Prévisions pour le 22 Septembre 2018

 Adrar Min 27 °C Max 38 °C
23
 Laghouat Min 17 °C Max 28 °C
32
 Batna Min 13 °C Max 23 °C
28
 Biskra Min 18 °C Max 32 °C
34
 Tamanrasset Min 21 °C Max 30 °C
30
 Tlemcen Min 16 °C Max 27 °C
34
 Alger Min 19 °C Max 26 °C
34
 Saïda Min 16 °C Max 28 °C
30
 Annaba Min 22 °C Max 27 °C
39
 Mascara Min 15 °C Max 30 °C
34
 Ouargla Min 24 °C Max 33 °C
30
 Oran Min 20 °C Max 26 °C
32
 Illizi Min 22 °C Max 36 °C
30
 Tindouf Min 23 °C Max 36 °C
34
 Khenchela Min 13 °C Max 22 °C
12
 Mila Min 17 °C Max 26 °C
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 Ghardaïa Min 20 °C Max 30 °C
32
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Sujets d’avenir

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Pour la troisième fois, les collégiens et les lycéens sont invités à sauter un obstacle supplémentaire pour entrer de plain-pied dans la normalité, c´est-à-dire cesser pendant quelques années d´être un souci constant pour leurs géniteurs (je parle évidemment des Algériens moyens, ceux qui n´ont pas les moyens ou la chance d´avoir des parents qui ont un pied-à-terre en Europe ou un oncle d´Amérique qui travaille ici et récolte là-bas). Il est superflu de dire que le rêve d´accéder à la fac n´a plus le charme poétique d´antan quand les élèves de l´Est, de l´Ouest, du Centre et du Sud, en un mot, des trois igamies se retrouvaient rue Didouche, en face de la Brass ou à l´Ottomatic où un sympathique garçon de café jonglait son plateau chargé de tasses. C´était le moment décisif où les fils de paysans étaient confrontés aux fils de citadins...Quand l´université était le pouls de la vie politique et résonnait de slogans révolutionnaires et d´une agitation perpétuelle. Maintenant avec une université dans chaque région, il n´y a plus de dépaysement et tout est figé, normalisé...
Seulement, cette année les candidats ont été surpris qu´on leur resserve encore un auteur égyptien, ce qui fait dire aux mauvaises langues que ceux qui ont fait le sujet ont dû probablement avoir été formés par ces coopérants techniques qui ont été appelés en renfort pour formater une jeunesse qui avait la tête ailleurs. Heureusement diront d´autres que c´est un auteur moderniste qui a été choisi pour l´épreuve d´arabe: cela prouve que le ministère veut en finir avec les traditionnalistes. Mais cela n´empêche pas que certains déplorent l´absence d´auteurs algériens, ceux par exemple qui ont abandonné la langue de Molière pour celle d´El-Akkad. Mais la question essentielle reste évidemment, une fois le baccalauréat arraché et le parcours du combattant pour le choix de la filière et autres démarches bureaucratiques accomplis, l´avenir de cet étudiant qui sera ballotté de la cité vers la fac, entre bus surchargés et sandwiches douteux, l´avenir professionnel pour qui n´a pas son oncle maternel au moulin, comme disent les Kabyles pour parler du nécessaire piston pour avoir droit à une fiche de paie décente, une fois l´écueil du service national franchi ou...évité. Car, comme chacun le sait, l´Université est productrice de chômeurs, surtout dans les filières littéraires et juridiques: une fois les diplômes en poche, les heureux titulaires peuvent s´estimer privilégiés s´ils arrivent à dégoter un poste d´enseignant. On affiche complet dans toutes les structures. Quant aux fortiches en sciences, je veux parler de ceux qui ont passé sept années de nuits blanches pour survivre dans la filière d´Esculape, ils peuvent toujours rêver d´un cabinet dans la banlieue de Hassi-Bahbah ou alors tenter l´aventure de l´émigration illégale et solliciter un poste d´infirmier dans la Creuse, si jamais ce département d´outre-mer montrait des dispositions pour une immigration de qualité. La déperdition scolaire ne se produit pas seulement dans les classes du primaire et du secondaire mais surtout après la licence: il n´est pas rare de voir un ingénieur en géologie échouer comme journaliste dans un quotidien: heureusement que le talent aide à transcender ces situations. On se surprend à se dire que la SONAflène a perdu un ingénieur mais que le journalisme a gagné un excellent rédacteur. Et les exemples sont multiples: l´ingénieur agronome qui devient technicien de saisie, licencié en droit qui se fait buraliste... D´ailleurs, le commerce patenté ou informel etc., le réceptacle de ces naufragés du système. S´il y a des conseils aux futurs étudiants, quand ils n´ont pas pu choisir leurs parents, leur lieu de naissance ou simplement n´ont pas pu suivre les cours d´une université américaine, c´est avant tout de choisir très tôt la filière qui peut leur ouvrir la voie royale du pouvoir et du Club des Pins: faire très tôt de la politique, c´est facile de faire des promesses qu´on ne tiendra pas et c´est tellement vivifiant d´applaudir à l´hémicycle...Maintenant, la politique, c´est facile, c´est pas cher et ça peut rapporter gros. Il suffit d´avoir du toupet. Sinon il reste les créneaux risqués comme la pêche à la crevette dans l´Ouest algérien où elle atteint les 3000DA grâce à la proximité des chalutiers espagnols qui rentrent toujours à bon port le ventre plein. Mais ceci est une autre histoire...Les métiers d´avenir ne manquent pas sur cette terre généreuse qui offre à ses enfants le pain à bon marché et la patate à 50DA. Il suffit d´oser. Avez-vous entendu un douanier se plaindre de la cherté de la vie? Voilà un métier d´avenir si jamais cela ne marche pas en politique ou à la pêche. Les métiers de la communication ne sont pas à dédaigner.

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