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Bouteflika a décidé pour la Constitution!

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«Qui cherche trouve!» dit-on. La date de la révision de la Constitution a été donnée par le président de la République lui-même. Bensalah l'a simplement retenue. Ould Khelifa n'a pas son expérience. Alors c'est quand? Il suffit de lire...

Attentivement! Le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, a, dans son discours, lundi dernier, à l'occasion de l'ouverture de la session de printemps du Conseil de la nation déclaré que «tous les indicateurs incitent à dire que la révision de la Constitution n'est pas loin». Il a ajouté que c'est peut-être ce qui «marquera l'histoire du Parlement durant cette session». On l'aura compris pour la deuxième personnalité du pays, la révision de la Constitution tant attendue serait imminente. Le président de l'APN, Larbi Ould Khelifa, n'a pas dit le contraire. Il a tout simplement précisé, dans un entretien qu'il a accordé au quotidien El Khabar, que l'assemblée qu'il préside n'a «reçu aucune consigne jusque-là pour programmer le projet de révision de la Constitution durant la session de printemps». Il fait signe de prudence quand il précise «jusque-là». C'est ce qui s'appelle prendre le manche par le milieu. Dans les deux cas, révision ou pas, il se tire d'affaire. Ces déclarations des deux présidents de chambres ont été considérées contradictoires par beaucoup d'observateurs. La presse s'est du coup interrogée sur ces «violons mal accordés». Pour avoir le fin mot de l'histoire nous avons poussé les recherches. Pas trop loin, il faut l'avouer. Nous avons trouvé la bonne réponse. Mais avant de la partager avec vous, revenons un moment sur cette révision de la Constitution dont on a plus que trop parlé depuis au moins deux années. Au tout début, des consultations ont, précisément, eu lieu sous la direction du président du Sénat, Abdelkader Bensalah. Ensuite, un «deuxième round» s'est avéré nécessaire pour «un approfondissement». Il a été confié à Ahmed Ouyahia, le ministre d'Etat et directeur de cabinet du président de la République. Depuis, c'est l'attente. Pour «passer le temps» chacun y allait de son pronostic, de son commentaire ou de l'info «confidentielle» qu'il croyait détenir. Pour agrémenter les «murmures» dont le volume augmentait ou baissait selon le nombre d'intervenants, les responsables politiques lançaient des «petites phrases». Comme Saâdani, le patron du FLN qui ne se privait pas de mettre les pieds dans le plat. Un jour il déclare «imminente» la révision. Un autre jour c'est le remaniement du gouvernement qui l'est. A chacune de ses sorties, beaucoup de journaux se laissaient prendre au jeu. Les uns critiquaient. Les autres approuvaient. Ensuite c'est le calme jusqu'au prochain pavé. Le décor serait incomplet si l'on n'y ajoutait ce «cercle» d'anciens responsables politiques qui se sont constitués en une véritable «association de l'opposition». Sans aucun programme politique et pour exister ils s'opposent à tout ce qui bouge. Leur dernier thème c'est le gaz de schiste. Ils en ont oublié la chute du baril qui leur a «tenu» très peu de temps en fait. Leur grand thème favori c'est «le changement». Lequel? Mystère! Ils ne le savent pas eux-mêmes. Mais celui qui les a le mieux illustrés c'est bien Fawzi Rebaïne le leader du parti AHD54. «Changement pour changement, ce n'est certainement pas avec des vieux que l'on pourra changer et aller vers du neuf.» Allusion faite à l'âge avancé de la plupart des membres de la fameuse «association». Ces membres qui sont d'un comique renversant en s'oubliant lorsqu'ils abordent «l'incapacité» du président Abdelaziz Bouteflika à gouverner. Un président qui, chaque jour que Dieu fait, fait preuve de prouesses et marque des points tant en politique étrangère que sur le plan national. Sécuritaire, économique, social, etc. Un président que viennent consulter de nombreux dirigeants étrangers pour tous les dossiers chauds de la planète. Un président qui travaille «avec sa tête» et non avec ses pieds comme a si bien ironisé le ministre du Commerce, Amara Benyounès. Ceci étant dit, revenons à la révision de la Constitution. Tout porte à croire que le président de la République a déjà décidé de la date de sa présentation au Parlement ou à une consultation populaire. Ou les deux. Dans ce cas, la première étape sera le Parlement. Voilà ce qu'il a dit à ce sujet le 30 décembre dernier à l'occasion d'un Conseil des ministres. «la nouvelle année (2015) connaîtra le parachèvement du chantier institutionnel en cours... Ce chantier sera couronné dans les prochains mois par la révision de la Constitution. Pour peu que l'on sache bien lire, on se rend compte que nous ne sommes plus loin des «prochains mois» d'une année qui n'en compte que 12. C'est juste avant le milieu de l'année. Date à laquelle la session de printemps du Parlement ouverte, lundi dernier, devra se clôturer précisément et conformément à l'article 118 de la Constitution.
Dans la deuxième moitié de l'année nous ne serions plus dans «les prochains mois». Il est clair que le président de la République avait déjà annoncé la date de la révision de la Constitution le 30 décembre 2014. Donc Bensalah n'a rien inventé et n'est pas dépositaire d'un secret. Quant à Ould Khelifa on relèvera juste qu'il a moins d'expérience politique que Bensalah. Ce n'est, non plus, pas un secret!

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