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Canal Algérie, le meilleur et le pire

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Dimanche dernier, l'émission Bonjour d'Algérie a reçu deux invités peu ordinaires. Une romancière et un philosophe. Comme c'était le 5 juillet, il était question d'histoire. Ce n'est pas tout à fait la même chose lorsqu'on vous raconte des histoires...

Relax max! Cette semaine on se transforme en critique télé. Encore que...ce n'est pas vraiment de la critique télé. Disons que c'est une réaction de téléspectateur. C'était dimanche dernier, le jour du 5 Juillet. Jour de la célébration de la fête de l'indépendance. A 9 h. du matin, un jour férié et en plein mois de Ramadhan, il y avait plus de gens au lit qu'en face de leur télé. Cela ne change rien aux programmes des chaînes. A cette heure-là, Canal Algérie diffuse son Bonjour d'Algérie. Comme les animateurs se relaient, ce jour-là c'est Mahrez Rabia qui assure le service. Le programme du jour était centré sur le 53ème anniversaire de l'indépendance. Normal direz-vous. C'est pourquoi la première invitée de l'émission était une jeune romancière qui après trois livres de fiction a découvert sur le tard que sa maman était une «maquisarde». Elle en a fait un livre avec ce titre. Elle venait sur le plateau pour annoncer la préparation d'un film tiré de ce livre et que le casting se déroulait le même jour à Alger. Elle n'a pas évoqué le financement du film. Le sujet collait bien avec la journée. Sauf que Mahrez, d'habitude très alerte avec ses questions incisives, avait ce jour-là mis à mal la romancière. Il lui avait demandé dans quelle wilaya sa maman avait porté les armes. Réponse: «Je ne sais pas. Elle était dans la région de Sidi Ali Bounab.» Pour une oeuvre littéraire qui sera suivie d'un film, disons que le travail n'a pas été minutieux. D'autant que la romancière était venue de France où elle réside, pour les besoins de son livre, enquêter sur les lieux du combat de la «maquisarde». On se demande comment on peut se rendre à Sidi Ali Bounab sans retenir le nom de la wilaya? Surtout pour les besoins d'un livre. Mahrez l'a mise dans l'embarras mais a laissé les téléspectateurs sur leur faim. Sa maman «la maquisarde» est partie s'installer en France dès l'indépendance. Depuis, elle n'a plus jamais remis les pieds au pays. Même pas pour accompagner sa fille qui voulait voir les lieux où sa maman avait pris les armes. La romancière a été accueillie au bled par son oncle maternel qui lui a raconté les faits d'armes de sa maman. Pas d'autres témoins. Cela sent le factice. Mahrez n'a rien senti ce jour-là. Il n'avait pas la forme des beaux jours. Les veillées du Ramadhan sans doute. L'autre invité est un monsieur qui était déjà venu à l'émission avec sur sa carte de visite «journaliste». Cette fois, il a insisté pour dire à Mahrez de ne plus faire référence à cette profession. Qu'il n'était plus journaliste mais professeur de philosophie. Vu son âge (il avait 11 ans à l'indépendance), vu son profil de francophone et vu qu'à l'époque il n'y avait qu'un seul quotidien dans la langue de Molière, nous n'avons pas réussi à retrouver sa trace à El Moudjahid. Quant à sa formation en philosophie, c'est un tout autre domaine. Avec cet invité, Makhrez a failli également se faire avoir. C'était lorsque le philosophe affirma sans sourciller que les Algériens avaient «violé, l'article 1 des accords d'Evian dès le 5 juillet 1962 en occupant les biens vacants». «Philosophiquement» le tout n'était pas très consistant! «Mais les véritables spoliés par la colonisation ce sont les Algériens et pas les colons» le corrigea sèchement Mahrez. On ne sait pas comment et qui s'occupe des invitations à cette émission, mais le moins que l'on puisse dire est que cela manque de discernement et de vigilance. Surtout pour des sujets qui touchent à notre histoire. A notre mémoire. Par contre, il n'y avait pas que des «ratés» ce jour-là, à l'émission de Mahrez. Fort heureusement. Quelle fut notre surprise de voir, Canal Algérie et Bonjour d'Algérie diffuser, juste après les invités de «marque», un document qui, sauf erreur, est inédit. Que nous n'avions jamais vu dans tous les cas. C'était les félicitations télévisées du président des Etats-Unis de l'époque, John Kennedy, au peuple algérien à l'occasion de l'indépendance, le 5 Juillet 1962. Ce n'était pas un message écrit. On dit bien TE-LE-VI-SEES. Ce qui dans la pratique politique est plutôt rare. L'année d'après, plus exactement le 22 novembre 1963, le président Kennedy a été assassiné à Dallas où il était en visite. Il n'avait que 46 ans. A ce jour son assassinat reste un secret pour tout le monde. Juste après ce document, a suivi celui de la levée, pour la toute première fois, du drapeau algérien à l'ONU. De fortes émotions qui nous ont fait oublier, quelque peu, notre déception du début de l'émission. C'est pourquoi nous avons titré sur le pire et le meilleur dont était capable Canal Algérie. Il nous était impossible de laisser passer un tel écart, d'autant qu'il y en a eu d'autres avant et dans d'autres émissions. Il y a des lignes rouges à ne pas franchir. Notre mémoire en est une!

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