Alger Min 17 °CMax 27 °C
34
Oran Min 17 °CMax 27 °C
34
Constantine Min 12 °CMax 27 °C
30
Adrar Min 23 °CMax 41 °C
30
Illizi Min 23 °CMax 37 °C
34
Accueil |Chroniques | L’envers du décor |

Les législatives et le «Printemps arabe»

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Le plus grand défi à relever est de ne pas nous laisser entraîner dans le bourbier créé par l'Occident avec, malheureusement, l'aide de certains pays arabes. L'un des puissants moyens de le relever se trouve précisément être nos prochaines élections législatives.

Si on vous dit que les prochaines législatives sont très importantes sur le plan de notre politique intérieure, ce serait comme «défoncer des portes ouvertes». Mais si l'on vous dit que même sur le plan international, ce scrutin sera déterminant pour l'avenir de notre pays, là c'est différent! Commençons par les incidences de ce rendez-vous électoral sur le plan national. De la cinquantaine de partis qui participeront à ces élections, tous clament haut et fort qu'ils en seront les vainqueurs. C'est dans l'ordre des choses et donc il n'y a rien de plus normal. En réalité, beaucoup d'entre eux devront déchanter. Si la moitié des partis en lice, en comptant les indépendants, décrochent des sièges à l'APN, ce sera déjà largement positif. On sait d'avance qu'aucune formation n'obtiendra à elle seule, sauf miracle, la majorité. Donc, des alliances devront encore se former pour cela. Jusque-là, rien de bien nouveau. Mais si, par contre, la couleur politique qui formera la majorité passe «au vert», c'est-à-dire qu'elle sera composée de partis de la mouvance dite islamiste, là et forcément, il y aura un changement dans la conduite des affaires dans notre pays. Surtout que ce courant a le vent en poupe depuis ce qui est faussement appelé, le «Printemps arabe». Dans ce cas, les alliances dépasseront le Bd Zighout Youcef. Elles s'étaleront sur les espaces plus larges que sont le Maghreb et les pays arabes où les islamistes viennent d'être propulsés au-devant de la scène politique. Ce qui nous plongerait dans une bourrasque à laquelle nous avons réussi, jusque-là, à échapper. Ce n'est pas tant le caractère islamiste de ces pays qui pose problème mais plus leur émergence avec la sollicitude et dans certains cas, l'appui de l'Occident. Il ne se trouvera personne pour croire que la philanthropie, ou l'altruisme, existent en politique. Partant de cette vérité, l'Occident a ses propres calculs basés sur la déstructuration du Monde arabe. Empêtrés qu'ils sont avec la crise financière et économique, les pays occidentaux ont, en effet, besoin de temps qui se mesure en années. Ils ne tiennent pas non plus à perdre, entre-temps, leur suprématie surtout dans la région moyen- orientale où Israël, leur allié traditionnel, se sent, de plus en plus, menacé par le nouvel équilibre qui s'installe autour de lui.Les pays arabes touchés par la «grâce» islamiste mettront du temps, beaucoup de temps, pour se restructurer et pour redevenir des Etats institutionnellement viables. Conscients de ces intérêts occidentaux, les dirigeants des mouvements islamistes s'évertuent, de leur côté, à convaincre la communauté internationale de leur respect des droits de l'homme, de la démocratie et de la liberté d'expression. Chacun y va de sa ruse mais tous misent sur le temps. Il ne faut surtout pas croire que l'on s'est égaré. Que nous sommes passés des législatives de mai prochain à «l'islamisme démocratique» sans raison. Pas du tout! Le rapport direct entre ce scrutin et notre place dans ce monde en proie aux grandes turbulences, est évident. Le plus grand défi à relever est de ne pas nous laisser entraîner dans le bourbier créé par l'Occident avec, malheureusement, l'aide de certains pays arabes. L'un des puissants moyens de le relever se trouve précisément être nos prochaines élections législatives. L'occasion de confirmer notre spécificité algérienne. S'il est clair que les partis dits islamiques n'ont pas les mêmes chances en Algérie que dans d'autres pays arabes à prendre les commandes par la voie des urnes, le taux de participation aux législatives, par contre, peut consolider cette immunité contre le «printemps arabe» qui agace nos adversaires, et maintenir intacte notre marche vers la paix et la prospérité dans laquelle nous sommes engagés. Un fort taux de participation qui traduirait notre cohésion nationale et qui ruinerait à jamais l'espoir de nos ennemis de nous plonger dans le chaos. C'est là un puissant moyen qui n'entrave nullement notre liberté de choix. Peu importe que le candidat agrée ou non les électeurs. Glisser l'enveloppe, même vide, dans l'urne suffira. Un geste qui renforcera le taux de participation dont on a dit toute l'importance, plus haut. Un geste citoyen qui nous évitera de revenir à la case départ. Celle de la décennie noire. Que de défis n'avons-nous pas relevés! Nous nous sommes libérés par les armes. Nous sommes venus à bout du terrorisme, seuls contre tous. Un dernier défi nous attend le 10 mai prochain: celui de la participation. Le monde nous observe!

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha
  • Envoyer par email à un ami Envoyer par email à un ami
  • Version imprimable Version imprimable