Prévisions pour le 20 Septembre 2018

 Adrar Min 27 °C Max 37 °C
32
 Laghouat Min 17 °C Max 29 °C
30
 Batna Min 12 °C Max 24 °C
30
 Biskra Min 20 °C Max 34 °C
34
 Tamanrasset Min 21 °C Max 30 °C
28
 Tlemcen Min 16 °C Max 25 °C
34
 Alger Min 20 °C Max 25 °C
4
 Saïda Min 15 °C Max 26 °C
30
 Annaba Min 21 °C Max 27 °C
4
 Mascara Min 16 °C Max 25 °C
30
 Ouargla Min 26 °C Max 35 °C
30
 Oran Min 21 °C Max 25 °C
30
 Illizi Min 22 °C Max 34 °C
30
 Tindouf Min 26 °C Max 36 °C
32
 Khenchela Min 13 °C Max 22 °C
47
 Mila Min 17 °C Max 24 °C
4
 Ghardaïa Min 21 °C Max 31 °C
30
Accueil |Chroniques | L’envers du décor |

L'espionnage, les médias et la politique

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

A quoi riment cette affaire de WikiLeaks sur les écoutes américaines des présidents français et ce conseil de défense, hier, à l'Elysée? Les espions savent que les espionnés sont au parfum. Il y a des signaux en l'air. Et des codes et messages à déchiffrer...

008. Ce n'est pas le code d'un agent secret. Aujourd'hui c'est le 8e jour du mois de Ramadhan. C'est tout. Mais bon, il faut dire que nous l'avons fait exprès. L'actualité nous a livré un sujet digne de James Bond, l'agent secret 007. Les Etats-Unis espionnent la France après avoir espionné l'Allemagne qui elle espionne la France pour le compte des Etats-Unis. Tout le monde espionne tout le monde. Ce n'est ni nouveau, ni extraordinaire. Pourtant, hier le président français, François Hollande, a réuni le conseil de défense pour «examiner...le comportement de la NSA. Il s'agit de faits inacceptables... la France ne tolérera aucun agissement mettant en cause sa sécurité» précise le communiqué. De quoi s'agit-il? D'une affaire d'espionnage. D'écoutes. Encore une. Car des affaires de ce genre, il y en a eu par le passé. Au fil du temps, ces affaires deviennent plus sophistiquées, c'est tout. Le but est le même. Savoir ce que l'autre fait ou va faire. Tout a commencé par des révélations de WikiLeaks, un site Web assez particulier puisqu'il prétend publier des informations «Top-secret». Personne ne connaît ceux qui ont créé ce site. Un certain Julien Assange se fait le porte-parole du site. Il est réfugié, depuis 2012, à l'intérieur de l'ambassade de l'Equateur à Londres pour échapper à une demande d'extradition demandée par la Suède où il est accusé de viol. Ce mystérieux site a ses propres relais. De grands journaux comme le New-York Times, le The Guardian, Le Monde, El Païs, Der Speigel, etc. Ce sont eux qui ont lancé la «bombe» mardi dernier en affirmant que la NSA (National Sécurity Agency) qui dépend du département de la Défense des Etats-Unis et qui s'occupe spécialement du renseignement à partir des systèmes de communications. WikiLeaks et ses relais ont donc révélé que les Etats-Unis ont écouté les conversations téléphoniques des présidents français depuis 2006 (Chirac, Sarkozy et Hollande). Le communiqué de l'Elysée mentionne que ce n'est pas la première fois qu'une telle «fuite» a lieu. Il y a quelque temps, la chancelière allemande Angela Merkel aurait subi le même sort. Elle a protesté comme l'Elysée hier. Pour la France, il paraît que les équipements d'écoutes sont installés sur la terrasse de l'ambassade des Etats-Unis à Paris. Tout le monde sait que les écoutes téléphoniques ont toujours été utilisées par les services de renseignements de tous les pays du monde. C'est plus facile et plus répandu avec le téléphone mobile. Auparavant, il fallait procéder à des installations dans le lieu même qui devait être espionné. Tout le monde se rappelle du Watergate en 1972. Un scandale qui a coûté la présidence au président Richard Nixon qui a été obligé de démissionner. Un scandale d'espionnage au siège des démocrates que la Maison-Blanche voulait «cambrioler». Juste après, en 1973, il y a eu en France le Watergaffe. Scandale des «plombiers» de l'Elysée qui voulaient installer des micros au siège du journal Le Canard Enchaîné. De vieilles méthodes qui font sourire aujourd'hui. Avec les smartphones, la 4G, Skype, etc, il est aujourd'hui non seulement possible d'écouter quelqu'un mais aussi de le suivre à la trace (géo localisation). De le voir aussi. Les chefs d'Etats qui s'offusqueraient d'être, par ce biais, espionnés, ne peuvent pas être pris au sérieux. D'ailleurs, hier, l'ancienne ministre française de la Défense, Alliot-Marie, disait qu'il faut être naïf pour se laisser piéger au téléphone mobile. Alors à quoi riment cette affaire de WikiLeaks et ce conseil de défense à l'Elysée? Pour mieux perdre les observateurs, la fuite englobe des écoutes de 2006 à 2012 où trois présidents français (Chirac, Sarkozy et Hollande) ont été «écoutés». Présidents de droite comme de gauche. Ce sont les individus qui intéressent les «écouteurs» pas leur courant politique. Tout comme pour Merkel l'Allemande. Hollande a dit dans son communiqué qu'il était au courant depuis 2013. Si les espions savent que les espionnés sont au parfum, alors pourquoi toutes ces gesticulations médiatiques? A qui profitent-elles surtout? Là on quitte James Bond pour rejoindre Goebbels. On quitte l'espionnage pour rejoindre la propagande ou, pour être plus à la page, la manipulation. Les Etats s'envoient ainsi des signaux. Des codes qu'ils comprennent très bien. Actuellement, la France fait preuve d'un volontarisme remarquable. Elle est sur tous les fronts. Et en première ligne. Sur le dossier de l'Ukraine, celui de l'Iran, de la Grèce, au Sahel avec ses troupes. Elle vient même de se distinguer en prenant l'initiative, ces derniers jours, de relancer le processus de paix israélo-palestinien. A la place des Etats-Unis qui ont fini par baisser les bras. Le président Hollande a finalement réussi à redonner du lustre au prestige de son pays sur le plan international, tout en multipliant ses efforts sur le plan intérieur pour faire repartir la machine économique de son pays. Il a déjà réussi à écarter l'austérité comme solution. Il a réussi à freiner la régression. Aidé en cela par des entrepreneurs patriotes comme Bouygues qui vient de refuser de vendre une de ses filiales pour ne pas, entre autres, aggraver le taux de chômage de ses compatriotes. L'espionnage «fuité» par WikiLeaks n'est en fait qu'un message pour le président français. Hier, le Parlement français devait adopter le projet de loi sur le renseignement. Un projet de loi très critiqué par les ONG et les médias. Coïncidence?

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha