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Et si le 1er Novembre 54 n'avait pas existé?

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La vie des Algériens a complètement changé en 61 ans. L'obésité a remplacé la faim. La villa a remplacé le gourbi. L'école est ouverte pour tous. La dignité a remplacé la soumission. Tout ceci et bien d'autres acquis ont été possibles grâce aux hommes de Novembre qui ont donné leurs vies. Ceux qui remettent en cause ce legs doivent se ressaisir!...

Un jour, la vie. Il est impensable pour tout Algérien, normalement constitué, de vivre le 1er novembre comme les autres jours de l'année. Ce jour- là, en 1954, une nouvelle destinée s'ouvrait pour tout le peuple algérien. Ce jour-là, une poignée d'Algériens avait décidé de sortir leurs compatriotes de l'enfer colonial. Une décision qui, à l'époque, apparaissait non pas comme un défi, mais comme un délire. Sans moyens, ou presque, ils avaient décidé de combattre par les armes la quatrième puissance militaire mondiale de l'époque. Ils avaient décidé, avec quelques armes à feu rudimentaires et des explosifs artisanaux, d'engager le combat contre des chars, des avions, des navires de guerre et un arsenal d'armes inépuisable. Très peu, pour ne pas dire personne, ne donnait la moindre chance à leur décision d'aboutir. Au total ils étaient 22 Algériens à avoir pris cette décision qui a surpris et étonné le monde entier. Ils ont désigné six membres, parmi eux, pour prendre la tête du mouvement de Libération nationale. C'est à ces derniers qu'est revenue l'organisation politique et militaire de la lutte armée ainsi que sa date de déclenchement. Leurs noms resteront gravés à jamais dans l'histoire de l'Algérie jusqu'à la nuit des temps. Il s'agit, par ordre alphabétique, de Ben Boulaïd Mostefa, Ben M'hidi Larbi, Bitat Rabah, Boudiaf Mohamed, Didouche Mourad et Krim Belkacem. Ces six dirigeants connaissaient l'énorme poids de la responsabilité qu'ils avaient acceptée et étaient prêts, au sacrifice de leurs vies, à mener leur mission jusqu'à son terme. Leur prise de conscience se retrouve dans le message de Novembre qu'ils ont adressé «Au peuple algérien et aux militants de la cause nationale». Un message qui est également un programme politique sur la lutte qu'ils s'apprêtaient à mener. Un message qui restera un texte fondateur de l'Algérie post-coloniale. Un message qui permet de mesurer leur degré de détermination quand ils le terminent par: «Quant à nous, résolus à poursuivre la lutte,... nous donnons le meilleur de nous-mêmes à la patrie.» Tout le monde aura compris qu'il s'agissait de leur vie qu'ils offraient pour la libération de l'Algérie et des Algériens. Ils étaient tellement prêts à ce sacrifice qu'ils n'ont pas oublié de laisser une photo de groupe pour la postérité. C'est ce que les Algériens gardent, avec leur message, comme souvenir de ces hommes sans qui ils ne seraient pas aujourd'hui ce qu'ils sont. C'est-à-dire libres. C'est-à-dire des hommes et des femmes à part entière. C'est-à-dire des êtres humains vivant dignement. C'est-à-dire des citoyens. Le 1er Novembre 1954 c'était il y a 61 ans. C'était hier. C'était dans la nuit du 31 octobre au 1er Novembre que l'assaut contre l'occupant a été donné. Une nuit comme celle de samedi à dimanche prochain. Il est impensable que ce jour-là, les Algériens puissent ne pas se remémorer la noblesse, le courage et le sacrifice de ceux qui les ont délivrés de l'enfer colonial. De méditer sur ce qu'ils seraient encore sans l'action de ces hommes hors du commun. Sans la guerre de Libération nationale que ces hommes ont déclenché et qui a permis, huit années après et un million et demi de martyrs, l'indépendance de l'Algérie le 5 juillet 1962. Sans la bravoure, la lucidité et la vision de ces hommes de Novembre, les Algériens seraient encore sous la domination étrangère. Une domination infra humaine. Une domination qui ne reconnaissait même pas leur existence. Une abominable domination qui aura duré 132 ans. Près d'un siècle et demi de misère, d'indignité, de peurs, de larmes et de sang. Un exemple parmi mille, quand on aborde aujourd'hui le problème de l'obésité dans notre pays, tout Algérien normalement constitué et connaissant son histoire, sait qu'en Novembre 1954 le problème c'était la faim et la malnutrition. Il ne faut pas se voiler la face. Autre exemple, quand un Algérien prend aujourd'hui le micro pour revendiquer un droit ou contester une décision c'est grâce à ces hommes de Novembre qui l'ont libéré. Avant cette nuit dite de la «Toussaint», l'Algérien avait un seul «droit»: celui de souffrir en silence. Il devait baisser les yeux et la tête devant le colon. Quant on voit tous les enfants algériens sans exception se rendre aujourd'hui à l'école nous le devons aux hommes de Novembre. A l'indépendance, la colonisation avait laissé derrière elle 90% d'Algériens analphabètes. Alors et ce sera notre dernière image, quand on voit toutes ces villas ou même toutes ces cités qui sont autant de logements occupés par des Algériens on ne peut que s'incliner encore plus sur la mémoire de ces hommes de Novembre. Car quand ils se sont soulevés, leurs compatriotes vivaient dans des gourbis ou des abris de fortune. Aucun Algérien en 1954 n'avait un logement décent. La vie que nous menons aujourd'hui dans la dignité et même pour certains dans l'opulence nous l'avons payée au prix fort. Au prix du sang des martyrs. Nul n'a le droit de mettre en péril cet immense héritage qu'ils nous ont légué. A ces hommes politiques qui sont prêts à créer le désordre pour des intérêts étrangers au message de Novembre, nous disons «STOP!». Gloire à nos Chouhada!

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