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L'animal pour une société sans violence

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Lutte, combat, justice, police,... la violence qu'elle soit subie par les femmes, les enfants ou tout autre individu n'est vue que par des moyens de répression. Et seulement en aval. Il existe des moyens de prévention, plus pacifiques, en amont. Inattendus...

Puzzle. Cette semaine, l'enfant est à l'honneur. Lundi dernier, c'était sa Journée internationale. Un peu avant, il y a eu la loi sur la protection de l'enfant. Il a été aussi question de la déperdition scolaire de l'enfant. De la violence contre les enfants aussi. Et d'autres aspects liés à la vie de l'enfant. C'est normal. Il s'agit du futur de la société. Politiquement, on aurait dit du projet de société. Plusieurs fléaux sévissent aujourd'hui dans notre société. Qu'il s'agisse du sort de la femme en proie à la violence, qu'il s'agisse plus globalement de la violence dans les stades, dans la rue, à l'école, etc, toutes ces formes de déviance ne sont que les conséquences dont les causes sont à chercher en amont. L'individu ne développe des propensions à la violence qu'au terme d'un parcours. Il est clairement établi qu'en règle générale, la violence n'est pas innée. Elle s'acquiert. Le sujet que nous allons aborder pourrait surprendre ceux qui n'ont qu'une connaissance superficielle de la relation qui existe entre le comportement humain et les conditions dans lesquelles il a vécu sa prime enfance. L'adulte reproduit ce qu'il a emmagasiné dans la première partie de sa vie. C'est connu. Sauf que cet aspect n'est pas suffisamment abordé par tous ces acteurs qui s'investissent dans la lutte contre la violence sous toutes ses formes. Dans les discours ou dans les mesures prises, il n'est question que de luttes. De répressions. Il n'est question que des conséquences. Très peu des causes. C'est-à-dire qui sont de l'ordre de la prévention. Il n'y a pas que les questions d'ordre matériel qui doivent être soulevées lorsque l'on parle de l'enfant. Son droit à l'alimentation, à l'enseignement, etc. On effleure tout de même l'aspect immatériel qu'est son éducation, en confinant le débat sur la partie scolaire. Ce qui est loin d'être suffisant pour fournir une solution complète du problème. La tendance à la violence s'installe chez l'individu, au risque de nous répéter, dès ses premiers balbutiements. Certains experts vont plus avant en incluant la période de gestation. Ils n'ont pas tort. Il n'est pas dans notre prétention de cerner, ici, tout le problème ni de venir avec une solution miracle unique.
Seulement d'attirer l'attention sur une partie non négligeable de la solution et que personne n'a encore abordée dans notre pays jusque-là. Les spécialistes, et notamment les pédiatres et les psychiatres, le savent mais pour on ne sait quelle raison, ne versent pas le sujet dans les débats qui ont cours. On veut parler de l'animal familier dans le développement de l'enfant. Dans les pays développés le sujet est pris très au sérieux.
A Copenhague s'est tenu du 28 au 30 mai dernier, l'assemblée générale de l'Iahaio (International Association of Human-Animal Interaction Organizations). C'est une organisation qui «rassemble au niveau mondial les associations et les institutions dont l'activité est consacrée à la relation entre l'homme et l'animal à travers la recherche, l'éducation... avec le concours, de par le monde, de nombreux acteurs, qu'ils soient chercheurs, professionnels de la santé, du domaine social ou de l'éducation». La réunion de Copenhague avait pour but de préparer la conférence internationale prévue sur ce sujet en juillet 2016 à Paris. L'OMS et l'ONU y participent. Pour faire bref et clair, disons que dans les sociétés avancées l'animal familier (chien et chat) est reconnu pour son rôle éducatif chez l'enfant. Il est reconnu comme un facteur de développement pour lui. Il est également reconnu comme un stimulant du développement affectif chez l'enfant. Des études américaines, japonaises, canadiennes et autres le démontrent. Il a même été démontré l'importance de l'animal dans la prise en charge des enfants autistes. Juste pour l'illustration. Tout le monde aura remarqué que la crise économique a fait des dégâts dans la vie quotidienne des peuples occidentaux, les grecs en particulier. Pourtant, ces peuples sont restés stoïques sans jamais avoir pensé à recourir à la violence, si ce n'est par des manifestations des plus pacifiques. Par contre, tout le monde se rappelle ce que les «révolutions» dites du pain, ont produit comme violences dans des pays du Sud. On peut citer le cas des Irlandais dont le pays était en cessation de paiement. Ce qui ne veut pas dire, que la violence contre les enfants n'existe pas dans ces pays. Sauf que ce sont des cas d'exception. Le développement de la relation affective qui autorise plus tard l'amour du prochain, n'a pas meilleur facteur chez l'enfant que le chien ou le chat qui vit près de lui. C'est une affection à l'état pur. Sincère et désintéressée. L'animal ne juge pas, il ne trahit pas. L'enfant le ressent et développe les mêmes sentiments durant toute sa vie d'adulte plus tard. Dans notre histoire, l'animal n'est pour nous qu'une bête de somme. Pas un compagnon. Ce qui explique la distanciation que nous avons avec lui. Mais 60 ans plus tard, l'enfant aujourd'hui n'a pas cette même relation. Il est plus apte à recevoir cette affection qui l'éloignera toute sa vie de la violence. Impossible d'être complet ici. Le but est d'attirer l'attention des parents et des spécialistes sur l'intérêt qu'il y a pour notre société, que nous voulons débarrassée de toute violence, à encourager les enfants à adopter des animaux domestiques. Des enfants qui seront, demain, des adultes. Dans un projet de société sans violence!

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