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Sécurité mise à mal aux USA et en France

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Un Américain a réussi à pénétrer à l'intérieur de la Maison-Blanche au nez et à la barbe des services de sécurité. En France, des «djihadistes» qui étaient attendus à Paris atterrissent à Marseille. L'un dans l'autre, ces faits par leur gravité, posent de sérieuses questions!...

Les faits sont réels. Rassemblés, ils constituent une meilleure lecture qu'un bon polar pour le long week-end de l'Aïd. Les services de sécurité américains et français ont été mis à mal cette semaine.
Commençons par les Etats-Unis. Vendredi dernier, un homme a réussi à pénétrer à l'intérieur de la Maison-Blanche et n'a été arrêté qu'une fois avoir atteint la salle des fêtes du bâtiment présidentiel. Il avait un couteau sur lui. Le président Obama et sa famille avaient, heureusement, quitté les lieux peu avant. L'affaire a, tout de même, fait grand bruit aux Etats-Unis et la Responsable du service de sécurité de la Maison-Blanche, Julia Pierson, a été entendue, à ce sujet, par un comité de la Chambre des Représentants. «Vous protégez le président le plus menacé de l'histoire de notre nation» lui lança en guise de reproche un député.
Pierson a reconnu que «ce qui s'est passé est inacceptable» et a promis que «cela ne se reproduira jamais». Elle a reconnu également que «le plan de sécurité n'a pas été exécuté correctement». C'est le moins qu'on puisse dire. Au cours de cette audition, nous avons appris que l'homme avait bousculé et même frappé plusieurs agents avant de s'introduire dans la Maison-Blanche. Ce qui est carrément ahurissant. On a appris également que ce n'était pas la première fois que la sécurité de la Maison-Blanche était mise à mal. En 2011, un individu avait tiré plusieurs coups de feu en direction du bâtiment présidentiel. C'est dire qu'au pays le plus puissant du monde, des failles sont possibles dans la sécurité rapprochée du premier responsable des Américains.
Des failles qui sonnent comme des signaux qui nécessitent d'être décodés. Car il est extraordinaire qu'après l'immense attentat du 11 septembre 2001 où plusieurs cibles autres que les tours jumelles de New York ont été visées, les services de sécurité puissent être encore exposés à ce type de ratés. Les faits sont là et prouvent que cela reste possible. Surtout que les Américains avaient déjà été secoués par le passé avec l'assassinat du président Kennedy suivi de son frère Bob alors qu'il était candidat à la présidence. Dans les deux cas, le dispositif des services de sécurité avait pu être pris à défaut.
Visiblement, le problème persiste. Toujours cette semaine, mais en France cette fois, les services de sécurité ont été mis devant une situation incroyable. Informés par les services de sécurité turcs de l'arrestation et de l'extradition de trois «djihadistes» français, leurs collègues de Paris avaient mis en place un dispositif «d'accueil» à l'aéroport de Roissy. L'avion en provenance d'Istanbul est bien arrivé mais sans les «djihadjistes». Quelque temps plus tard, ils apprennent que les trois hommes ont débarqué à l'aéroport de Marseille. Qu'ils ont passé les formalités de police sans être inquiétés et sont sortis tranquillement de l'aéroport libres comme le vent. Il s'est avéré que le système informatique de contrôle des passeports était tombé en panne au moment de leur arrivée.
Les trois «djihadistes» ont fini par se rendre eux-mêmes à la première brigade de gendarmerie qu'ils ont, tenez-vous bien, trouvée fermée. Pour faire court, ils ont fini par trouver le moyen de se faire arrêter. Devant l'énormité d'un tel dysfonctionnement, le ministre français n'a pas hésité à prendre aussitôt l'avion pour s'en aller voir son homologue turc. Comprendre par là qu'il accuse les Turcs du coup fourré. Ceux-ci n'auraient pas informé leurs collègues français du changement d'embarquement des trois «djihadistes» dans l'avion en partance pour Marseille au lieu de celui qui devait rejoindre Paris.
Ces faits sont intervenus au beau milieu de l'agitation autour de l'enlèvement suivi de l'assassinat de l'otage français, Hervé Gourdel, par des terroristes dans le Djurdjura. Une concomitance à ne pas négliger d'autant que les trois «djihadistes» en question ne sont autres que des proches du terroriste, Mohamed Merah, et que les médias français se sont toujours fait un point d'honneur de préciser sans cesse sa binationalité franco-algérienne. On laisse le soin à chacun d'établir la relation de ces deux affaires avec leur portée sur l'image de notre pays. Quant aux failles que les services de sécurité français traînent depuis un certain temps, il faut avoir lu le livre des trois journalistes, Recasens, Hassoux et Labbé publié en janvier 2012. Ils l'ont intitulé L'espion du président et en exergue ajoutée sur la couverture: «Au coeur de la police politique de Sarkozy». Trop long a commenter.
Cependant, un chapitre intitulé «Tous les coups sont permis», résume bien les dysfonctionnements des services français que le nouveau locataire de l'Elysée s'efforce de corriger. Ceci dit, aux Etats-Unis comme en France, «le ver est dans le fruit» des services de sécurité des deux pays. Une réalité qui dépasse la fiction. Bonne fête à toutes et à tous!

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