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Recettes pour faire fortune en Algérie

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Jamais, à aucune époque de notre histoire, la facilité et les opportunités pour faire fortune, ne s'étaient présentées aux Algériens comme aujourd'hui. Le problème est qu'il n'y a que les parasites de l'informel qui ont sauté sur l'occasion. Pourquoi? Essayons de voir...

Comme une belle image de foot. Celle d'un excellent joueur qui amortit avec son torse, tout en douceur, un ballon qui arrive à toute vitesse sur lui. Le joueur laisse glisser à ses pieds le ballon ainsi récupéré et reprend, en toute maîtrise, le jeu. C'est la même image que donne notre économie, actuellement, après l'effondrement du prix du pétrole. Ce qui veut dire que le choc pétrolier ne nous a pas marqué de «but». Pour être plus précis, il faut dire qu'il ne nous a pas marqué de but cette fois. Pour un temps. Et si l'on veut neutraliser cet «adversaire» il faut éviter de le laisser reprendre la balle. Comment? Le ballon est ici représenté par notre dépendance aux hydrocarbures. Il suffit d'en sortir. De substituer nos recettes exclusivement tirées du pétrole par nos multiples autres ressources qui «dorment». C'est plutôt nous qui dormons, mais passons. Nous sommes un peuple composé majoritairement par des jeunes. Ce qui est pour nous, une formidable énergie en force de travail, que nous envient beaucoup de pays, même parmi les plus développés. Nous avons un grand, un magnifique et très riche pays. Ses richesses naturelles sont partout. Au sol, en sous-sol, au ciel et dans la mer. Dans les quatre points cardinaux. Au Sud avec l'énergie solaire et les hydrocarbures, au Nord avec la terre et la mer nourricières. Le tout d'Est en Ouest. Sans compter les réserves en minerais. Du fer. Des phosphates. De l'or. Etc. Certaines de ces réserves sont à ciel ouvert. Pour d'autres il suffit juste de «gratter» un peu. A toutes ses richesses qui nous sont propres, s'ajoute le tourisme qui fait de la région méditerranéenne, dont nous faisons partie, une destination de rêve, unique au monde. Nos voisins en font leur première richesse. Quand on fait le tour, on découvre que nous avons mieux que le pétrole. Que d'autres richesses s'offrent à nous et auxquelles nous tournons le dos. Pourquoi? Par quelle malédiction? Nous sommes doublement coupables. Non seulement nous nous désintéressons de tous ces trésors, mais en plus, nous préférons aller acheter les mêmes produits à l'étranger. Nous sommes dans la même situation que des enfants prodigues qui dilapident un riche héritage et hypothèquent leur devenir. Soyons adultes. Soyons responsables. Faire fortune en Algérie aujourd'hui est à la portée de tous les Algériens et Algériennes. Jamais, à aucun moment de notre histoire, de telles opportunités ne se sont offertes. Crédits bonifiés, allègements fiscaux, assiettes foncières concédées, une forte demande intérieure de consommation, un marché extérieur impossible à saturer, etc. Toutes les conditions sont réunies aujourd'hui pour qu'un jeune puisse s'enrichir tout en aidant son pays et ses concitoyens à se reconstruire. Ce qui n'était pas le cas depuis des siècles. A la colonisation, qui nous interdisait de posséder la moindre parcelle de notre territoire, mieux elle s'est acharnée à nous déposséder de ce que nous avions avant l'invasion, avait succédé, après l'indépendance, le régime socialiste. Même le petit commerçant était vu à l'époque comme un exploiteur «des masses laborieuses». On a assisté à des nationalisations de boulangeries, de salons de coiffure et d'épiceries. Cette aberration n'a commencé à disparaître qu'avec la cession des biens de l'Etat, au milieu des années 1980. Ce qui, dans l'histoire d'une nation, est très récent. Le vrai déverrouillage n'est intervenu qu'au début des années 1990 avec l'ouverture économique. Les quelques grands et moins grands de nos capitaines d'industrie, que nous voyons évoluer aujourd'hui, ont tous démarré leurs activités à cette époque. Un quart de siècle pour les premiers d'entre eux. Un temps qui ne suffit pas à créer et à ancrer des traditions d'entrepreneuriat. Voilà un autre déficit auquel nous devons faire face. Comment instaurer, au plus vite, une culture de l'entreprise? Il faut agir, en parallèle, sur plusieurs leviers. Sur l'appareil administratif en le débarrassant de la bureaucratie. Sur de nouvelles structures, à mettre en place, chargées de l'orientation, de l'accompagnement et du conseil aux candidats à «l'aventure économique». Par un allégement encore plus audacieux sur les charges fiscales. Au moins en priorisant les activités et les régions. De toutes manières, il n'y aura jamais de manque à gagner pour l'Etat. Ce qu'il pourrait ne pas engranger en fiscalité sera compensé par la création d'emplois, la réduction des importations et le développement du tissu industriel. Il faut agir également sur le plan culturel et pédagogique. Tout un travail à confier à nos artistes pour mettre en valeur les «perles» (au sens propre) de la sueur, de l'imagination, de l'innovation et de l'effort dans le travail. A contrario, tourner en dérision toutes les formes parasitaires et rentières qui sclérosent et les initiatives et l'économie nationale. Avec au final la mise en exergue de toutes les réussites personnelles qui serviront d'autant de repères et de références aux plus hésitants. Ce ne sont là que quelques pistes pour une modeste contribution à «marquer des buts» pendant qu'il est encore temps. Le temps que nous donnent nos réserves financières. Grâce auxquelles nous avons bien amorti le choc pétrolier!

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