu´on se met à rêver d´une vie antérieure comme en rêvent les poètes et les esprits fantasques. Mais cette impression-là du «déjà-vu» relève du merveilleux. Aujourd´hui, le «déjà-vu» m´est inspiré par la réalité quotidienne: je ne vous parlerai pas, évidemment, de ces séquences de «Journal télévisé» dont notre chère Unique a le secret. Chaque date commémorative était, pour les gestionnaires de l´information, l´occasion de faire passer ces mêmes séquences usées jusqu´au support, rayées, décolorées, abîmées. Que ce soit le 24 février, le 19 juin, le 5 juillet, le 20 août, le 1er novembre ou le 11 décembre, ce sont toujours les mêmes images qui reviennent, un peu de Vautier additionné de Tchanderli avec quelque soupçon de La bataille d´Alger de Ponte Corvo, plus évidemment les inévitables scènes de foule que seul le parti unique peut produire.
Le «déjà-vu» nous saisit aussi durant les visites protocolaires, les inaugurations, les installations d´institutions boudées par l´opinion publique. Je ne parle pas de ces discours imbuvables où la langue de bois se conjugue et se décline selon le mode propre à la démagogie. Le déjà-vu est encore plus pesant quand vous recevez, tous les jours en permanence, les images dramatiques, certes, mais qui perdent un peu de leur émotivité à force de répétitions: ce sont ces scènes navrantes de bombardements israéliens sur les villes palestiniennes, les foules qui fouillent les décombres pour en retirer d´éventuels survivants, les chars sionistes manoeuvrant sur des terrains chaotiques, des enfants jetant des pierres, des blessés qu´on évacue dans des ambulances...
L´Irak commence même à connaître la même usure au fur et à mesure que s´enlise, chaque jour davantage, l´armée américaine: les voitures déchiquetées, les hommes désespérés, les hôpitaux pleins à craquer, toujours des images de désolation et de barbarie.
Cependant, il y a des séquences qui font renaître l´espoir dans le coeur des hommes épris de paix: ce sont ces images rapportées d´un village d´Allemagne. Des centaines de manifestants étaient descendus dans la rue pour manifester contre l´extension de la base militaire qui est le lieu géométrique de la logistique de l´armée US pour l´Irak. Il n´y a pas que les pacifistes pour dénoncer la barbarie de l´intervention anglo-saxonne: il y a parmi eux des déserteurs et des vétérans de cette armée sans gloire.
Et ces séquences ressemblent étrangement aux séquences vues à la fin des années 60 et au début des années 70: elles concernaient le Vietnam.

arez1946@yahoo.fr

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