Prévisions pour le 21 Septembre 2018

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Menaces sur nos ressources en eau

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Notre pays, semi-aride, possède aujourd'hui et grâce à de gigantesques efforts, une disponibilité d'eau très appréciable. Le retour du robinet sec n'est cependant pas écarté. Le gouvernement entrevoit une «culture de l'eau». Il est urgent d'agir vite et avec force. Comment?...

Excellente initiative! Les spots télévisés qui passent ces derniers jours à la télé sont à saluer. «Sans eau nous sommes perdus» est le message que diffuse le ministère des Ressources en eau. Le moment est propice. Les grandes chaleurs de l'été incitent à une plus grande consommation d'eau. Souvent et malheureusement, jusqu'au gaspillage. Déjà qu'en «temps normal» le consommateur algérien n'est pas «chiche» avec le robinet.
Par normal, il faut entendre les quatre saisons. Même si cela ne «se voit pas» sur l'hygiène en général. Il s'agit d'une relation avec l'eau qui est propre à certains de nos concitoyens. En dialectal on dit «tchelbkhou». Ce qui veut dire s'ébrouer, éclabousser. Pour utiliser un litre on en déverse cinq. Pour un pays semi-aride, cette manière d'utiliser l'eau est inadmissible même si ses causes peuvent être cernées. On peut remonter, pour les chercher, jusqu'au temps des fontaines publiques. Nous n'en sommes plus là. L'ambitieux programme de la «bataille de l'eau», commencé au début des années 2000 a porté ses «fruits». La majorité des foyers algériens bénéficie de l'eau courante.
A la cuisine, dans la salle de bains, au jardin, etc. Pour la majorité de cette majorité, l'eau coule H24. Ce qui était impensable dans les années 1970, 1980 et 1990. L'époque de la course éperdue, dans les villes, à la recherche de points d'eau publics. L'époque des bidons entassés dans la maison, des citernes sur les balcons, des surpresseurs au bas des immeubles et des robinets qui ne donnent des signes de «vie» qu'au milieu de la nuit. L'époque de la chanson à grand succès «Dja El Ma!». Tout ceci est derrière nous. Les nombreux barrages construits, les usines de dessalement de l'eau de mer, les stations d'épuration, les transferts, notamment celui de la nappe albienne vers l'extrême Sud, sont autant de grandioses réalisations inédites depuis l'indépendance, etc.
Des réalisations qui permettent également une reconstitution maximale des nappes souterraines. Notre pays possède donc et grâce à tous ses efforts, une disponibilité d'eau très appréciable. Une disponibilité qui, ajoutée dans le même temps à cet autre programme gigantesque de réalisations de logements a abouti au confort et au bien-être de l'Algérien comme il ne les avait jamais vécus. Voilà pour le côté face. Pour le côté pile, chacun sait que l'eau est une ressource renouvelable qui comporte cependant des aléas propres aux pays semi-arides. Le taux de pluviométrie fluctuant. La durée de vie des installations de dessalement et de traitements des eaux, propre à toute structure mécanique. Que ce soit pour la maintenance ou le renouvellement des équipements, il est certain que cela dépend des capacités financières du pays. Aujourd'hui elles sont bonnes, Dieu merci! Demain est un autre jour! Pour permettre aux consciences de rester éveillées, il suffit d'imaginer une ou deux années de sécheresse, ce qui n'est pas extraordinaire, au moment où nos ressources financières (tant qu'elles ne sont tirées que des hydrocarbures) s'amenuisent pour revivre le cauchemar des années de «vaches maigres». Bidons, citernes, surpresseurs et toute la misère qui va avec.
On ne répétera jamais assez, nous avons certes gagné des batailles de l'eau, mais nous ne gagnerons jamais la guerre. En matière de ressources en eau, il n'y aura jamais d'acquis pour l'éternité. Nous ne sommes pas un pays d'Europe du Nord où il ne cesse jamais de pleuvoir. Ce qui ne veut pas dire que notre problème n'a pas de solution. Le ministère des Ressources en eau y a mis le doigt. Il a inscrit dans ses missions «la culture de l'eau». Un site y a été dédié. Il reste juste à parfaire son programme d'application. Les spots télévisés évoqués plus haut sont une bonne chose, mais restent insuffisants. Comme toute «culture», celle de l'eau doit être enseignée à l'école dès la prime enfance. Dès le premier palier. Pour le bien-être des générations futures. La lutte contre le gaspillage et l'utilisation civilisée de l'eau dans un pays de stress hydrique concerne aussi les adultes dans l'immédiat. Parmi les grands moyens à développer, le ministère pourrait utiliser les factures pour développer cette «culture».
Il devrait mieux réglementer l'ouverture des stations de lavage de voitures. A défaut d'augmenter le prix de l'eau, pourquoi ne pas étudier l'instauration d'un tarif progressif. Plus la consommation de l'abonné est importante, plus le tarif augmente. Le portefeuille est toujours dissuasif. L'enjeu est capital. «Sans eau nous sommes perdus» en effet. Pour que cette lutte pour la survie soit optimisée, il est indispensable de commencer par éduquer les «éducateurs». Tous ceux et celles qui sont en charge, de près ou de loin, des ressources en eau.
Des élus locaux jusqu'aux cadres supérieurs en passant par les imams et les corps de sécurité. Les uns pour la diffusion du message, les autres pour le contrôle de sa bonne application. Quitte à les obliger réglementairement. L'eau c'est la vie et personne n'a le droit d'y attenter. Le robinet qui coule aujourd'hui en continu a tendance à produire l'effet «somnifère». Il faut se réveiller!

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