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Fric-frac à la FIFA

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A deux jours des élections pour la présidence de la FIFA, la police suisse arrête plusieurs de ses dirigeants qu'elle va extrader vers les Etats-Unis. Cela s'est passé hier dans un luxueux hôtel de Zurich. Pourquoi? Pas pour le foot!...

Carton rouge. C'est au chant du coq, hier matin, que les policiers suisses ont investi, avec leurs gros souliers, le luxueux hôtel «Le Baur au Lac» en plein coeur de la ville de Zurich. Ils ont attendu l'heure légale pour venir arrêter une brochette de dirigeants de la FIFA (Fédération internationale de football association), la plus haute instance du football mondial. La police suisse a agi sur demande de la justice américaine qui instruit une affaire de corruption et de blanchiment d'argent dont seraient coupables plus d'une dizaine de cadres de la FIFA. Ils seraient six à avoir été arrêtés au saut du lit. D'autres ne s'y trouvaient pas et ont donc échappé au coup de filet. Selon les premières informations, il s'agirait de membres de la Concacaf (Confédération de football d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes). Ils étaient à Zurich en prévision des élections pour la présidence de la Fifa prévues demain. Dans une conférence de presse tenue hier à la mi-journée, le porte-parole de la FIFA a assuré que ces arrestations n'entraveront pas la tenue, comme prévu, des élections. Deux candidats se présentent. Sepp Blatter, candidat à sa succession, affrontera le prince jordanien Ali Ben El Hussein qui s'est déjà plaint d'avoir été l'objet de tentative de corruption. Tout ceci ne semble pas émouvoir ni impressionner la FIFA qui maintient sereinement ses élections de demain. Des scandales de ce type, elle en a connu d'autres. C'est même devenu régulier. L'argent brassé par les compétitions internationales de football donne plus que le vertige à ceux qui le gèrent. Les scandales qui ont déjà touché la fédération vont des irrégularités dans la vente des tickets jusqu'aux droits de retransmissions télévisuelles en passant par l'achat de voix lors de la désignation des pays devant organiser la Coupe du monde, l'éventail est large. L'autre particularité de la FIFA est qu'elle est constituée principalement de personnalités du troisième âge. Parmi les six cadres arrêtés à Zurich, deux sont âgés de 83 ans. Que faire de l'argent de la corruption à cet âge-là si c'est pour finir le peu de jours restant à vivre, en prison? Ce qui confirme que l'argent rend fous certains individus. Rapidement, on peut donner les explications pour savoir pourquoi ce sont les Etats-Unis qui demandent à la Suisse ces arrestations. Les actes de corruption commis par ces personnes auraient eu lieu sur le territoire américain. C'est le FBI qui enquête sur cette affaire depuis une vingtaine d'années. L'accord d'extradition existant entre les Etats-Unis et la Suisse permet la remise des personnes arrêtées à la justice américaine. Le montant de la corruption dans cette affaire n'a pas été divulgué mais il serait de plusieurs millions de dollars. Au-delà de ces points presque «techniques», il y a un gros problème d'éthique. Le sport en général et le football en particulier auraient-ils perdu toute notion de valeurs humaines? Auquel cas ce ne serait plus du sport mais au mieux une industrie et au pire un casino. Avec la triche et la fraude dans les deux cas. Les dindons de la farce dans ce «jeu» ne sont que les supporters. Ils paient soit pour accéder aux stades soit en suivant les retransmissions de matchs concédées à prix d'or et souvent en exclusivité pour faire monter les enchères. Le sport bénéfique à l'entretien du corps humain et à ses prouesses seulement, relève aujourd'hui de la naïveté à l'état pur. Ni les dirigeants, ni les joueurs n'ont ce souci en tête. Ou plutôt ils ne l'ont plus car c'était le seul sens initialement donné à l'exercice du sport. Et si la plus haute instance de ce football est régulièrement traversée par des scandales de ce type, cela rejaillit forcément sur l'ensemble de la pyramide jusqu'au club de quartier. Aucun pays ne peut, devant de telles conditions, trouver les bonnes mesures pour mettre à l'abri ses clubs. Surtout à l'heure des TIC et des satellites. Cette corruption, ces matchs truqués, ces présidences «achetées», ces lieux de compétitions «vendus», ces retransmissions sélectives, etc. dans un sport considéré comme le premier au monde, font des dégâts considérables sur les sociétés. Ils forment, à bien y voir, le plus grand foyer de la violence à l'échelle planétaire et qui impacte tous les pays. On a souvent qualifié le football comme étant une «religion» devant l'addiction qu'il entraîne dans les peuples. Il serait alors dans le même «tourbillon» de ces guerres qui agitent les vraies religions. Venues pour unir les humains, elles ont été retournées par l'homme pour combattre son prochain. Bref, cette affaire de Zurich et de la FIFA, permet de relativiser les maux qui frappent notre football. Un des responsables de la FIFA a déclaré, hier, que son organisation «est une victime» dans cette affaire. Il oublie le nombre considérable des «victimes collatérales» que cause cette déliquescence des moeurs au plus haut niveau du sport mondial. Dans les fédérations des pays, dans les clubs et parmi les joueurs du monde entier. La grande réflexion qui devrait être engagée est de chercher les voies et les moyens, au niveau national, pour échapper à cette «épidémie» pire que le sida. L'un des grands axes d'une telle réflexion devrait se situer autour de la nécessité ou pas de transformer nos clubs amateurs en clubs professionnels. Le choix entre le sport et l'argent!

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