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Le taxi nommé désir

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Des chauffeurs de taxi protestent cette semaine à Alger. Pas les clients. Jamais les clients. Pourtant, on ne peut pas dire qu'ils sont gâtés par ce type de prestation. Même si cela fait partie du bien-être des citoyens voulu par le gouvernement. Alors pourquoi? Eléments de réponse...

Où est la difficulté? Par quelle malédiction l'organisation des taxis ne serait pas possible dans notre pays? Pourquoi l'Algérien n'a pas ce droit de disposer d'un taxi quand il veut, comme il veut et où il veut? Cela fait pourtant partie des simplifications de la vie quotidienne des citoyens qui bat son plein uniquement dans l'administration et dont il n'est pas question de s'en plaindre ici. Au contraire, le but est d'étendre les conditions de bien-être des algériens. Voyager en taxi n'est pas le moyen idéal actuellement. Pour plusieurs raisons. La principale étant la «nonchalance» des autorités en charge de ce service public. Il n'y a pas que les usagers qui sont ainsi «sanctionnés», des échos faisant état de protestations des chauffeurs de taxi eux-mêmes sont perceptibles. C'est rare de trouver un prestataire et son client unis dans la protestation. Et pourtant, c'est le tour de force que réussit le ministère des Transports en laissant ce corps de métier en «déshérence». Le fait même qu'une famille avec femme, enfants et bagages ne pense pas d'emblée à appeler un taxi pour se déplacer est symptomatique. C'est la voiture du parent, du voisin, voire du «clandestin» du quartier qui vient à l'esprit au moment, à la veille d'un voyage. Théoriquement, sur le papier, il y a plusieurs types de taxi. Les taxis «compteurs», les taxis «collectifs», les sociétés de taxis, les urbains, les «inter-wilayas», les «radio-taxis», etc. Sur le terrain, c'est l'incurie la plus totale. Lorsque les Algériens voient, via la parabole, la facilité et le confort qu'offrent les taxis à travers le monde, ils ne peuvent que méditer sur leur «exclusion» d'un service identique dans leur pays. Voir sur le petit écran des chauffeurs en tenue impeccable, aimables et qui descendent ouvrir la portière à leurs clients, ou se charger de placer leurs bagages dans le coffre leur paraît être de la fiction. Enfin presque, car ils voyagent à l'étranger et ont toute latitude de se rendre compte que c'est bien une réalité partout ailleurs. De retour au pays, ils ont toutefois cette «image» qui les accueille à l'aéroport. Avec des nuances. Une station de taxis, certes, mais avec des prix faussement «négociables» puisqu'ils n'ont pas vraiment le choix, ni le moyen d'éviter les excès du chauffeur. On peut y ajouter les stations de taxis inter-wilayas qu'il faut cependant rejoindre avec...un autre taxi. Ces stations se trouvent généralement hors de la ville. A part ces lieux, le taxi devient encore plus problématique dans la vie courante. Et cela dure depuis des décennies. Quelle est cette difficulté «insurmontable» qui n'autorise pas les autorités à trouver les bonnes solutions au problème? On voit le ministre, heureux d'inaugurer le train électrique, le métro, les tramways qui poussent à travers le pays, les télécabines, on le voit inaugurer le nouveau type de transport urbain maritime, on l'entend annoncer le futur aéroport avec ses 16 millions de voyageurs/an, on l'entend même annoncer des réductions de prix impossibles sur les avions, mais jamais au grand jamais, il n'aborde le sujet des taxis. Les «taxieurs» non plus il faut le dire. Tant que l'incurie leur est profitable, ils se taisent. Le contraire serait anormal. Ils ne réagissent que dans certains cas. Comme cette fois à propos des licences accordées aux moudjahidine et qu'ils qualifient de «monopole». Le client lui n'a jamais pensé prendre la parole. Peut-être par défaitisme. Peut-être aussi par la multitude d'autres moyens de transports en commun publics qui s'offrent à lui, même s'ils ne sont pas tout à fait des moyens de proximité. Certains d'ailleurs voient dans l'utilisation des taxis un luxe dont il ne faut pas faire «tout un plat». Ce qui est naturellement une fausse idée. Alors où se situe le problème qui nous empêche d'avoir des taxis de qualité? Pour tous les moyens modernes et ultramodernes (avions, chemins de fer, télécabines, métro, bateaux mouches, tramways, etc.), le gouvernement dans son infinie générosité n'a qu'un geste à faire: sortir le chéquier. Les firmes étrangères font le reste. Pour les taxis, c'est différent. Aucun problème de financement. Ce sont les chauffeurs qui «casquent» pour avoir le véhicule. Ensuite ils se perdent dans la nature et font la loi. Si le gouvernement a le chéquier facile, il manque cruellement de méthodes d'organisation et de gestion. Les taxis n'ont besoin que de cela. Déterminer le nombre de taxis dans une ville en fonction de sa densité humaine, tracer des itinéraires, identifier le lieu des stations, élaborer un cahier des charges des droits et des obligations, mettre en place les moyens de suivi et de contrôle, prévoir les recours ainsi que les sanctions, les faire respecter, bref tout ce qui ne s'achète pas. De plus et sauf à mettre notre souveraineté en jeu, il est inadmissible de donner la gestion des taxis à des partenaires étrangers comme cela est le cas pour la distribution de l'eau, de la gestion du métro et autres. Ce qui diffère est le rayon d'action des taxis qui cou-vrent l'ensemble du territoire national.
Demander au gouvernement de dégager une organisation qui nécessite l'implication permanente de plusieurs secteurs, de l'APC au ministère des Transports en passant par la police et la gendarmerie et d'autres encore, relève d'une gageure de «trouble-fête». Plus simplement, c'est l'effort permanent qui manque le plus!

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