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L'Algérie au 14 Juillet à Paris

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La France nous invite à la célébration de la prise de la Bastille. La politique, aujourd'hui plus qu'hier, n'est pas à mettre entre toutes les mains. Marine Le Pen et Abderrazak Makri sont sur la même «fréquence». Faut-il les suivre?...

L'exercice de la politique devient de plus en plus difficile. Les règles ont changé. Elles ne sont plus celles du XXe siècle. L'information en temps réel et l'image à l'ère des TIC ont complètement changé la donne. La fin de la Guerre froide et la chute du mur de Berlin ont, de leurs côtés, rebattu les cartes. D'autres paramètres régissent maintenant les relations internationales projetées dans un concept de mondialisation où il n'y a pas de place pour les faibles. Les notions de droite et de gauche aussi ont disparu. Le danger est permanent et n'épargne aucun pays. Pas même ceux qui sont considérés comme des puissances mondiales. L'exercice est devenu tellement difficile que de grands pays commettent de graves erreurs de jugements dont ils font ensuite les frais. Prenons le cas de l'Europe dans la crise syrienne. Dès le début elle s'était placée contre le régime en place et a aidé les rebelles qui le combattaient. Aujourd'hui, cette même Europe ne sait plus comment se sortir du guêpier de ses propres Djihadistes qui reviennent de Syrie. En plus simple, elle a «nourri» ceux qui, aujourd'hui, la menacent. Pourtant, ce n'était pas la première erreur puisqu'il y avait auparavant le cas de la Libye avec son fameux «couloir d'exclusion aérienne», ses bombardements et l'assassinat de son leader. Une situation que l'Europe n'a pas fini de payer avec les «débarquements» de Lampedusa. L'arsenal à ciel ouvert dont disposent les terroristes en Libye, leur éparpillement dans le Sahel avec l'objectif d'en faire une base et frapper ensuite le Vieux Continent, tout ceci ne figurait pas dans l'esprit des décideurs européens. Dans sa nouvelle version, la politique n'est plus définie en fonction de la région, du continent ou des affinités. Elle s'exerce dans un système de globalisation où tout s'imbrique. A l'échelle planétaire. Peu de dirigeants ont prouvé leurs aptitudes à ces nouvelles règles en politique. Parmi ceux qui sont «au parfum», on peut citer le président américain Obama qui a démontré sa capacité d'adaptation en refusant les théâtres d'opérations militaires. Il y a également le président russe, Vladimir Poutine, qui a réussi à rendre à son pays la force qu'il avait avant la perestroïka. Il y a le président français, Hollande, qui, contrairement aux apparences, maîtrise totalement ses dérapages contrôlés. Il y a également le président Bouteflika qui a réussi à dresser un véritable pare-feu pour protèger l'Algérie de tous les incendies qui l'entourent. Ces hommes d'Etat sont doublés de chefs de guerre, de visionnaires et d'hommes doués d'une intelligence bien au-dessus de la moyenne. Ceci en plus du basique enseignement de la science politique. Notre but est d'éclairer le peuple sur les exigences à avoir lorsqu'il est appelé à choisir son dirigeant. Le but aussi est d'engager les préliminaires nécessaires pour aborder un sujet aussi sensible que celui des relations algéro-françaises et plus précisément l'invitation française à participer à la cérémonie du 14 juillet qui se déroulera à Paris. On a vu que Marine Le Pen du Front national (français) et Abderrezak Makri du MSP (algérien) ont la même position. Ou plutôt le même refus de voir l'emblème national algérien flotter sur les Champs Elysées. Tous deux n'arrivent pas à asseoir leur formation sur une base militante forte et durable. Leur électorat fluctue en fonction du contexte socio-économique que vit leurs pays respectifs. Le MSP des années 1990 n'est plus celui de 2014. Le Front national français engrange des voix quand la France va mal et que les autres partis s'écroulent. Il suffira d'un apaisement social et économique en France pour voir le FN retourner en «division inférieure». Comme c'est le cas présentement du MSP chez nous. On vous le disait au début, l'exercice de la politique devient de plus en plus difficile. Revenons à l'invitation française qui nous a été adressée pour participer, à Paris, aux cérémonies du 14 Juillet. Chassons les considérations d'ordre émotionnel car on ne dirige pas un peuple avec des sentiments mais avec la lucidité et l'expertise nécessaires pour prendre la décision (sinon le monde entier serait encore fâché avec l'Allemagne). Le 14 Juillet sera un moment historique avec cette première foulée du sol français par des militaires algériens (à rappeler que la France coloniale n'a eu en face d'elle, un siècle et demi durant, qu'un peuple sans armes. L'ALN n'est apparue que les 8 dernières années). Sincèrement, nous sommes tellement fiers, en 2014, de notre armée qu'on voudrait la montrer au monde entier. Le 14 Juillet sera une bonne occasion. Pourquoi se priver d'une telle tribune internationale et y voir flotter notre emblème national? 84 pays participent aux cérémonies. Même sur le plan mémoriel, il faudra rappeler, à tous ceux qui de bonne foi l'auraient oublié, d'abord que le 14 Juillet est antérieur à la colonisation et qu'ensuite, les électeurs français ont voté, le 8 janvier 1961, à 74,99% pour l'indépendance de l'Algérie. Que le 8 avril 1962 ils ont confirmé ce choix à 90,81%. C'est cette majorité de Français que nous respectons. Quant à la minorité, très agitée certes, des nostalgiques, nous leur souhaitons un prompt rétablissement. Ceci dit, la décision algérienne relève du président de la République. Il a si bien géré nos intérêts que nous lui avons donné un nouveau mandat le 17 avril dernier. Alors laissons-le travailler!

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