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"Enterrements" sans regrets en Algérie

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Une véritable révolution est en cours dans les travées de l'administration. Tout en douceur. Simplification des procédures, démarches via le computer, décentralisation des prérogatives, biométrie, puce, ntic, etc,...Les Algériens suivent et vivent avec bonheur la fin d'un calvaire qui n'avait que trop duré...

«Dépollution». Il n'y a pas que l'atmosphère ou les sols à subir les agressions de la pollution. L'administration, conçue pour être au service des citoyens, était elle aussi «contaminée». Conséquence, elle «empoisonnait» la vie quotidienne des administrés. Le mal avait atteint une profondeur telle que les Algériens avaient fini par développer une phobie, une hantise dès qu'il s'agissait, pour eux, d'effectuer une démarche administrative. Même la plus anodine. Retirer un document ou déposer un dossier étaient des épreuves épuisantes, humiliantes, traumatisantes. Rien ni personne n'était épargné. Au point où des «dérivatifs» ont vu le jour «spontanément». Plutôt des «malformations» qui risquaient, avec le temps de devenir «congénitales». L'image la plus proche de cette triste réalité est contenue dans une anecdote que se racontaient les Algériens. «Dis-moi, tu ne connais personne à la poste?» demande un quidam à son ami. «Pourquoi?» questionne ce dernier. «Je dois acheter un timbre-poste!», répond l'ami en question. On dit bien que l'humour guérit bien des maux. Pour un petit timbre-poste il fallait trouver une «connaissance», «un ami de l'ami», «un parent du voisin». Si aucune «intervention» n'était dénichée, alors il ne restait plus qu'à «glisser la pièce». Plutôt les billets. C'est ainsi que la corruption prenait forme et se développait. De même que le clientélisme. Des réseaux se mettaient carrément en place. L'agent de la poste rendait service à l'agent de l'hôpital qui à son tour rendait service à l'agent des impôts, lequel à son tour...C'est une véritable chaîne de «solidarité» et «d'entraide» pour résoudre des problèmes dont les auteurs étaient ceux-là même qui faisaient partie de cette «solution». Au fil des années, des décennies, la «pieuvre» avait eu le temps de lancer ses «tentacules» dans tous les secteurs de la fonction publique et ses alentours immédiats. Les Algériens avaient fini, avec le temps, par développer comme un sentiment de résignation. La recherche d'une «intervention» en troc ou en cash faisait partie d'une certaine «normalité» que très peu osaient contester. Et puis, un jour, le gouvernement s'est décidé à prendre le problème à bras-le-corps. La décision ressemblait à une gageure. A un défi perdu d'avance tellement le «dossier» était lourd, très lourd et ses «racines» trop profondes. Il faut reconnaître (maintenant que les avancées sont palpables) que nos responsables avaient bien appréhendé le problème et ses solutions. Mais surtout qu'il fallait préparer les conditions préalables. Ce qui explique que tout a commencé avec la numérisation de l'état civil. Cela exigeait du temps. Il fut pris. Et c'est à doses homéopathiques que la thérapie a été «administrée». C'est ainsi et en parallèle que la simplification, de certaines procédures, a été introduite progressivement. Comme «datation au carbone» et sauf erreur la première de ces simplifications fut l'abrogation de l'autorisation paternelle pour les enfants voyageant accompagnés de l'un des deux parents. La montée en cadence de cette simplification n'a pas cessé depuis des années. Grâce à la mise en place, de plus en plus large, de l'administration électronique une fois la numérisation de l'état civil achevée. 12 S, passeport biométrique, carte Chifa, extraits du casier judiciaire et certificat de nationalité délivrés en temps record, suivis des affaires de justice en cours sur un simple clic, formulaires téléchargeables, Simulation du calcul de l'impôt via le computeur, etc. Ces derniers jours, la cadence s'est accélérée. Cette semaine et en moins de deux jours, le ministère de l'Intérieur a envoyé aux citoyens des SMS les informant que le certificat de résidence n'est plus exigé aux mineurs pour un passeport, un permis de conduire ou une carte d'identité. L'autre SMS annonce que le certificat de capacité (médical) n'est plus exigé pour le renouvellement du permis de conduire. Il y a comme des connections opérées entre les différents fichiers informatisés qui permettent aux différentes administrations d'obtenir directement les informations que devaient fournir auparavant les citoyens. Il faut ajouter que cette simplification, si elle remplit d'aise le citoyen et contribue à son bien-être, a des retombées positives multiples. Tout récemment, nous avons entendu le directeur général de la Cnas annoncer que la capacité de la «puce» de la carte chifa allait être augmentée. Pourquoi? Pour lutter contre le gaspillage des médicaments induits par la multiplication des ordonnances prescrivant, simultanément, le même médicament à un même malade. La liste des simplifications ne s'arrête pas là. Il y a cette possibilité offerte de retirer un acte d'état civil dans n'importe quelle APC du pays, d'obtenir son passeport et sa carte d'identité au guichet de la mairie, l'introduction du NIN (numéro d'identification national), un identifiant propre à chaque citoyen, etc, etc. Une véritable révolution est en cours dans les entrailles de l'administration. Tout en douceur. Une révolution au profit des administrés algériens. Qui l'eut cru, il y a quelques années à peine?

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