Prévisions pour le 23 Septembre 2018

 Adrar Min 27 °C Max 33 °C
23
 Laghouat Min 17 °C Max 28 °C
34
 Batna Min 12 °C Max 25 °C
32
 Biskra Min 20 °C Max 33 °C
34
 Tamanrasset Min 21 °C Max 30 °C
30
 Tlemcen Min 18 °C Max 29 °C
32
 Alger Min 20 °C Max 28 °C
32
 Saïda Min 17 °C Max 29 °C
34
 Annaba Min 21 °C Max 28 °C
34
 Mascara Min 16 °C Max 30 °C
32
 Ouargla Min 23 °C Max 33 °C
32
 Oran Min 21 °C Max 27 °C
32
 Illizi Min 23 °C Max 33 °C
28
 Tindouf Min 24 °C Max 35 °C
32
 Khenchela Min 12 °C Max 23 °C
34
 Mila Min 15 °C Max 28 °C
32
 Ghardaïa Min 20 °C Max 30 °C
32
Accueil |Chroniques | L’envers du décor |

Nous sommes tous "Ouled Tessaâ Chouhr"!

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Nourris par le collectivisme qui a inhibé nos capacités, nous en sommes réduits à tout exiger de l'Etat. A ne plus savoir gérer notre quotidien. Un handicap, oui! Une fatalité, non! La chute du prix du pétrole est une chance pour chacun d'entre nous. Pour faire fortune! Comment?...

Richesses. La chute du prix du pétrole est-elle une mauvaise ou une bonne nouvelle? Au lendemain de l'indépendance cela aurait été forcément une mauvaise nouvelle. A cette époque-là, les caisses de l'Etat étaient vides. Après l'euphorie de la liberté enfin arrachée, la vie qui reprenait son cours s'annonçait des plus difficiles. Il fallait subvenir aux immenses besoins de toute une population plongée durant un siècle et demi dans une grande précarité faite de misère et d'ignorance. Au préalable, le premier gouvernement de l'Algérie indépendante devait trouver les moyens d'assurer le fonctionnement du pays. Comme la distribution des produits alimentaires. Comme la distribution de l'électricité, de l'eau. Comme les soins aux malades. Comme les écoles. Comme les services postaux. Comme les transports. Etc...
Tous ces services étaient monopolisés entre les mains des colons qui avaient choisi de quitter massivement le pays. Difficile de rendre avec fidélité l'image réelle de la situation socio-économique catastrophique héritée au lendemain de la victoire. Les Algériens, tous les Algériens ne savaient ni lire ni écrire. Seule une petite poignée d'entre eux (environ 10%) avait fréquenté l'école dans son sens large. C'est-à-dire tous les paliers confondus. Une petite poignée qui n'avait cependant aucune expérience professionnelle. C'est ainsi que nos dirigeants de l'époque n'avaient d'autres choix que de se tourner vers la coopération étrangère. Par ce biais, une partie de notre enseignement fut assuré par des Egyptiens. Une partie de notre système de santé fut assuré par des Cubains. Un peu plus tard, un accord de coopération technique a pu être signé avec l'Etat français. Pour l'enseignement universitaire et le fonctionnement de diverses administrations du pays. Les Algériens découvraient que leur nouvelle vie d'hommes et de femmes libres avait des exigences qu'ils ne pouvaient pas assurer eux-mêmes. Les plus conscients se sont mis en quête du savoir. En mettant les bouchées doubles.
Les cours du soir avaient un succès sans précédent. Les adultes s'y rendaient avec l'enthousiasme que pouvait procurer le savoir à l'amélioration de leur condition humaine. A cette époque-là nos recettes étaient constituées de la fiscalité pétrolière tirée de l'exploitation de notre pétrole, principalement à Hassi Messaoud, par les compagnies étrangères. C'était maigre par rapport aux profits que réalisaient ces compagnies sur nos propres richesses naturelles. C'est pourquoi et à l'annonce de la nationalisation, en 1971, de nos hydrocarbures, le peuple algérien a laissé exploser sa joie. Depuis cette date, le pétrole allait rythmer toute notre vie. Une manne qui était une chance pour nous dans l'immédiat. L'Etat importait pour nous de nouvelles denrées alimentaires. De la banane jusqu'à la morue qui ne faisait pas partie de nos habitudes alimentaires et qu'on a dû abandonner. Avec cette manne l'Etat assurait tout pour nous. La gratuité de l'école. Des soins. Les «Souks el fellah» (supermarchés socialistes) ouverts par l'Etat étaient quotidiennement envahis par les Algériens qui s'approvisionnaient au prix coûtant. Sans marge bénéficiaire à la vente. Pour faire court, l'Etat s'occupait de tout. Les citoyens étaient servis pour tous leurs besoins. C'était l'époque de l'assistanat. C'est à partir de là que la rente pétrolière a perverti notre conception de l'utilité du travail. D'entreprendre. De créer. D'innover. C'est un lourd handicap, encouragé par l'option socialiste prise par nos dirigeants, que nous traînerons pendant longtemps. Que nous traînons encore pour être plus juste. Nourris par le collectivisme qui a inhibé nos capacités individuelles, nous en sommes réduits à ne plus savoir gérer notre quotidien. A tout attendre de l'Etat. Aujourd'hui que le pétrole nous a lâchés, c'est forcément perçu par tout le monde comme une mauvaise nouvelle. Mais tous ceux et celles qui prennent la peine d'analyser plus objectivement, se rendront compte que nous avons là une chance unique pour construire une économie durable par opposition au pétrole qui n'est pas renouvelable.
Nos potentialités, hors hydrocarbures, sont immenses. Industries, agriculture, tourisme, etc... sont autant de secteurs complètement vierges où chacun de nous peut faire fortune. Surtout avec toutes les facilités mises en place par l'Etat. Un industriel de Bordj Bou Arréridj a récemment reconnu publiquement à la télé, que l'Algérie est pour lui, aujourd'hui, un véritable eldorado. Dans cette crise financière et économique qui est mondiale, l'Algérie est le seul pays à offrir à ses enfants des aides pour créer leur propre entreprise. Une chance que n'ont ni les Grecs ni les Espagnols ni les Français. Des peuples qui prennent leur mal en patience dans cette infinie sagesse qui caractérise les êtres civilisés. Alors oui et pour les rattraper, la chute du prix du pétrole est une chance pour nous. Pour nous reprendre en charge et apprendre à nos enfants la recette de la réussite individuelle. Par la force de l'intelligence de chacun. Par le travail et l'effort. Comme les pionniers américains. Pourquoi pas? «Ouled Tessaâ Chouhr» comme nous, non?

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha