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Où trouver un plombier de l'Ansej?

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L'Etat y consacre des centaines et des centaines de milliers de milliards. Des plombiers, des menuisiers, des mécaniciens, des électriciens, des peintres créent leur microentreprise. Sans aucun moyen de les contacter en cas de besoin. Leur réussite, l'emploi, toute l'économie sans oublier notre bien-être dépendent de ce «contact». Qui est responsable?...

Maillon manquant. Dans un foyer, il y a toujours de petites réparations à faire. Une vitre brisée. La cafetière électrique ou le fer à repasser qui tombent en panne. Un robinet qui fuit. Un appareil de chauffage à installer. Les murs à repeindre. Etc, etc. Il arrive également que dans un foyer, le mari et parfois même l'épouse soient doués pour le bricolage. Ceux-là s'en sortent plutôt bien. Sauf qu'ils représentent l'exception et que leur champ d'intervention a des limites. Surtout en plomberie. Ceci pour dire que dans la majorité des cas, le recours à un artisan est incontournable. Ce qui veut dire aussi que le marché que représentent ces dites réparations est important. Avec une demande permanente propre à l'entretien et la maintenance. Et si l'on ajoute à ce potentiel, les millions de logements nouveaux dont ont bénéficié les Algériens durant la dernière décennie, si l'on a également à l'esprit que la démographie oblige la programmation ininterrompue de nouveaux logements, on s'aperçoit que le marché de la petite réparation à domicile est un fabuleux trésor. Pour l'emploi, pour l'économie et pour le bien-être des citoyens. C'est là une «étude de marché» certes rapide, mais que personne ne peut contester. Le problème, c'est là où nous voulions en venir, est que face à cette demande, l'offre est sinon inexistante, du moins invisible. Jusque-là, ce marché fonctionne grâce au «système D». Par les bricoleurs que nous avons cités plus haut. Et par le bouche-à-oreille avec souvent des surprises «irréparables». Des faux plombiers qui vous occasionnent des dégâts bien supérieurs à la panne pour laquelle ils ont été sollicités. Encore plus nombreux sont les faux peintres qui badigeonnent les murs, les plafonds et même...le sol. Leurs pinceaux n'épargnent rien. Ni les interrupteurs ni les poignées de portes, rien. Tout y passe. Qui n'a pas, au moins une fois, vécu de telles mésaventures? Vous l'aurez remarqué, nous n'avons pas voulu ajouter les drames occasionnés par des installations défectueuses des appareils de chauffage. Et même des canalisations de gaz à l'intérieur des domiciles. Ceci pour nous confiner à l'utilitaire sans catastrophisme. Oui, mais alors, direz-vous, où sont les plombiers, les menuisiers, les mécaniciens, les électriciens, les peintres que l'Ansej et les autres organismes (Cnac, Angem, etc) ont aidé à monter leurs petits projets? Ils existent. Ils sont des dizaines de milliers. L'Etat a consacré à ses microcrédits des centaines et des centaines de milliers de milliards. Alors, on s'est mis à la recherche de ces artisans. Nous avons visité tous ces organismes d'aide, aucun n'est capable de dire combien de plombiers ou de menuisiers il parraine. Pour toute réponse, les responsables qui «suivent» ces projets (en réalité, ils ne suivent rien du tout), vous plaquent à la figure des statistiques. «En 2015 nous avons accordé tant de milliards de crédits à tant de jeunes. Nous avons fait mieux qu'en 2014!» lancent-ils en bombant le torse et en vous regardant de haut. D'accord, d'accord, mais où sont-ils ces jeunes? Où peut-on les trouver quand on a besoin de leurs services? De temps à autre on les aperçoit à la télé recevant leurs véhicules aménagés en ateliers flambant neuf. Mais juste après, leurs traces se perdent. Aucun annuaire professionnel n'est disponible depuis belle lurette. La poste qui les confectionnait par le passé est hors course depuis l'avènement du téléphone mobile.
Les Chambres de commerce et d'industrie? Personne ne sait ce qu'elles font au juste. Aucun site Web pour répertorier ces jeunes artisans n'existe. Par métiers. Par wilaya. Par commune. Sur les sites des agences suscitées rien non plus sinon les statistiques comme on l'a déjà dit. L'Etat a pu connecter 1541 communes, pourquoi serait-il plus difficile d'interconnecter ces agences et recenser les jeunes qu'elles ont aidé à créer leurs propres entreprises? Que ces agences dépendent du ministère du Travail ou de celui de la Solidarité nationale, c'est tout de même toujours le même gouvernement. Et le Centre national du registre du commerce, pourquoi ne pas le mettre à contribution? Les responsables qui ne font pas l'effort de corriger cette aberration doivent savoir qu'un tel annuaire est un outil d'une importance insoupçonnable. Pour les microentreprises naissantes en garnissant leurs carnets de commandes. Un moyen également de développer ces TPE en PME, voire en entreprises plus grandes. C'est aussi un moyen supplémentaire pour éviter les échecs de ces jeunes créateurs. Pour qu'ils puissent offrir de nouveaux emplois en se développant. Il faut en finir, une fois pour toutes, avec cette mentalité bureaucratique qui consiste à se limiter à donner des crédits sans se soucier de ce qui pourrait advenir après. C'est avec ce tissu de TPE et de PME-PMI que nous réussirons cette diversification de notre économie hors hydrocarbures. L'enjeu est de taille. Le droit à l'erreur doit être proscrit. Le baril est sous les 30 dollars. Et puis, s'il fallait ajouter une autre raison pour mieux convaincre, il s'agit du bien-être des citoyens. Trouver un plombier agréé tout près de chez soi en un clic produit le même bien-être que la révolution du biométrique.

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