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Le climat des affaires, c'est quoi?

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Certains tentent de culpabiliser l'Algérie en l'accusant d'être la cause de la non-venue des investisseurs étrangers. L'idée est diabolique. Elle vise à faire tomber toutes les barrières de protection du pays. Des preuves? A la pelle!...

Enfumage. Tout le monde en parle. C'est même à la mode. Le climat des affaires est devenu l'argument massue pour expliquer tout ce qui ne va pas dans notre économie. Au sujet de la relance industrielle.
Des investissements étrangers. De la diversification de l'économie. Et on en passe. Tout ce qui ralentit ou bloque l'économie est ramené à ce fameux climat des affaires. N'étant pas experts en économie mais ne voulant pas en même temps «mourir idiots», nous, nous avons cherché à comprendre. Le climat c'est le temps qu'il fait. La météo nous en donne chaque jour le bulletin. Un jour il fait beau, le lendemain il fait gris. C'est ce qui a été transposé au secteur de l'économie. Invariablement, le climat des affaires veut dire, chez nous, la grisaille perpétuelle. Dans les gros «nuages», il y a l'administration à qui il faut «couper la tête», la règle des 51/49% qu'il faut supprimer, l'ouverture économique incomplète qu'il faut parfaire en ouvrant grandes les portes et les fenêtres, voire même faire tomber les murs. Du n'importe quoi.
Ceux qui avancent ce fameux climat le font dans un langage si pédant que le commun des mortels est frappé de complexes à avouer ne rien comprendre. Alors, il fait semblant d'avoir compris et suit la meute. Alors, on voudrait dire à tous ces savants de l'économie que le seul et unique climat favorable aux affaires est le profit. Rien d'autre. En termes de profits, l'Algérie se présente actuellement en véritable eldorado pour ceux qui veulent gagner de l'argent. Et ils sont nombreux. Il en vient de partout. Même de l'étranger.
C'est d'ailleurs ce qui nous a mis la puce à l'oreille. Pourquoi certains étrangers viennent chez nous. Ils investissent. Ils travaillent en partenariat avec des Algériens sur la base du 51/49%. Ils trouvent leurs comptes puisqu'ils sont là. Qu'ont-ils de différent ceux qui rouspètent? Ils font de la politique au lieu de l'économie! Notre économie fait face à deux types de problèmes. Le premier est intérieur. Nous manquons d'entrepreneurs. De créateurs d'entreprises. Nous avons eu l'occasion d'aborder cet aspect. Nous le répétons aujourd'hui. L'Algérien est victime d'inhibitions qu'il s'agit de traiter. On les retrouve dans son histoire récente. Inutile de parler de sa condition durant la colonisation. Il n'avait tout simplement pas le droit d'aspirer à devenir riche. 132 ans d'interdiction ont fini par lui enlever définitivement de la tête ce rêve. L'industriel Hamoud Boualem était un cas unique. Une exception. Comme l'hirondelle. C'est un autre débat. Nous sommes indépendants depuis un demi-siècle. Un temps à partager en deux temps. Durant la première partie, le choix de l'idéologie socialiste par nos dirigeants a encore enfoncé l'Algérien dans ses inhibitions en relation avec la libre entreprise. Un choix qui a «étatisé» les esprits. Actuellement, nous sommes dans la seconde moitié marquée par l'ouverture économique qui a eu lieu en 1990 seulement. Comment voulez-vous qu'en si peu de temps et sans aucun «remède» l'Algérien puisse, comme ça, par miracle, se transformer du jour au lendemain en entrepreneur.
Au contraire, l'ouverture mal contrôlée a donné naissance à l'informel qui a complètement perverti le sens des affaires. D'où son choix de «gagner gros et vite». Nous en sommes là. C'est ce problème humain qu'il nous faut régler. Financièrement, l'Algérie a les moyens. Le potentiel de nos richesses est énorme. Il manque l'entrepreneur. Le second problème, extérieur celui-là, provient de l'organisation mondiale de l'économie. Plus connu sous le nom de mondialisation. Les règles d'affaires traditionnelles n'ont plus cours. Le profit est toujours là mais relégué derrière les objectifs géopolitiques. Il suffit de rappeler que des entreprises occidentales ont été sanctionnées pour avoir établi des relations économiques avec l'Iran mis sous embargo par la communauté internationale. Il suffit de rappeler l'Europe qui se fait hara-kiri avec ses sanctions contre la Russie qui lui reviennent comme un boomerang sur ses exportations vers ce pays dont elle ne sait plus quoi faire. Ceci pour dire que les investissements directs étrangers ne tiennent compte que du seul «climat» politique. On pourra supprimer l'administration, le 51/49% et tout ce qu'on voudra, les PME tenues en laisse par les réseaux ne pourront jamais venir. Seuls les grands groupes, aux «reins» plus solides ont une plus grande marge de manoeuvre. Mercedes, Fergusson, et d'autres sont déjà installés dans notre pays. Et ce n'est pas seulement l'acte d'investir qui est touché par cette mise au pas. C'est toute l'économie. Prenons notre célèbre datte «Deglet Nour» qui, par sa qualité, est normalement exportable sans aucun problème. En janvier dernier, le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Biskra, Abdelmadjid Khobzi, avait expliqué comment le choix d'exporter la «Deglet Nour» s'est porté, cette année, sur l'Asie. «Un lobby étranger bloque les exportateurs algériens de la datte vers l'Europe» a-t-il clairement expliqué. Où est le climat des affaires dans ce blocage? Il faut arrêter de raconter des histoires à l'opinion publique algérienne. Aux deux grands types de problèmes évoqués ici, des solutions existent et sont déjà mises en oeuvre. C'est un autre débat!

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