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L'étudiant algérien, hier et aujourd'hui

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Le 19 mai 1956, les étudiants algériens avaient décidé de mettre leur savoir au service du pays. Pour le libérer. 59 ans après, l'Algérie a toujours besoin de ses étudiants. Pour le développement. Hier, ils étaient une centaine. Aujourd'hui, ils sont plus d'un million. Une fabuleuse richesse...

Ressourcement et projection. Mercredi dernier, l'Algérie a célébré le 59e anniversaire de la grève des étudiants en 1956. L'événement est propice à l'indispensable travail de mémoire mais aussi de se pencher sur l'avenir de la nation. La grève des étudiants algériens durant la colonisation et alors que la lutte de Libération nationale n'avait pas encore «bouclé» sa 2e année de sacrifices et de détermination sans faille, donnait la preuve, au monde entier, que le peuple dans toutes ses composantes était décidé à s'affranchir de près d'un siècle et demi de la colonisation sauvage.
C'était aussi la preuve que le 1er Novembre 1954 était une décision d'hommes réfléchis et visionnaires. L'arrivée des étudiants en masse dans la lutte a fait tomber les dernières tentatives de la propagande coloniale, qui tendaient à réduire la capacité des Algériens à relever un tel défi. Les étudiants algériens étaient convaincus que «les diplômes ne feraient pas d'eux de beaux cadavres». Que la répression coloniale qui s'était abattue sur l'ensemble de la population ne s'embarrassait pas de faire la distinction entre le «bicot» instruit et celui qui ne l'était pas. Que le savoir qu'ils avaient pu acquérir pouvait, comme l'a précisé le président de la République dans son message, donner «la valeur ajoutée à l'efficacité de la lutte armée pour la liberté et l'indépendance». Le 19 mai 1956, c'est cette valeur ajoutée que les étudiants algériens ont offert à leur pays. Ils n'étaient pas nombreux. A peine quelques centaines entre universitaires et lycéens. Mais le savoir qu'ils mettaient dans le combat ouvrait à la lutte de nouvelles perspectives. Une nouvelle dimension aussi. Ben M'hidi, Didouche, Krim, Boudiaf, Bitat et Ben Boulaïd avaient vu juste. Ben M'hidi avait exprimé cette vision en ces termes: «Mettez la révolution dans la rue et le peuple la portera.» C'était devant les journalistes lors de son arrestation. Ben M'hidi et ses compagnons savaient que les souffrances de leur peuple étaient si profondes qu'il suffisait d'une opportunité pour qu'il se soulève comme un seul homme. Le 1er Novembre 1954 fut cette opportunité. Le petit groupe formé par les 22 moudjahidine, qui avait décidé de passer à l'action armée, a, au fil du temps, fait l'effet «boule de neige». La grève des étudiants et la grève dite «des 8 Jours», moins d'une année après, ne laissaient plus aucun doute à l'occupant et au monde entier. Le peuple algérien était en lutte. Beaucoup parmi les étudiants qui s'étaient mis en grève se sont chargés de porter ce message dans les enceintes internationales. Beaucoup aussi y ont laissé leur vie. Si le sacrifice a été lourd, la victoire de l'indépendance arrachée est inestimable. Aujourd'hui, nous en mesurons au quotidien la valeur. Dans notre condition humaine retrouvée. Dans notre dignité qui était bafouée. Il est du devoir de tout Algérien en général et des historiens en particulier, de transmettre fidèlement cette mémoire aux générations qui n'ont pas vécu les affres du colonialisme. C'est une exigence d'autant que d'autres défis en dépendent. D'abord la reconstruction commencée après l'indépendance, qui se poursuit et se poursuivra car l'ambition de tous les Algériens est d'atteindre le progrès des grandes nations. Ensuite, il y a cet autre défi de protéger notre pays contre toutes les convoitises. Plus d'un demi-siècle après, le danger guette toujours. Il serait inconscient et irresponsable de mettre ce danger au compte du discours démagogique. L'Algérie est un pays particulier. Son histoire aussi. Le seul dans la région à avoir été colonisé et même annexé. Le premier dans le continent à avoir pris les armes pour se libérer. Ce qui lui a pris près de 8 longues années et a nécessité le sacrifice d'un million et demi de martyrs. Jusqu'à ce jour, beaucoup d'anciens colons n'ont toujours pas admis leur défaite. Et leur erreur d'être partis en masse, misant sur notre capacité à prendre notre destin en charge. Certains d'entre eux ont même réussi à transmettre à leurs descendants la haine du «bougnoule» comme ils nous désignaient. Ils gardent l'intime espoir de prendre, un jour ou l'autre, leur revanche. Ils en donnent des signes régulièrement. Et si parfois ils «caressent» quelques-uns d'entre nous dans le sens du poil, c'est parce qu'ils restent persuadés de pouvoir nous faire le coup du «corbeau et le renard» de la fable. Ceux qui n'en connaissent pas le sens devraient la lire. Elle est disponible sur le Net. Ce qui fait râler davantage nos ennemis ce sont nos succès. Ils ne supportent pas entre autres, d'avoir laissé une centaine d'étudiants et qu'aujourd'hui il y a plus d'un million d'étudiants algériens dans près de cent universités. Plus d'un million d'étudiants totalement pris en charge par l'Etat depuis l'école primaire. Dans tous les pays, les études universitaires sont payantes. Chez nous, elles sont gratuites. Aucun pays ne fournit à ses étudiants, le transport, la restauration et, en prime, la bourse. Chez nous, c'est le cas. En retour, la nation attend de ses étudiants, du travail et de la performance. Et un patriotisme sans faille. Comme celui de leurs aînés de 1956. Aujourd'hui il s'agit du défi du développement!

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