Prévisions pour le 27 Septembre 2018

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Le diabète progresse alerte l'OMS

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Aujourd'hui c'est la Journée mondiale du diabète. L'occasion de dire certaines vérités. Sur ce qui est fait ou plutôt ce qui n'est pas fait pour enrayer cette maladie dans notre pays. Sans ménager quiconque...

Colère. La progression du diabète inquiète l'OMS. Son rapport publié mercredi dernier fait état d'une multiplication par quatre de cette maladie chronique dans le monde depuis 1980. L'organisation onusienne utilise même le terme «d'épidémie». Pour mieux comprendre et sans jouer au médecin, il faut savoir que cette progression est directement liée à la prévention. Ou plutôt à la faiblesse, voire à l'absence de prévention. En synthétisant on peut dire que le diabète «s'attrape» par la malbouffe. C'est-à-dire avaler au lieu de manger. C'est-à-dire faire passer sa faim au fast-food plutôt que de s'attabler à la maison. Sans une bonne hygiène de vie et en mangeant n'importe quoi et n'importe comment on se dirige droit vers la prise de poids (synonyme d'obésité) qui, elle, conduit au diabète. Principale cause parmi d'autres évidemment. Il est établi que la majorité des Algériens, surtout dans les villes, déjeune à l'extérieur. Les horaires de travail aménagés en fonction des difficultés des transports publics et des embouteillages ont fini, au fil du temps, à habituer tout le monde à manger dehors et sur le pouce à midi. Femmes, hommes, enfants, jeunes et moins jeunes. L'autre «fléau» est dans les habitudes culinaires qui nous ont «colonisés», à savoir le hamburger, la pizza et les frites. Des goûts et des saveurs qui nous sont totalement étrangers, mais que nous avons adoptés par effet de mode. C'est rapide, c'est chic et...dévastateur. Alors qu'au contraire, un bon couscous avec sa variété de légumes ou un bon tajine traditionnel préparé naturellement et dégusté chez soi offrent toutes les garanties pour ne pas «choper» le diabète. Ajoutez à cela toutes les boissons sucrées, gazeuses ou non, ingurgitées à tout moment et en quantité et vous obtiendrez, à terme, avec un tel «régime», la surcharge de graisse et avec elle, concomitamment, l'exposition au risque plus qu'élevé de devenir diabétique. C'est ce que nous avons appris des avis et recommandations des spécialistes. Vous l'avez compris, nous sommes dans la prévention. Il faut dire que chez nous cette prévention n'est pas au «top». C'est l'OMS qui le dit. Même les statistiques que lui livre notre ministère ne la convainquent pas. Il serait temps de mettre de l'ordre dans cette maladie en Algérie. Il y a des millions de malades (certains parlent de 4 millions). Combien en faudra-t-il de plus pour arrêter de suivre cette épidémie seulement en aval? En accueillant les malades. Une démarche qui ne fait que le bonheur de l'industrie du médicament. C'est une maladie qui entraîne beaucoup d'autres. Comme une bombe à fragmentations. L'insuffisance rénale. D'où les centres de dialyse qui tournent à plein régime. Les affections de l'oeil jusqu'à la cécité. La gangrène et ses mutilations. Les maladies cardiaques, les AVC et on en passe. Jusqu'aux décès causés par le diabète et dont on parle si peu. Il faut arrêter l'hécatombe. Comme il faut arrêter l'hémorragie financière qui en découle et causée à la collectivité tout entière. On a vu le tintamarre qu'il y a eu uniquement au sujet des bandelettes. Pourquoi nos médecins ne suivent pas les recommandations de l'OMS en matière de prévention? Pourquoi sont-ils uniquement préoccupés par les derniers produits qui injectent, testent, régulent et stabilisent le taux d'insuline, lors des journées sur le diabète. Pourquoi les associations qui sont si promptes à organiser ces journées de «sensibilisation» zappent-elles la prévention? Ce sont de graves questionnements qui nécessitent des réponses. Ou à tout le moins des correctifs dans la stratégie adoptée jusque-là face à ce fléau. Si le bilan de l'OMS, publié mercredi dernier, est alarmant, ses projections sur le futur proche le sont encore plus. Notre ministre de la Santé est sur plusieurs fronts, il faut le reconnaître. Nous nous devons, cependant de lui rappeler que contrairement au cancer et à l'autisme, le diabète entraîne plusieurs autres maladies. S'occuper sérieusement à freiner cette maladie c'est gagner la bataille sur plusieurs autres maladies à la fois. Les cadres de la santé qui s'occupent de la prévention et ceux qui ont en charge les épidémies en sont très certainement convaincus. Nous osons l'affirmer, la stratégie de lutte contre le diabète est mal orientée. L'amont est complètement occulté. Pourquoi? Il suffit d'avoir en mémoire la puissance des lobbys du médicament pour avoir une piste de réponse. Mais on ne badine pas avec la santé de tout un peuple. Cette Journée mondiale du diabète offre l'occasion idéale pour dire stop à la dérive!

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