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Air Algérie, le chocolat et l'APN

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L'Algérien peut-il se gifler lui-même? La question mérite d'être posée depuis qu'un député, pour étaler un vécu personnel, a traîné dans la boue le pavillon national. Sous les applaudissements de certains de ses pairs. Et l'acquiescement souriant de leur président. Une gifle qui fait mal!...

Ligne rouge. Air Algérie n'est pas une entreprise comme les autres. C'est le pavillon national. C'est l'emblème national qui atterrit dans les aéroports étrangers. C'est un des symboles de notre souveraineté nationale. Que des voix anonymes tombent à bras raccourcis contre Air Algérie, nous y sommes habitués depuis des décades. Que des citoyens mal informés suivent le mouvement, comme on suit une mode, prennent le relais de ces voix au moindre désagrément de voyage, peut se comprendre tout en restant inacceptable. Mais qu'un élu de la représentation nationale en arrive, dans l'enceinte même du Parlement, à mélanger sa mésaventure personnelle avec les intérêts nationaux, il y a urgence à remettre de l'ordre dans la «maison». Cela s'est passé mardi dernier. Le ministre des Transports était devant les députés pour présenter le projet de loi sur l'aviation civile. Un projet qui contient de nouvelles mesures, notamment en matière de sécurité et de sûreté de l'aviation civile ainsi que de nouvelles dispositions accordant plus de droits aux voyageurs vis-à-vis du transporteur. Dans les cas de refus d'embarquement, de vol retardé ou annulé. Un projet de loi qui vise la sécurité et une meilleure qualité de service dans les transports aériens. Un projet de grande portée à l'échelle nationale mais aussi à l'international. Le sujet de cette chronique n'est pas de détailler le contenu et les objectifs du projet de loi. Il s'agit, plutôt de faire état d'une préoccupation majeure qui ne peut passer sous silence. Quand un député demande la parole lors d'une séance plénière, comme ce fut le cas mardi dernier, on s'attend généralement à des propositions ou a contrario des critiques sur des points précis du projet. A la grande surprise et pour la première fois au Parlement, un élu a pris la parole pour se «tirer une balle au pied». C'est-à-dire qu'il s'en est pris à la compagnie nationale Air Algérie, qui est un bien collectif dont lui-même a une part, sans discernement et chose plus grave «gratuitement» a-t-on envie de dire. Il a raconté une mésaventure qu'il a vécue lors d'un de ses voyages à l'étranger. Son vol a subi un retard. Le chef d'escale n'a pas daigné se présenter à lui pour s'expliquer. Le député trouve le moyen de le «faire venir». Le chef d'escale est pris de malaise devant le député et ne reprend ses esprits qu'en avalant du chocolat offert par une autre députée qui était également du voyage. Ensuite et après l'embarquement, le commandant de bord «toise» le député tandis que le steward crée la panique en annonçant que l'origine du retard était une panne de moteur. Du moins c'est ce qu'affirme le député. Sa présence à l'APN, mardi dernier, prouve que le vol est bel et bien arrivé à destination. Une fois qu'on a entendu cette histoire, on se demande pour quel objectif le député l'a racontée dans l'hémicycle. Sans but. Aucune proposition. Aucun amendement. C'était une histoire comme on en raconte dans des discussions de café. Histoire banale qui a pourtant suscité des applaudissements de certains parlementaires. Le tout «arrosé» par le sourire amusé du président de l'APN. On a eu beau chercher le «mécanisme» qui a déclenché les «vivats» ou quelque chose qui ressemble à de l'humour qui a rempli d'aise le troisième personnage de l'Etat, très sincèrement, nous n'avons rien trouvé. Nos ressorts à ces types de réactions émotionnelles ont dû casser. Un élu qui tire à boulets rouges sur le pavillon national et d'autres qui applaudissent quand leur président acquiesce avec un large sourire, cela a de quoi foutre en l'air le moral de tout Algérien jaloux de son identité. Surtout lorsqu'on a suivi le crash de l'avion allemand de la Lufthansa. Il s'est avéré que la compagnie allemande savait que son co-pilote avait des problèmes psychiatriques mais l'a laissé aux commandes jusqu'au drame qu'il a provoqué avec 150 morts. Aucun survivant. Pourtant, il ne s'est pas trouvé un seul Allemand, encore moins au Bundestag, pour «descendre en flammes» la Lufthansa. Tout au plus il fut question de dysfonctionnement à corriger. Sans plus. C'est ce qu'aurait normalement dû faire notre député. Air Algérie vit des problèmes d'incompatibilité entre le rôle de service public qui lui est assigné et les exigences d'une entreprise commerciale. Des problèmes de sureffectif également. Le tout ne date pas d'hier mais de la nuit des temps. Air Algérie est en attente de solutions, pas de dénigrements. Des dénigrements qui reviennent à des moments précis. «Air couscous» lorsque certains voulaient faire d'elle une compagnie Low Cost et obtenir des rabais dans les tarifs. Campagnes d'intox en guise de pression pour la dépecer en la privatisant. Et ensuite obtenir plus facilement l'ouverture du ciel à la concurrence étrangère. Il est triste de voir notre pavillon national malmené. Comme il est triste de voir notre Parlement dévalorisé par des occupations personnelles. Comment et où trouver le sourire? Là-haut sur le perchoir!

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