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L'Aïd et le deuil à Ghaza

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Une population qui court dans tous les sens pour échapper aux bombes qui tombent du ciel. Des femmes, des vieux, des enfants, l'air hagard, les yeux suppliants tendent les mains... Pour une prière? Pour une aide? Quels habits neufs et où trouver l'esprit joyeux, pour la fête, devant ces images insoutenables? Devant ces milliers de petits Palestiniens affamés, blessés, tués, torturés,...?

Difficile de regarder ailleurs. Quand un peuple se fait décimer. Quand des civils sont massacrés sans pitié. Quand des enfants ne sont pas épargnés. Quand un Etat déverse toute sa puissance de feu sur une population sans défense, impossible de regarder ailleurs.
De ce Ramadhan de l'an 1435 de l'hégire correspondant à 2014, l'histoire retiendra la cruauté et la haine que vouent les dirigeants israéliens au genre humain, en général et aux Arabes, en particulier. Hier, le nombre de Palestiniens morts sous les bombes israéliennes s'élevait à près de 600 morts, 4000 blessés et 100.000 réfugiés dans les sites des Nations unies à Ghaza. Le massacre continue au moment où nous écrivons ces lignes. Difficile de regarder ailleurs.
Difficile de rester insensibles aux atrocités commises par des militaires suréquipés contre des femmes, des enfants et des vieillards. Durant tout ce mois sacré, les affreuses images de pleurs, de sang et de douleur nous ont poursuivi partout et tout le temps. Des scènes qui ont fait remonter à la surface quelques-uns de nos mauvais souvenirs.
De nos Ramadhan des années 1990 que le terrorisme avait juré de transformer en enfer. Chaque année, à l'approche du mois sacré, ce n'était qu'appréhensions et inquiétudes. Mais l'enfer des Palestiniens de Ghaza est incomparable. Le monde entier assiste immobile au massacre massif de tout un peuple. Le monde entier assiste sourd aux appels au secours de ces civils errants dans les rues dévastées par les bombes. Le monde entier assiste, sans broncher, à la folie sanguinaire de l'Etat d'Israël.
Aujourd'hui c'est Ghaza. C'est la Palestine et les Palestiniens qui sont la cible. Et demain? Le Liban? La Jordanie? La Syrie? Ou tous ces pays à la fois? Et d'autres aussi. Chacun sait que le conflit israélo-palestinien empêche le monde entier de vivre en paix. Les uns accuseront le complexe militaro-industriel. Les autres, l'objectif de guerre permanente qui permet à Israël de s'étendre davantage et chasser les Palestiniens de leurs terres.
Toutes leurs terres. Le tout est lié et fait partie, non pas d'un complot, mais d'une programmation diabolique. Les dirigeants israéliens ont prouvé plusieurs fois qu'ils ne voulaient pas de la paix. Le seul qui avait tenté de conduire son peuple vers cette voie y laissa la vie. C'était le Premier ministre Yitzhak Rabbin qui fut assassiné le 4 novembre 1995 à Tel-Aviv après un discours au cours d'une manifestation pour la paix. Depuis les accords de camp David en 1978, tous les présidents américains qui se sont succédé ont échoué à faire entendre raison aux dirigeants israéliens et les amener à faire la paix avec l'Etat palestinien. Israël a utilisé tous les prétextes pour faire avorter toutes les initiatives. Le dernier en date aura été la réconciliation entre les Palestiniens et la formation d'un gouvernement d'union nationale.
Netanyahu préfère les Arabes seulement lorsqu'ils sont divisés. Pour se convaincre de la diabolique programmation et qu'aucune paix ne sera engagée de plein gré par Israël, il suffit de regarder la carte d'Israël depuis sa création en 1948 et voir comment et à la faveur de quoi sa superficie s'est élargie. Pour ne plus s'attendre à une quelconque restitution de terres à l'amiable.
Pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus, nous ajouterons le fameux point des négociations sur le «retour des réfugiés palestiniens» dont ne veut absolument pas entendre parler Israël qui fait de la démographie un paramètre stratégique. A tel point que le génocide actuellement en cours à Ghaza découle, pour partie, de ce souci. D'ailleurs, même les Arabes israéliens sont dans la ligne de mire du gouvernement qui oeuvre à l'établissement d'un «Etat juif». Sans la contrainte, Israël ne fera jamais la paix avec personne. Son hégémonie ne s'arrêtera pas aux seuls biens et territoires palestiniens.
Les grands dirigeants de ce monde le savent. Le pape aussi. En attendant, les yeux se ferment et les oreilles se bouchent devant le massacre à ciel ouvert qui se poursuit à Ghaza. En attendant et faute de pouvoir secourir les habitants de Ghaza, un être humain normalement constitué ne peut pas avoir l'air à la fête devant un tel drame.
Devant toute une population qui fuit les bombardements dans des rues dévastées. L'air hagard, les yeux suppliants et les mains tendues cherchant de l'aide. Quel Aïd El Fitr les musulmans peuvent-ils fêter devant ces images insoutenables?
Pouvons-nous faire défiler nos enfants en habits neufs et l'esprit joyeux devant les petits Palestiniens affamés, blessés, tués, torturés,...? A chacun d'y répondre selon sa conscience!

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