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Le crash de "l'avion russe", Airbus et Daesh

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En s'écrasant, un Airbus devient un simple «avion». Un simple «Twitt» suffit à Daesh pour semer la terreur. Comment et pourquoi? Le monde en a fini avec l'information. Il est passé à la communication. Une nouvelle arme pour «formater» l'opinion publique...

Points d'impacts. Un crash d'avion est toujours une catastrophe. Une catastrophe, mais aussi des batailles autour des débris. Comme pour le crash qui s'est produit cette semaine de l'Airbus qui transportait des touristes russes et qui s'est écrasé dans le Sinaï en Egypte. Aucun survivant parmi les 224 personnes qui étaient à bord. Passagers et membres de l'équipage. Les causes de l'accident ne sont pas encore connues avec exactitude. Tout le monde attend que les boîtes noires «parlent» pour cela. Tout le monde sauf certains médias. Ceux qui ont de la «voix». Ceux qui sont structurés en réseau. Sous la direction de loobys qui les contrôlent et les font «parler» d'une seule voix. On va se faire plus précis. Quand la première nouvelle est «tombée», il était question de difficultés techniques annoncées par le commandant de bord à la tour de contrôle égyptienne. L'avion avait décollé, samedi dernier à 5 h. du matin de Charm El Cheikh et avait atteint, 23 minutes après, son altitude de croisière à 9144 mètres. Voilà ce que l'on sait avec certitude. Le reste n'est qu'hypothèses, spéculations et manipulations. Le tout compris dans une communication de crise qui n'a rien à voir avec l'information. Il s'agit d'intérêts économiques. A aucun moment la marque de l'avion (un Airbus) n'est mise en avant. Il était question «d'un avion russe», «d'un vol charter», «du vol Charm El Cheikh-Saint Petersbourg», «d'un avion transportant des touristes russes», etc. Ce n'est que dans le corps du texte que quelquefois et pour donner l'impression de neutralité que le mot «Airbus» est mentionné. Les professionnels connaissent la technique. La volonté d'épargner l'image de marque de l'avion européen était aveuglante. Des médias européens qui «protègent» un avion européen, quoi de plus normal? Sauf que ce n'est pas de l'information. C'est toute la différence avec la communication qui sert à orienter l'opinion publique, de sorte qu'elle ne retienne que ce que l'on veut qu'elle retienne. Pour atteindre cet objectif tous les «ingrédients» sont bons à prendre. C'est par un simple «twitt», au début, qu'une revendication attribuée à Daesh a surgi. C'était suffisant pour abonder dans le sens d'un acte terroriste. Ce qui élimine la thèse de l'accident. Comme «l'avion» était à 9000 mètres, c'est-à-dire hors de portée des missiles dont disposerait Daesh dans la région, la «bifurcation» sur une bombe «placée à bord avant le décollage» s'est vite opérée. Chez l'américain Boeing, le principal concurrent d'Airbus, la manoeuvre n'est pas passée inaperçue. Ce qui explique l'intervention des autorités américaines pour qui «l'acte terroriste n'est pas crédible». Ce à quoi répliquent les médias européens que «l'Etat islamique (ils disent de moins en moins Daesh) n'a jamais fait de fausses revendications». Donc il faut le croire sur parole. Dans cette bataille «économique», la place des victimes de ce drame est plutôt réduite. On en est là en attendant le décryptage des boîtes noires. Et quelles que seront les conclusions de ces boîtes, les communicants de l'avion européen trouveront très certainement la parade. Dans le plan «B» comme on dit. Ce sera soit la faute à la compagnie russe, soit à l'assistance au sol égyptienne, soit une erreur humaine de l'équipage. L'Airbus doit rester cet avion «le plus sûr».
Finalement, dans cette affaire et jusque-là, la communication de crise aura réussi à atteindre un double objectif: épargner autant que faire se peut la marque «Airbus» et amplifier la capacité de nuisance de Daesh. Nous sommes face à une gymnastique qui n'a rien de nouveau. Tout le monde se souvient de l'avion affrété par Air Algérie et qui s'est écrasé, avec 116 personnes à bord (aucun survivant) dans le Nord du Mali le 24 juillet 2014. Mais la mémoire collective n'aura pas retenu que l'avion était un «Mac Donnell Douglas» et qu'il appartenait à une société espagnole «Swiftair». On se souvient également des titres diffusés par les médias où il était toujours question de «l'avion Air Algérie». L'intention de nuire au pavillon national et partant à l'Algérie de manière plus «subliminale» n'est plus un secret. Dans cette catastrophe aussi, l'acte terroriste a été privilégié sans attendre les conclusions de l'enquête. Ce n'est que quelques mois plus tard que les boîtes noires ont pu révéler que l'accident était dû «au givrage des capteurs de pression», c'est-à-dire une défaillance technique. Mais comme du temps s'était écoulé et que l'accident n'était plus d'actualité, ces véritables causes ne seront retenues par personne. Le mal était fait. L'opinion publique retiendra à jamais que c'est «l'avion d'Air Algérie» qui a crashé au Mali. Les «Mac Douglas» et la société espagnole peuvent continuer leurs affaires paisiblement et sans aucune «tâche». Les médias s'étaient donné le mot pour «taper» sur l'Algérie et ils ne s'en sont point privés. Pour «l'avion russe de Charm El Cheikh», son crash est retiré de l'actualité depuis mardi dernier. Le contenu des boîtes noires ne remettront l'événement à la «Une» que si elles confirment l'acte terroriste. Sinon ce sera un petit filet qui passera inaperçu. Tout ceci pour dire que le monde est passé de l'information à la communication. Une nouvelle arme aux dégâts multiples!

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