Prévisions pour le 21 Septembre 2018

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32
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Calendes grecques

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Le deuxième clash qui s´est produit au sein de la classe politique algérienne, après l´indépendance, bien sûr, fut celui qui fit s´éclater l´assemblée nationale issue de l´été de la discorde à propos de la 1re Constitution algérienne. Ce texte important, fondamental comme on aime à le répéter, fut confié à une commission issue de cette auguste assemblée auréolée de la légitimité des armes ou d´une longue lutte politique obstinée. Elle ne comportait que des personnalités devenues historiques par leur rôle dans les luttes politiques de ce pays. Cependant, ce fut un texte concocté dans une officine et adopté dans une salle de cinéma (Le Majestic) qui fut proposé à l´assemblée. Cette deuxième épreuve de force après plus d´une année d´indépendance, divisa le pays en deux: les démocrates légalistes et la «famille révolutionnaire» qui allait appliquer ce texte fondamental avant de le piétiner en 1965, toujours pour des prétextes de bonne gestion et de redressement révolutionnaire. Ce bref rappel pour dire que la Constitution est un texte important dans tous les pays. C´est la loi fondamentale sur laquelle l´ensemble des citoyens sont appelés à se prononcer librement par un vote massif. C´est la raison pour laquelle le FFS, le plus vieux parti d´opposition, s´était toujours prononcé, d´une manière claire et sans ambiguïté, pour une assemblée constitutionnelle, d´abord, et pour des élections libres, ensuite. Car, faire voter une Constitution dans des conditions d´instabilité ou avec une fraude électorale massive serait d´un effet fâcheux sur la crédibilité du régime en place. Cependant, l´ambiance de guerre froide qui régnait à l´époque, permettait aux dictatures de s´épanouir pourvu qu´elles soient soutenues par l´un des deux camps. Quelle que soit la valeur d´un texte juridique, il ne vaut que par la manière par laquelle il a été adopté et par la façon par laquelle il est appliqué. C´est pour cette raison que la Constitution prévoit dans le moindre détail, le cadre légal dans lequel peuvent s´exprimer les avis des citoyens, la durée des mandats des représentants des citoyens et les délais impartis aux diverses institutions pour leur renouvellement ou leur investiture.
Le non-respect de ces délais est une entorse faite à la Constitution et induit un vide constitutionnel qui est une porte ouverte à tous les dépassements.
La première observation à faire est que chaque régime (l´expérience le montre) fait adopter la Constitution qui convient mieux à ses appétits politiques mais en retour, la révision constitutionnelle répétée par un régime qui ne se renouvelle pas, enlève toute crédibilité à ce texte, qui, en d´autres circonstances, serait le plus sacré car il émane de la volonté du peuple (vox populi, vox dei). La deuxième remarque à faire est que le report d´élections prévues sous prétexte de saison estivale, de rentrée scolaire ou de Ramadhan, ne peut que faire dresser l´oreille de l´électeur le plus assoupi sur sa purée de pomme de terre à 50DA le kg: la forte abstention aux élections législatives passées a été enregistrée en plein printemps, en dehors de toute période d´examens (sauf examen de conscience, bien sûr) et en pleine saison de fruits vermeils (cerises à 350DA et fraises à 120DA le kg). C´est pour dire que les consultations électorales en pleine période de jeûne peuvent exacerber l´ire des uns, brouiller la vue des autres. Dans ces cas le pire est à prévoir: il n´y a qu´à voir ce qui se passe en ce mois d´abnégation, de spéculation et de mauvais poil. Mais la vraie raison est que trop de consultations tue la consultation. Donc, il serait souhaitable que cet énième scrutin soit renvoyé aux calendes grecques.

arez1946@yahoo.fr

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