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Dégâts des vieux tacots sur les routes

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Un véhicule sur deux qui roulent sur nos routes, a plus de 20 ans d'âge. L'usure les rend plus dangereux. Quant aux véhicules récents, la contrefaçon des pièces les rend tout aussi dangereux. A quoi sert le contrôle technique direz-vous? Oui, voyons tout cela de plus près...

Fausse idée. Ceux qui ont pu croire que les automobiles qui circulent actuellement sur nos routes sont toutes neuves ont tout faux. Le crédit à la consommation de la loi de finances de 2009 et l'augmentation des salaires, avec rappel, en 2012 ont pu donner corps à cette idée. La réalité est tout autre. L'ONS (l'Office national des statistiques) vient de publier la situation du parc automobile algérien. Il en ressort que près de la moitié des véhicules, toutes catégories confondues, qui circulent, ont plus de 20 ans d'âge. De vieilles guimbardes quoi! Avec tout le danger que cela représente. Dans les accidents de la route, les causes pour défaillance technique sont difficiles à établir. Il faut des expertises pointues. Ce qui demande des moyens et du temps. D'une manière générale, les causes décelées après coup ne sont pas intégrées dans les statistiques déjà établies. Tous les constructeurs l'attestent, les véhicules ont une durée de vie au-delà de laquelle il faut craindre le pire. Au-delà des pannes du moteur qui immobilisent le véhicule et ont simplement un coût financier, il y a toute une série de pièces qui peuvent «lâcher» avec des effets autrement plus graves. Il s'agit notamment des pièces qui constituent le système de freinage ou celui de la direction. Ce sont des paramètres qui sont rarement évoqués lors des accidents de la route qui ont atteint des proportions de véritable fléau dans notre pays. La tendance est plutôt dans la mise en avant de «l'élément humain» comme première cause des hécatombes sur nos routes. Autour de 4000 morts chaque année et des dizaines de milliers de blessés dont un nombre indéterminé décède bien après l'accident. La proportion des victimes de la route, qui restent handicapés à vie, n'est pas non plus prise en compte dans les statistiques. Ceci pour dire que les statistiques sont en deçà de la réalité dans ce domaine. Que les 4000 morts ne sont que ceux qui décèdent sur le lieu de l'accident. Que le nombre des handicapés de la route reste à déterminer. Que le véritable coût financier en dépenses de santé, pour les blessés et les handicapés, n'est pas chiffré avec précision. Surtout s'il fallait lui ajouter l'inactivité, subite, de ces victimes, qui a aussi un coût en termes de manque à gagner pour l'économie nationale. Que ces victimes nous pardonnent de pousser le raisonnement jusqu'au bout, mais c'est l'analyse du problème qui l'oblige. On disait donc que la moitié du parc automobile aujourd'hui a plus de 20 ans. En cette période de vacances et si vous êtes sur les routes, il y a un petit jeu pour s'occuper. Celui de compter le nombre de ces véhicules que vous croisez en lisant leurs plaques d'immatriculation. Ce qui sera utile au moins pour prendre vos distances et être plus prudents lorsque vous êtes derrière eux. Leur potentiel de risques qu'ils courent et auquels sont exposés les autres automobilistes, est énorme. Ce qui ne dédouane en rien les véhicules plus récents. Des anomalies ont été constatées, et pas des moindres, dans les véhicules plus récents. On appelle cela des «défauts de fabrication». Dans les pays développés, il est courant que des constructeurs rappellent des millions de leurs véhicules déjà vendus, pour changer des pièces qui se sont avérées, après leur mise sur le marché, défectueuses. Des opérations qui n'ont, sauf erreur, jamais touché notre pays où pourtant roulent les mêmes véhicules incriminés. Les causes sont connues. Certains pourraient opposer le fait que les contrôles techniques obligatoires, tous les deux ans, aux véhicules dans notre pays suffisent à écarter ces risques de «vieillesse». Pas du tout. D'abord, c'est un contrôle sommaire. Ensuite et après cinq années de «bons et loyaux
services», les véhicules devraient passer au contrôle chaque année. Il n'est pas normal que les véhicules neufs soient examinés de la même manière et au même rythme que les véhicules qui ont 20 ans d'âge. La meilleure preuve se trouve dans les textes réglementaires du permis de conduire. Au-delà d'un certain âge, le conducteur doit renouveler son permis de conduire toutes les 2 années. Avec comme pièce centrale à fournir un certificat médical de bonne santé. Pourquoi ce qui est appliqué à l'homme ne le serait-il pas au véhicule? A cette cause d'accidents, il reste toutes les autres bien sûr. Elles sont nombreuses. Du non-respect du Code de la route et notamment la vitesse jusqu'à la somnolence au volant en passant par l'utilisation du téléphone portable, voire même des SMS. Un peu moins visibles sont les usures des pneus, les défauts de clignotants ou de stop, les défauts d'essuie-glaces qui réduisent la visibilité, etc.etc.. Si l'état d'ivresse au volant a disparu, la consommation de drogues l'a remplacé. Il ne faut pas être expert pour savoir que si des dizaines de tonnes de drogues sont saisies par nos services de sécurité, il y a toujours une partie qui échappe aux mailles du filet. Malgré tout et devant la multiplicité des causes possibles d'accidents de la route, le phénomène est maîtrisable. Le fléau peut être sérieusement réduit. Pour peu que toutes ces causes soient bien répertoriées et trouvée la bonne solution à chacune d'entre elles. Avec une application et un suivi constant, rigoureux et ferme sur le terrain. On peut et on doit le faire. Il s'agit de vies humaines. En attendant, soyez vigilants si vous êtes sur la route des vacances!

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