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Ce jour-là, le 19 Mars 1962...

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Quand les portes de l'enfer s'ouvrent et que les suppliciés courent vers la liberté, il est facile d'imaginer l'immensité de leur bonheur. Aujourd'hui encore, les gardiens de cet enfer sont toujours à l'affût pour revenir casser du «bougnoule». Comment? Ils ont dévoilé leur plan...

Mémorable. Comment décrire, à des jeunes de 20, 30, 40 ans ou même de 50 ans, une journée qu'ils n'ont pas vécue, mais qui détermine leur condition d'hommes et de femmes libres? Comment rendre fidèlement l'intensité de cette journée du 19 Mars 1962 que leurs parents et grands-parents ont eu le privilège de vivre? Comment leur transmettre cette mémoire de manière efficace et juste pour que plus jamais ils ne retombent dans le piège où étaient pris leurs aïeux depuis 1830. Durant 132 ans. Durant 132 ans d'un enfer indescriptible. Depuis ce 5 juillet 1830 où les troupes militaires françaises ont débarqué à Sidi Ferruch, aujourd'hui paisible plage dans la wilaya d'Alger. Ce jour-là en occupant la Casbah d'Alger, les chefs militaires français avaient rassuré la population algérienne qu'ils n'étaient qu'un corps expéditionnaire venu «punir» les pirates qui, à partir des côtes algériennes, écumaient la Méditerranée. Un corps expéditionnaire qui repartirait aussitôt la «punition» infligée. Ces mêmes chefs militaires français avaient promis qu'ils ne feraient aucun mal à la population civile. Qu'ils ne porteraient atteinte ni à leurs biens ni à leur honneur. Des garanties qui furent dûment consignées par écrit et signées par leur chef suprême, De Bourmont. Un engagement qui a servi de ruse pour s'installer dans la durée en commettant les pires exactions sur les Algériens. Dépossessions brutales, viols, razzias allaient être le quotidien du peuple qui se rendait compte, au fil du temps, que les «promesses», même écrites de ces envahisseurs qui se
disaient civilisés, n'étaient qu'un leurre. Un leurre puisque «l'expédition» cachait en réalité une colonisation qui s'est mise en place très vite. Spoliation des terres, maisons saccagées, déportations en masse des Algériens vers les montagnes de l'intérieur du pays et les régions les plus incultes tandis que les troupes d'occupation se mirent en mouvement pour instaurer leur domination sur l'ensemble du pays. Ce qui a donné lieu à des soulèvements armés. Parmi les chefs algériens qui se sont illustrés dans cette résistance, il y a eu l'Emir Abdelkader. Ensuite et après que l'armée française eut, comme lors du débarquement, manqué à son honneur de la «parole donnée», plusieurs soulèvements se sont succédé tout au long des décennies qui ont suivi. El Mokrani, Bouâamama, etc. Il manquait à ces révoltes le caractère national, l'unité du peuple algérien. L'occupant français avait calqué sa stratégie sur l'organisation ottomane qu'il avait trouvée sur place et qui consistait à diviser pour régner. Cela lui a tellement réussi qu'il a fini par s'imposer par la terreur sur l'ensemble du territoire national et passer à la troisième phase qui a été l'annexion pure et simple de notre territoire en départements français. C'est fort des leçons de toutes les révoltes précédentes que celle du 1er Novembre 1954 a pu réussir la reconquête du pays. Les chefs historiques se sont attelés à organiser et consolider l'unité du peuple algérien. Ils savaient qu'un peuple uni est l'arme la plus redoutable dans le monde. Plus que l'arme nucléaire. Ils savaient qu'un peuple uni et déterminé finirait par vaincre même une armée considérée comme puissance mondiale telle celle de la France. On retrouve toute cette stratégie dans la déclaration de Novembre 1954. Ses rédacteurs savaient que la lutte serait longue et les sacrifices lourds, très lourds. D'ailleurs et comme ils l'avaient écrit en affirmant: «Quant à nous, nous donnons le meilleur de nous-mêmes à la patrie», un million et demi d'Algériens ont sacrifié, comme eux, leurs vies. Après près de 8 années de combat, le triomphe a été au rendez-vous le 19 Mars 1962, jour du cessez-le-feu que la France n'aurait jamais accepté s'il lui restait le plus mince espoir de remporter la guerre. Donc et après une longue nuit coloniale de 132 ans et après 8 années d'une lutte armée, inédite dans le monde, les Algériens ont appris ce jour-là qu'ils avaient remporté la victoire. Après toute cette domination qui se compte en générations, la voie vers l'indépendance était enfin ouverte. Surtout que les Français, dans leur immense majorité dans l'Hexagone, avaient exprimé leur adhésion à cette voie par référendum. Il n'y avait que les pieds-noirs (colons venus de différents pays d'Europe) dont beaucoup n'avaient jamais mis les pieds en France pour s'y opposer de manière sanglante. Aujourd'hui encore et après plus d'un demi-siècle, ils n'admettent toujours pas notre indépendance. La haine du «bougnoule» les anime toujours. Ils ne s'en cachent pas et refusent de célébrer, le 19 Mars 1962 qui marque leur défaite. La leur, pas celle de la France. C'est cette haine toujours entretenue et bien transmise aux descendants que nos jeunes ne devraient jamais oublier. Pour ne pas commettre l'erreur fatale de croire les «déclarations d'amour» dont ont déjà usé les envahisseurs en mettant les pieds sur le sol algérien en 1830. «Ce sera plus facile quand la génération de Novembre aura disparu!» avait laissé échapper, il y a peu, Bernard Kouchner, le concepteur de «l'ingérence humanitaire» qui mise, avec ses amis, sur l'oubli. Un jeune averti en vaut deux!

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