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Ces remparts qui protègent les Algériens

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2008, crise financière mondiale, 2011 «printemps arabe», 2012 Al Qaîda au Sahel, 2015 choc pétrolier. L'Algérie a toujours su se prémunir de toutes ces crises. Pourquoi? Comment? Perçons le secret...

On ne le dit pas assez! Si bien qu'il est à se demander si les Algériens connaissent réellement leur bonheur. Le bonheur de vivre une quotidienneté normale. D'avoir pour seule précaution à prendre avant de sortir que de regarder la météo. De se déplacer en tous points du territoire avec pour seul «ennemi» les accidents de la route. De manger et de boire sans restriction. De vivre, pour la majorité, dans un logement moderne. Ou, pour les autres, de vivre avec la promesse ferme de quitter leurs bidonvilles dès la réalisation des millions de logements en chantier.
De faire des projets. Du plus simple comme de fonder une famille au plus fort comme de s'enrichir dans un projet d'entreprise. D'organiser ses loisirs. Pour ceux qui n'y verraient là que banalité et droits inaliénables, il faudra leur rappeler que l'histoire, lointaine ou plus proche, de l'Algérie et des Algériens n'a jamais été un «fleuve tranquille». Elle est parsemée d'invasions, de conquérants, d'occupations, de colonisation, de brimades et de terrorisme. Aujourd'hui que toutes ces souffrances sont derrière nous, on est en droit de se demander si les Algériens en ont réellement conscience pour mieux apprécier le bonheur du moment présent. On ne le dit pas assez, les Algériens n'ont plus rien à envier aux autres peuples. D'autant que la liste des peuples plongés dans la tourmente par les guerres, par les conflits internes, par la crise économique et financière ne cesse de s'allonger. L'actualité n'est faite que de drames, anciens et nouveaux, à travers le monde. Des pays développés frôlent la faillite comme les pays du Sud de l'Europe. D'autres sont en guerre comme en Ukraine. D'autres, les moins atteints comptent leurs sous pour vivre. Leur malheur avait commencé en 2008 avec une crise qu'ils croyaient avoir réglé en 1929. Avec la mondialisation, sa propagation s'est transformée en pandémie. Sauf en Algérie qui n'était pas connectée au système financier international. Ce n'était pas un hasard mais un choix politique mûrement réfléchi. Deux années auparavant, la décision de remboursement par anticipation de notre dette extérieure n'apparaissait pas encore comme une opération stratégique. Sa portée ne fut mesurée que bien après. D'autant qu'à la même époque, un autre grand chantier était en cours.
Celui de la réconciliation nationale. Sur ce registre également, sa relation avec la crise économique ne sautait pas aux yeux du commun des mortels. Pour faire simple c'était le retour à la paix sans laquelle aucune action économique ne pouvait être engagée. En fait c'est une politique à plusieurs volets qui était menée simultanément. Le retour à la sécurité, la professionnalisation de notre armée, l'indépendance financière et le développement économique et social à grande échelle du pays. Autant de «remparts» dressés contre les agressions de natures différentes. C'est ainsi qu'apparut, en 2011, le fameux «printemps arabe» qui devait mettre sens dessus dessous toute la région. Ses concepteurs n'ont pas réussi à lui faire franchir les frontières de l'Algérie. Et pour cause. Le dispositif de prévention énoncé plus haut était déjà opérationnel. Ensuite il y a eu le début de la «sahélisation» avec les premiers groupes d'Al Qaîda. Echec là aussi. S'ensuit l'attaque de Tiguentourine qui peut être considérée comme le plan «B» des terroristes du Sahel. Lamentable fut leur échec une fois de plus.
Ils découvraient dans le même temps une armée algérienne devenue une force régionale. Une montée en puissance qui ne s'est pas faite en un jour mais après une longue préparation sous le sceau du secret en vigueur dans toutes les armées du monde. Nous voilà arrivés au tout récent choc pétrolier. Alors que des pays comme le Venezuela ou la Russie (à qui, il faut le préciser, furent ajoutées des sanctions économiques) ressentent durement les effets, l'Algérie démontre, une fois de plus, sa capacité d'anticipation en actionnant ses «airbags» financiers. Réserves de change, lois de finances élaborées, depuis des années, sur un prix de référence du pétrole nettement inférieur au cours mondial et autres dispositions comme l'entrée au FMI, font que la brusque baisse des tarifs pétroliers ne peut avoir d'effets immédiats. Le système de protection en place permet deux ou trois années d'autonomie financière. D'ici là beaucoup d'eau aura coulé sous les ponts. C'est-à-dire la diversification de nos revenus ainsi qu'une inévitable remontée des cours. On en profite également pour enrayer le gaspillage et rationaliser nos dépenses. Qui peut soutenir, honnêtement et droit dans les yeux, que la gestion de notre pays depuis plus d'une décennie ne relève pas du génie? Que ce génie est incarné par un homme, le président Abdelaziz Bouteflika, que les Algériens ont eu la chance d'élire un certain mois d'avril 1999. Même les groupuscules qui s'agitent actuellement comme de petites mouches agaçantes au- dessus d'un bonheur collectif, le reconnaissent en aparté. Ils veulent justement parasiter ce bonheur. L'histoire les jugera implacablement et les livrera à toutes les générations futures.
On ne dit pas assez aux Algériens le bonheur qu'ils vivent. On ne leur dit pas assez qu'ils doivent tous ensemble veiller à le préserver. C'est comme une plante. Elle a besoin d'être entretenue. Sinon, elle meurt!

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