Prévisions pour le 25 Septembre 2018

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Une nouvelle classe politique est en marche

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Regardez-les! Chaque soir, ils et elles passent au 20h ainsi que dans les émissions de la télé publique, consacrées au débat sur la révision. De jeunes talents, de brillants universitaires, jeunes hommes et jeunes femmes, expliquent les nouvelles dispositions constitutionnelles. Ils et elles le font avec brio. Avec une éloquence surprenante...

Fruits. Tout le monde l'aura remarqué. Cette semaine, le débat sur la révision de la Constitution a eu sa part du lion, notamment sur les chaînes de la télévision publique. Un peu moins sur les chaînes privées. Du côté du personnel politique c'est plus mitigé. Les uns se sont mis en congé. D'autres se veulent critiques. D'autres enfin tentent de chahuter le débat. En «tamisant» le tout, il se dégage une forte impression que le profond changement porté par cette révision nécessitera, à coup sûr, un «rafraîchissement» des hommes et des femmes qui seront chargés de son application. Pourquoi? Comment? En «ratissant» le plus largement possible le champ politico-médiatique, on s'aperçoit que la classe politique dans son ensemble (les pour et les contre) n'a pas brillé par ses explications détaillées et convaincantes pour justifier son positionnement. Il y a ceux qui ont dit que cette révision était «parfaite» sans trop expliquer pourquoi elle l'était à leurs yeux. Tout au plus ont-ils trouvé un ou deux articles pour «meubler» leur temps d'intervention. Pour le reste, tout le reste des articles enrichis qui sont très nombreux et qui touchent tous les aspects du nouveau fonctionnement qui attend notre pays, rien. Et c'est là où la question de savoir s'ils ont vraiment compris les nouvelles dispositions constitutionnelles ou pas, se pose. Y répondre par la difficulté «technique» de commenter un texte juridique qu'auraient des politiques est un raccourci des plus fallacieux. Au-delà des constitutionnalistes qui lisent et expliquent le texte de manière experte, il y a la lecture politique des grands axes et de l'esprit de cette Loi fondamentale remaniée. Cette lecture n'a pas eu lieu. Ou du moins on a assisté à un «consensus» du style «nous la soutenons» adossé à un «circulez, y a rien à voir!» pour cacher ce qui peut l'être. Peine perdue. Ceci pour le personnel politique qui soutient le programme du président. D'ailleurs un tel soutien suppose pour les formations politiques de ce personnel de se mobiliser et d'organiser de vastes campagnes d'explication, de vulgarisation et de sensibilisation à travers tout le pays. Rien non plus de ce côté-là. Ni le FLN, ni le RND, ni le MPA ou TAJ ne se sont illustrés dans de telles campagnes. Faut-il préciser que si c'est le Parlement qui est appelé à voter le texte, il n'est pas exclu que le président de la République décide, en plus, d'un référendum pour renforcer la légitimité de cette révision. C'est dire toute la réactivité des partis politiques. Ceux de l'opposition ne sont pas mieux «lotis» que ceux de la majorité, dans ce domaine. Nous avons deux types d'opposition dans le pays. Ceux qui sont représentés au Parlement et ceux qui représentent au mieux leur clan, au pire leur seule personne. Ceux qui sont au Parlement se divisent en deux groupes. Il y a les taiseux, genre «indifférents». Allez savoir, dans leur silence, s'ils ont ou non mieux compris le texte que les autres. Beau refuge. L'autre groupe est celui qui «rejette dans la forme et dans le fond» le texte. Là non plus, il n'y a rien à discuter. Ni la forme ni le fond.
Autre beau refuge. Et puis, il y a une troisième catégorie de personnel politique sans formation structurée mais qui, pour avoir occupé de hautes fonctions par le passé, sort de vieilles affaires pour chahuter le débat sur la Constitution. Démontrant par là son opposition au texte et son activisme pour entraver son cours. Tous ces «politiques», dans leur ensemble, peuvent être regroupés dans la même «case». Celle des «conservateurs». Ils ne veulent pas entendre parler de changement. Pour continuer à exister. Ils sont persuadés que dans cette nouvelle Algérie que dessine la révision de la Loi fondamentale, ils perdraient au «change».
Se trompent-ils? Pas forcément car et dans le même temps, la télévision publique a réussi le tour de force de dénicher, on ne sait comment, de jeunes talents, de brillants universitaires, jeunes hommes et jeunes femmes, pour venir expliquer et détailler au peuple algérien le contenu des nouvelles dispositions constitutionnelles. Ils et elles le font avec brio. Avec une éloquence surprenante pour des personnes non habitués aux caméras. Ils et elles dégagent même un certain charisme. On en a vu une petite poignée mais rien ne dit que notre télé nationale n'en a pas d'autres dans sa «besace». Une nouvelle génération d'acteurs politiques au diapason du changement annoncé par le projet d'enrichissement de la Constitution. Non seulement, ce «gisement» de valeurs redonne espoir à tous les Algériens quant à la relève générationnelle, mais rend également dérisoires les gesticulations stériles de l'ancien personnel.
Regardez-les! Chaque soir, ils et elles passent au 20h et dans les émissions consacrées au débat sur la révision. L'événement est de taille. On passe de «l'analogique» au «numérique». Du coup on reprend confiance. La relève est assurée!

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