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Zika, le virus qui défie le Vatican

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Un nouveau virus cause des anomalies irréversibles aux nouveau-nés. Il sévit dans de nombreux pays dont le Brésil qui prépare les Jeux olympiques de cet été. Il vient également d'être signalé en Europe. Les partisans du droit à l'avortement ont la partie belle. Sans vaccin, sans traitement, l'Algérie peut se protéger!...

Comme les trains. Un virus en cache toujours un autre. Après Ebola voilà qu'apparaît le virus Zika. Il a été signalé un peu partout dans le monde. Dans certaines parties d'Afrique. Dans d'autres aux Amériques. Y compris aux Etats-Unis. Et depuis peu en Europe. Au total, il a été signalé dans une vingtaine de pays. Pas en Algérie. Enfin pas encore car «pigeons voyageurs» que nous sommes, le risque de voir le virus atterrir sur notre sol n'est pas à écarter. Autant être informés et prendre des précautions dès maintenant. Commençons par la présentation de ce virus. Date et lieu de naissance. Il a été détecté pour la première fois en 1947 chez un singe macaque dans la forêt Zika en Ouganda. D'où son nom. Pris en charge par les scientifiques, il est confiné dans les laboratoires. Une trentaine d'années plus tard, soit dans les années 1970 du siècle dernier, il réapparaît en Nigeria. Mais cette fois pas chez un singe, mais chez l'homme.
Depuis et selon l'OMS «pendant de nombreuses années, seuls des cas humains sporadiques ont été détectés en Afrique et en Asie du Sud. La première flambée épidémique attestée est survenue en 2007 dans le Pacifique. Depuis 2013, des cas et des flambées épidémiques de la maladie ont été signalés dans le Pacifique occidental, dans les Amériques et en Afrique».
L'organisation onusienne évite de citer les cas signalés en Europe (Danemark, Angleterre et France notamment) mais précise tout de même que «compte tenu de l'expansion des milieux où les moustiques peuvent vivre ou se reproduire, elle-même facilitée par l'urbanisation et la mondialisation, des épidémies urbaines majeures de maladie à virus Zika pourraient se déclarer dans le monde entier». On comprend qu'aucun pays n'est à l'abri.
Deuxième étape: comment se transmet le virus? Ce sont les moustiques qui se chargent de «transporter» le virus d'un homme malade vers tous les autres qu'ils rencontrent. L'OMS cite un type de moustique spécifique mais sans être catégorique.
Troisième étape: que risquent les personnes infectées? En général «des symptômes bénins» nous dit l'OMS. Tout rentre dans l'ordre entre 2 et 7 jours est-il ajouté. Sauf que pour les femmes enceintes c'est plus grave. Le virus occasionnerait, chez l'enfant en gestation, une microcéphalie (développement anormal du cerveau). Et c'est là où on passe du bénin au grave. Parmi les pays les plus touchés se trouve le Brésil. Selon le ministère de la Santé de ce pays, près de 4000 cas de microcéphalies liées au virus ont été recensés, à ce jour, chez les nouveau-nés. Comme il n'y a ni vaccin ni traitement connu contre ce virus, ce vide a relancé le débat sur l'avortement au Brésil. Zika s'avère plus efficace que les féministes.
Le Brésil dont la surface représente la moitié de l'Amérique du Sud avec une population de plus de 200 millions de personnes à majorité catholique va obliger le Vatican, qui interdit l'avortement, à trouver «l'antidote» du virus Zika. A chacun de se faire sa propre idée. Le Brésil c'est aussi les Jeux olympiques qui s'y dérouleront cette année en été et qui risquent d'être le grand vecteur d'une pandémie de ce virus.
Revenons à notre pays, l'Algérie, devant cette menace. Comme il n'y a ni vaccin ni traitement connu contre ce virus, il nous faut trouver une autre parade. Celle qui vient à l'esprit c'est la lutte implacable contre les moustiques qui répandent le virus. Il faut dire qu'en été, rares sont les Algériens qui ne se plaignent pas de ces bestioles. Au banc des «accusés», les dépôts anarchiques d'ordures ménagères. Les eaux stagnantes. Bref la pollution où prolifèrent les moustiques. Il faut aussi se rappeler que si les moustiques sévissent en été surtout, la ponte a lieu au cours de la saison de printemps. C'est à ce moment-là que l'éradication des larves est recommandée. C'est à ce moment-là que les services de l'Etat concernés par cette lutte doivent entrer en action de manière la plus énergique et la plus sérieuse surtout. Et si les moustiques sont «tués dans l'oeuf» à cette période, Zika ne viendra pas hanter nos esprits. Ni nos nuits d'été que nous pourrons passer sans souci avec les fenêtres ouvertes. Ce qui autorisera même une économie d'énergie en nous rendant moins dépendants des climatiseurs. Et tant pis pour les vendeurs de produits anti-moustiques.
Comme on peut le constater, une opération de démoustication d'envergure à partir du mois de mars ne présente que des avantages. Toute l'administration, locale, de wilaya et nationale, doit s'investir totalement dans cette oeuvre de salubrité publique. Au moment voulu. En été, il sera trop tard!

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