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Des maladies sont en vente libre

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Tout le monde sait que le nombre des intoxications alimentaires est plus que préoccupant dans notre pays. Tout le monde sait que les maladies augmentent dans des proportions hallucinantes dans notre pays. Diabètes, cancers, problèmes cardiaques, rénaux, etc. Les soins prennent le pas sur les causes. Pourquoi? Affaires de gros sous...

Cette semaine on anticipe. Mardi prochain, le 7 avril 2015, ce sera la Journée mondiale de la santé. L'OMS a décidé, cette année, de la consacrer à la sécurité sanitaire des aliments. Pas moins de 200 maladies ont pour origine notre assiette. De la diarrhée aux cancers, la panoplie est large. L'organisation mondiale estime à 2 millions les personnes qui en meurent chaque année. Il est établi que des aliments véhiculent des bactéries, des virus, des parasites et des substances chimiques qui sont à l'origine de multiples maladies qui tuent ou invalident gravement ceux qui les consomment. On anticipe l'événement sans se faire d'illusions sur l'importance qui sera accordée à cette journée. Pourtant, il s'agit de nos vies. De la santé de chacun d'entre nous. Nous sommes certains que cela fera moins de bruit que la journée antitabac ou anti-sida. Pourquoi? Pour une histoire de gros sous. Un être humain sain et bien portant ne dépense rien pour sa santé. Un mécanicien n'est intéressé que par les voitures en panne ou qui pourraient tomber en panne. C'est la même chose pour ceux qui «veillent» sur notre santé. Comme les fabricants de médicaments et tous leurs complices, notamment dans le corps médical. Ils fermeraient «boutique» si les malades n'existaient pas. Cela n'arrange pas leurs affaires lorsqu'il y a peu de malades. Il faut donc se rendre à l'évidence, plus il y a de malades plus ils s'enrichissent. Le problème chez nous est plus ardu qu'ailleurs pour la simple raison que nous importons la majorité des aliments que nous consommons. Ceux qui importent sont des commerçants. Seul le profit les intéresse, pas notre santé. Même chose pour leurs fournisseurs étrangers. On ne compte plus les fois où nous avons traité le sujet des additifs alimentaires, notamment les intrants chimiques. L'OMS a même dressé la liste des additifs à proscrire.
Il est vrai que l'Etat a pris un certain nombre de dispositions réglementaires. Sur les modalités d'utilisation des additifs alimentaires par décret en application depuis 2013. Par la création d'un réseau d'alerte prévu par le décret n°12-203. Par des spécifications techniques, des laits en poudre industriels, contenues dans un arrêté en vigueur depuis septembre dernier. Toute une batterie de textes sur l'étiquetage et l'hygiène des produits alimentaires. Il y a même une loi sur la protection des consommateurs. Sur le plan législatif nous sommes bardés.
Sur le terrain, c'est différent. Même si des laboratoires d'analyses existent et que les services de contrôle activent, leur «couverture» reste limitée. Par la quantité phénoménale des produits et des points de vente. Par le laxisme du consommateur lui-même. Par négligence et insouciance. Par manque de sensibilisation aussi. On l'a dit, il ne faut pas compter sur le corps médical pour faire campagne sur la sécurité des aliments avec la même énergie que sur les maladies. On a dit pourquoi. Reste les associations de défense des consommateurs. Elles font ce qu'elles peuvent. C'est-à-dire pas grand-chose. Avec le peu de moyens dont elles disposent. On rêve d'avoir des associations comme celles qui existent aux Etats-Unis et qui font trembler les lobbies. Avec leurs équipes d'analystes et leurs avocats incorruptibles. Dernièrement, un producteur a écoulé sur le marché des yaourts douteux avec un étrange goût de moisi. Dès que l'information avait commencé à circuler, il a promis de les retirer du marché. C'est tout. Affaire close. Combien d'enfants en ont consommé? Quels risques courent-ils et à quel terme? Pas de réponses. Dans notre rêve «américain», une telle affaire aurait fait les gros titres de la presse, les associations de consommateurs se seraient précipitées et la justice se serait emparée du dossier. La réalité est différente du rêve. Plus personne ne parle des yaourts moisis et des victimes potentielles qui les ont consommé. D'autre part, tout le monde sait que le nombre des intoxications alimentaires est plus que préoccupant dans notre pays. On a même tendance à mettre sur le compte de ce terme générique beaucoup de produits alimentaires toxiques. Souvent la rupture de la chaîne du froid est la plus simple à avancer. Bref, les maladies augmentent dans des proportions hallucinantes dans notre pays. Diabètes, cancers, problèmes cardiaques, rénaux, etc. Leur nombre est à plusieurs chiffres. Leurs coûts en vies humaines, en handicaps et en dépenses de santé pour l'Etat ne sont pas mesurés convenablement. Il faut des moyens pour cela. Des moyens qui ne se trouvent qu'à l'autre extrémité du problème.
Une fois la maladie bien installée. L'OMS a recensé 200 maladies causées par l'alimentation. On ne peut pas ignorer ce terrible constat. Tout en continuant à rêver qu'un jour, pas très lointain, une de nos associations de consommateurs franchira le pas pour encourager les victimes à saisir la justice et à se porter partie civile. Avec une large couverture médiatique assurée. A rêver au jour également où le Trésor public se considérera lésé et prêtera main forte à ces actions. Ce jour-là et seulement ce jour-là, le rêve se réalisera. Et nous aurons moins de problèmes de santé. En attendant, mardi prochain, sera un jour comme les autres. Sans illusions!

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