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Lettre aux "enfants parlementaires" d'Algérie

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Ils ont occupé le palais Zirout Youcef. Ils se préparent à prendre la relève. A ces écoliers qui sont nés au cours de la décennie noire sans trop comprendre, avec leur innocence, ce qui arrivait à leur pays, nous adressons cette lettre. Pour leur expliquer ce qu'ils ont vu avec leurs yeux d'enfants...

Histoire récente. Cette semaine, nous avons eu droit à une belle image de nos enfants «siégeant» à l'APN (Assemblée Populaire Nationale). Des élèves de différents établissements scolaires du pays, nullement intimidés, étaient là comme pour une répétition du rôle qui les attend demain. Celui d'assumer la relève dans la gestion des affaires du pays. D'être les dirigeants de demain. La profondeur de leurs prises de paroles confirme qu'ils seront à la hauteur. Il n'est cependant pas inutile de leur faire part de la tragédie nationale au cours de laquelle ils sont nés. Leurs yeux d'innocents ont certainement gardé des images sans contenu réel. L'école doit les y aider en leur transmettant les phases historiques par lesquelles sont passés leurs aînés, leurs aïeuls et leurs ancêtres. Pour leur faire éviter les mêmes erreurs. Les médias qui «écrivent l'histoire au présent» aussi doivent apporter leur contribution à ces espoirs de l'Algérie future. Nous le faisons aujourd'hui sous forme de lettre ouverte à toutes et à tous ces enfants d'Algérie. «Vous avez ouvert les yeux dans une Algérie en proie à une furie sanguinaire. Dès votre première enfance vous vous êtes rendus compte que quelque chose n'allait pas dans ce pays, le vôtre, pourtant si grand et si beau. Vous avez assisté au ballet quotidien des enterrements, aux pleurs des femmes, aux cris des enfants et à la douleur que cachaient mal les hommes. Et si aujourd'hui vous savez qu'il y a eu 200.000 morts et des centaines de milliers de blessés et que même des enfants parmi vous n'ont pas été épargnés, vous ne compreniez pas encore pourquoi cette folie s'était-elle emparée des adultes. Il vous faut savoir, maintenant que vous êtes en âge de comprendre, que c'est la bêtise humaine qui est en cause. Oui, la bêtise, car tout a commencé par le fait de quelques-uns parmi nous qui se croyaient «plus éclairés». Qui se croyaient aussi investi d'une mission, celle de rétablir des valeurs spirituelles qui selon eux, étaient en péril. Leur courte vue les empêchait de voir se profiler derrière eux le vrai danger. Celui des forces extérieures qui attisaient les rancoeurs. C'est ainsi que l'AIS (Armée islamique du salut) qui avait commencé a vite été combattue par le GIA (Groupe islamique armé). Le désordre s'amplifiait. D'autres groupes armés sont entrés en action pour que tout le monde «perde la boussole». Il ya eu plusieurs sigles. le Gspc, puis Al Qaîda sans compter une multitude de groupuscules. La République a vacillé plusieurs fois. En moins de dix années, deux présidents de la République (Chadli et Zeroual) ont démissionné. Un président assassiné (Boudiaf). Toute une période sans président de la République. Une direction collégiale (le HCE avec à sa tête Ali Kafi) a assuré la transition. La mort rôdait partout. Les uns fuyaient le pays. D'autres se cachaient. L'armée et les services de sécurité se battaient vaillamment pour protéger le pays et ses habitants. Le monde entier nous avait mis en quarantaine. Aucun avion étranger n'atterrissait chez nous. Nous vivions notre drame à huis clos. Personne n'avait compris avant le 11 septembre 2001, que même les Etats-Unis étaient exposés à ce même terrorisme. Mais déjà, à cette date, nous étions à la fin de notre combat contre la bête immonde. Un homme, un Algérien, un moudjahid connu pour ses capacités d'homme politique hors pair mais qui avait été poussé à l'exil avait compris le problème. Après la démission du président Zeroual, il présenta sa candidature au même titre que sept autres prétendants. C'était en avril 1999. Il fut élu, à une majorité écrasante par le peuple qui plaçait en lui tous ses espoirs. Cet homme avait effectivement la solution. Il commença par réconcilier les Algériens entre eux pendant que les forces de sécurité pourchassaient toujours les terroristes. Ensuite et pendant que l'intensité de nuisance terroriste se réduisait, le nouveau président entreprit la reconstruction économique du pays. Il remboursa la dette extérieure qui hypothéquait notre souveraineté et se lança à remettre en selle l'Algérie sur la scène internationale par une offensive diplomatique sans précédent dans tous les forums internationaux. Les avions étrangers reprenaient progressivement leurs vols sur Alger. Les ambassades rouvraient une à une. Il déroula ensuite son programme de développement d'une telle ambition que peu de personnes y croyaient. A commencer par une multitude de barrages grâce à quoi l'eau commença à couler normalement dans les foyers. Il fit appel aux Chinois pour construire massivement des logements au grand bonheur des mal lotis. Il a même repris de vieux chantiers de 30 ans comme le métro d'Alger et l'a fait aboutir. Il a su la protéger du «printemps arabe». Il en a fait une force régionale reconnue. Cet homme, c'est le président Abdelaziz Bouteflika. Ce qu'il a fait pour sortir l'Algérie du bourbier relève de l'exploit. Les plus grands dirigeants de la planète sollicitent son avis. Il faut que parmi vous, enfants parlementaires, il y ait un ou plusieurs autres enfants prodiges comme lui pour l'Algérie de demain. Prenez de la graine, car le monde sera toujours sans pitié avec les faibles. Et vous ne l'êtes pas!».

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