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Le problème des divorces est ailleurs

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Le divorce n'est qu'une conséquence d'un mauvais mariage. La cause est ailleurs. La législation peut-elle, à elle seule, réduire ce phénomène? La femme est victime d'injustice dès sa naissance. Plus tard, pour se défendre, la lutte s'impose à elle avec tous ses travers. Spirale infernale aux dégâts multiformes. Pourtant, la solution existe...

Aux sources du phénomène. Nous venons de passer la semaine la plus «féminine» de l'année. Célébration de la Journée internationale. Rappel des acquis de la femme algérienne, notamment la dernière décision concernant la pension alimentaire et l'amendement du Code pénal pour mieux la protéger contre la violence. Rappel de sa participation accrue à la vie politique, notamment parlementaire. Pas seulement puisque le président de la République a, dans son message, demandé au gouvernement de revoir certaines dispositions du Code de la famille. Il a surtout constaté que le recours au «Khol'» par la femme pour obtenir le divorce est «un phénomène qui ne cesse de prendre de l'ampleur». C'est-à-dire qu'elle utilise, de plus en plus, le seul moyen que prévoit la loi pour «acheter» son divorce. Pour celles qui en ont les moyens. Elles sont, heureusement, de plus en plus nombreuses. Le nombre de femmes diplômées s'accroît d'année en année et dépasse même celui des hommes. Une évolution qui porte en elle un début d'explication. Les études sont actuellement le seul moyen, pour la femme, pour son émancipation. Elle a la chance que lui offre l'accès à l'enseignement au même titre que l'homme. Contrairement à l'homme qui n'est pas soumis aux mêmes contraintes, elle réussit mieux que lui dans les études. Avec le but de s'en sortir et de moins subir l'injustice qu'inflige la société à la femme. Un parcours qui a cependant des revers.
Principalement, la durée des études qui recule d'autant l'âge de son mariage. Elle se retrouve devant des choix difficiles. Moins sollicitée, elle est contrainte à des compromis qui ne résistent au temps. Parmi ces choix, celui d'accepter pour époux un homme en position sociale inférieure. Un déséquilibre qui n'est pas sans incidence sur la longévité de la vie du couple qui devient parfois intenable. Au point d'utiliser le «Khol'», seul moyen pour la femme de mettre fin à une vie en commun insupportable. Dire qu'une universitaire ne pouvait pas prévoir la «catastrophe», n'est pas tout à fait vrai. Sauf qu'il ne faut pas négliger la force irrésistible de cet instinct féminin d'enfanter. C'est une pression biologique qui lorsqu'elle est dépassée, rend le divorce plus qu'envisageable. Ce n'est qu'une des causes du divorce qui prend de l'ampleur. La répudiation offerte au mari en est une autre. En fait, divorcer sans se justifier est pour lui gratuit alors que pour la femme c'est payant avec le «Khol'». Il ne faut pas avoir peur d'être direct dans l'énoncé d'un problème. Pour peu que, de bonne foi, l'intention est de contribuer à la recherche de solution. Ce cas de figure n'existe pas en zone rurale. La pression sociale est trop forte. Impossible pour la femme de la transcender. Même en milieu urbain et lorsque le lien familial a gardé de sa ruralité, la femme n'ose pas utiliser ce droit. Ce qui veut dire que la législation à elle seule ne résout pas le problème de la condition féminine aussi injuste soit-elle. Prenez les cas d'héritages de la femme kabyle. La coutume ne cède pas devant le droit. Il est clair que toute législation doit, pour être appliquée, suivre l'évolution de la société et non pas la précéder. En tout état de cause et tout ce que nous venons d'évoquer, n'est que la conséquence et non la cause du phénomène des divorces en Algérie. La véritable cause commence au berceau. A l'éducation. A la mère. Cette autre femme. C'est vers elle que doit être dirigée cette «nouvelle stratégie de communication sociale, pédagogique, adaptée et pérenne» dont fait état le président de la République dans son message du 8 mars dernier. Le jour où la maman algérienne éduquera ses enfants, filles et garçons, dans un esprit de justice et d'égalité des sexes, ce jour-là c'est toute la société qui aura gagné. C'est ce paradoxe qui place une femme au coeur du problème de la femme qu'il faudra régler. Le jour où le garçon aura, par son éducation, naturellement en tête que sa soeur est son égale, le jour où la fille aura, par son éducation, naturellement en tête le souci constant de veiller à préserver ce sentiment de respect, ce jour-là la société algérienne toute entière aura gagné. Cette lourde charge revient d'abord et avant tout à la mère. C'est elle qui fera du père de demain l'allié de la mère dans cette éducation. Le président de la République ne s'y est pas trompé dans son message, lorsqu'il évoque cette «harmonie avec les exigences de notre époque et de la vie moderne, aussi bien pour l'homme que pour la femme, en matière de vie sociale». L'objectif étant de rompre cette spirale infernale d'injustice qui, à terme, engendre une réaction de défense de la femme. L'objectif étant de faire l'économie d'un duel dévastateur et sans fin pour la famille algérienne. Duel qu'illustre bien cette «recommandation» faite à la jeune mariée: «Radjlek Mahou Bouk, Mahou Khouk. Aâdouk!». Bonjour les dégâts! L'erreur serait de continuer dans la dispersion des efforts pour lutter contre les multiples conséquences d'une même cause. Agréger tous ces efforts en une forte énergie axée sur la sensibilisation et l'adhésion de la mère, permettra non seulement de régler ces douloureuses conséquences mais de plus de gagner du temps. Le drame est que personne ne parle de ce rôle clé de la mère. Alors, on tourne en rond. Et les dégâts s'enchaînent!

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