Prévisions pour le 19 Septembre 2018

 Adrar Min 26 °C Max 37 °C
30
 Laghouat Min 19 °C Max 28 °C
30
 Batna Min 16 °C Max 29 °C
47
 Biskra Min 22 °C Max 35 °C
30
 Tamanrasset Min 21 °C Max 31 °C
30
 Tlemcen Min 20 °C Max 26 °C
39
 Alger Min 21 °C Max 27 °C
30
 Saïda Min 18 °C Max 26 °C
11
 Annaba Min 22 °C Max 29 °C
12
 Mascara Min 19 °C Max 28 °C
39
 Ouargla Min 25 °C Max 35 °C
34
 Oran Min 22 °C Max 25 °C
30
 Illizi Min 23 °C Max 34 °C
30
 Tindouf Min 21 °C Max 35 °C
34
 Khenchela Min 16 °C Max 28 °C
47
 Mila Min 18 °C Max 27 °C
47
 Ghardaïa Min 22 °C Max 32 °C
30
Accueil |Chroniques | L’envers du décor |

Découverte de l'origine de la violence

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Un peu partout dans le monde, y compris chez nous, la violence, sous toutes ses formes, se répand. Des chercheurs et des spécialistes de renom se sont penchés sur ce fléau. Ils ont fait d'importantes découvertes. Les enjeux financiers et politiques et déstabilisateurs sont ahurissants...

Le doute n'est plus permis! Le phénomène de la violence est indivisible. Ceux qui se perdent dans le découpage par tranche (violence dans les stades, à l'école, violence routière, violences contre les femmes, etc.) sont à coté de la plaque. Il y a ceux qui, par ignorance, saucissonnent de bonne foi le fléau. Et il y a les autres qui savent mais ne disent rien. Nos efforts tendent à éclairer les premiers qui s'égarent dans des considérations approximatives. Mardi dernier, dans la soirée, la télévision publique française France5 a diffusé un documentaire très instructif sur cette question de la violence. Le documentaire au titre évocateur de «morts sur ordonnance» (sa rediffusion est prévue par cette chaîne le 23 janvier prochain) est une enquête sur les antidépresseurs, anxiolytiques, somnifères et autres tranquillisants qui sont à l'origine de vagues de suicides et de violences graves. Tous ces médicaments sont classés sous le terme générique de psychotropes. Dans plusieurs affaires d'actes suicidaires, de crimes et d'accidents de la route, les traces de psychotropes, chez leurs auteurs, ont été retrouvées après analyses. Beaucoup de chercheurs et de spécialistes, notamment des psychiatres, ne cessent de dénoncer le passage à l'acte vers la violence dû aux psychotropes. Il faut préciser que ce sont des médicaments prescrits dans les cas de dépression, d'anxiété et de mal-être. D'ailleurs, sur la notice du médicament, il est fait obligation aux laboratoires de mentionner les effets secondaires de ces médicaments. Citons quelques cas célèbres de ces méfaits. Le 2 avril 2014, à la base militaire de Fort Hood aux Etats-Unis, un soldat, Ivan Lopez, âgé de 34 ans, a ouvert le feu tuant trois militaires et en blessant 16 autres. Acte inexplicable qui, après enquête, s'est révélé avoir été commis sous l'emprise de psychotropes. Les tueries en milieux scolaires aux Etats-Unis et dans plusieurs pays occidentaux se sont avérées avoir été commises sous l'emprise des psychotropes. Pour simplifier l'explication donnée par les experts, disons que les psychotropes enlèvent tout jugement et sens moral à la personne et la poussent à passer à l'acte tragique. C'est ce qui est classé dans les «effets indésirables» de ces médicaments qui du reste ont leur place dans le traitement de certains troubles en psychiatrie. Sauf qu'ils doivent être administrés sous étroite surveillance et en milieu hospitalier. Par contre et c'est là où nous voulions en venir, lorsque ces psychotropes sont vendus au marché noir, l'intention des trafiquants est claire. Répandre la violence dans une société ciblée. Or et selon les chiffres publiés par notre Office de lutte contre la drogue et la toxicomanie plus d'un million de comprimés de substances psychotropes ont été saisis par la gendarmerie, la Dgsn et les Douanes au cours des 11 premiers mois de cette année. C'est ce qui a été saisi. Les quantités qui ont été écoulées ne figurent pas dans ces statistiques. Sans parler des tonnes de cannabis, plus d'une tonne de cocaïne, 300 kg d'héroïne et même de l'opium qui ont été également saisis durant la même période. Le mélange de ces drogues avec les psychotropes peut transformer le consommateur en véritable zombie. De nombreux spécialistes considèrent que c'est ainsi que le terrorisme «fabrique» les kamikazes qui se font exploser au milieu des foules. Pour notre part, ce n'est pas la première fois que nous attirons l'attention sur cette relation de certains médicaments avec le phénomène de la violence qui se répand. Nous l'avons fait à plusieurs reprises et notamment après avoir découvert l'acte suicidaire et de violence pouvant être provoqué par un médicament, vendu en officine et censé arrêter l'addiction au tabac (voir l'éditorial dans notre édition du 4 août 2010). Découvrir le problème est une avancée en soi. Cela permet d'aller plus facilement vers la solution. Sachant que les trafiquants de psychotropes et même des drogues (qu'elles soient douces ou dures) veulent porter atteinte à l'intégrité de notre société, l'Etat algérien ne doit pas avoir la main légère dans la lutte qui s'impose. D'autre part, il est plus qu'indispensable de retirer des officines la vente de psychotropes pour les administrer exclusivement dans les structures hospitalières spécialisées. Un effort doit être entrepris dans la multiplication des structures psychiatriques du pays dont on connaît le déficit actuellement. Nous sommes en présence d'un problème majeur de Sécurité nationale. L'entrée en action de notre armée dans la lutte contre le trafic de drogue démontre que les autorités ont pris conscience de l'ampleur du phénomène et des objectifs des trafiquants. S'agissant du terrorisme routier, que de fois n'avions-nous pas attiré l'attention sur la nécessité de doter la police et la gendarmerie de tests anti-drogue à l'instar des tests anti-alcool. Ces tests existent dans les pays développés. Bref, aux grands maux les grands remèdes. Nos services de sécurité savent mieux que personne les méthodes à employer pour lutter contre cette forme de destruction de la société. En témoignent les semi-remorques bourrées de drogues qu'utilisent les trafiquants. De quoi faire «disjoncter» des millions de personnes. Une arme de destruction massive contre laquelle nous devons tous nous mobiliser!

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha