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Paris-Alger, ombres et lumières

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Pourquoi les relations franco-algériennes sont-elles en dents de scie? Pourquoi la position sur ce dossier des présidents Chirac et Hollande diffère de celle de Mitterrand et de Sarkozy? Des pistes de réponse existent. Nous avons suivi quelques-unes...

Interrogations. Cette semaine, les relations algéro-françaises ont été marquées par des «spasmes». Ce n'est pas la première fois. C'est précisément ce qui nous incite à aller plus loin. A remonter le temps pour recenser les moments de grande similitude qui ont eu lieu par le passé. C'est très instructif. Notre Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a parlé de «culture de la haine». Dès lors, il est bon d'essayer de comprendre d'où vient cette haine? Ces raisons? Nous avons déjà rappelé que le Traité d'amitié que projetaient les présidents Bouteflika et Chirac a été «torpillé» par la loi française du 23 février 2005 qui donne à la colonisation «un rôle positif». En considérant seulement ces deux cas, se pose une question essentielle sur l'exercice du pouvoir en France. Voilà deux présidents, Chirac et Hollande, qui ne parviennent pas à faire aboutir leurs décisions. Pourtant la Ve République et son suffrage universel pouvaient laisser croire que la légitimité ainsi obtenue pouvait résister à toutes les formes de pression. Il n'en est rien et même le général de Gaulle, qui en est le père, est considéré publiquement par certains milieux d'avoir été un traître pour avoir accepté l'autodétermination en Algérie. Accuser de la sorte le sauveur de la France lors de la Seconde Guerre mondiale, démontre que la «perte» de l'Algérie est plus importante que le destin de la «métropole» aux yeux des nostalgiques. Au point et pour la même raison De Gaulle a échappé à plusieurs attentats après l'indépendance de l'Algérie. C'est dire l'intérêt qu'il y a à chercher pour mieux comprendre. En quoi l'Algérie est différente du Maroc ou de la Tunisie, deux voisins qui n'ont été ni colonisés ni annexés, mais seulement placés sous protectorat? Pourquoi leurs indépendances ont été moins problématiques que celle de l'Algérie? Nos chercheurs devraient travailler à apporter des réponses à ces questionnements. Voici quelques éléments à verser au dossier. On passe rapidement sur le «il faut que les élections se poursuivent!» lancé, le ton menaçant et le doigt pointé, à l'adresse de notre pays en 1992 (suite à la démission surprise du président Chadli). Ce n'est pas du paternalisme «frelaté» mais le colonisateur en chef qui ordonne. Il a fait la guerre d'Algérie en tant que ministre de la IIIe République. La guillotine c'est lui. Et si l'on passe à la «tragédie inexcusable» du 8 mai 1945, au cours de laquelle 45.000 Algériens ont été assassinés, on découvre que là aussi le pouvoir de Paris était «hors-jeu». De Gaulle qui présidait le gouvernement provisoire dépêcha à Alger son représentant pour mener une enquête. Les «autorités» en place en Algérie ont remis dare-dare l'émissaire dans l'avion en partance pour Paris. Aucune autre suite. Ce sont des moments de la vie politique française identiques qui prévalaient lors du débarquement des troupes françaises à Sidi Ferruch le 3 juillet 1830. Le roi Charles X qui était empêtré dans une grave crise interne avait plus important à faire que de refuser son accord au débarquement. D'ailleurs, il perdit son trône le 22 juillet 1830. Sans même avoir été informé de la prise d'Alger. La parole et l'honneur de la France ont été piétinés par le maintien en prison de l'Emir Abdelkader durant cinq longues années alors que l'accord qu'il avait signé avec le général Lamoricière, en décembre 1847, lui garantissait la liberté. En France des députés se sont opposés à l'accord et le roi Philippe contraint d'abdiquer en février 1848. Napoléon III n'a réussi à le libérer qu'après s'être proclamé empereur en 1852. La première fois, en 1849, il échoua. Il n'était que...président de la République. Et pour finir, qui pourrait croire un seul instant que «le coup d'éventail» n'était pas le fruit d'une conspiration qui préparait le débarquement? Tout comme les créances de Bacri et Busnach? Tous ces éléments et d'autres que nous avons sautés faute de place, prouvent que l'Algérie a toujours été convoitée par des forces qui gravitent à la périphérie du pouvoir français. Ce qui explique les relations en dents de scie entre la France et l'Algérie. Ce qui explique aussi cette «culture de la haine» persistante en France envers l'Algérie. Pas seulement, car une série de documentaires sur l'Algérie diffusés par la chaîne télé «Histoire», pendant la dernière visite de Valls dans notre pays, nous a appris que les appelés français durant la guerre d'Algérie étaient tenus à distance par les familles pieds-noirs. Il n'était pas question qu'un jeune soldat venu de France se hasarde à vouloir se marier avec une de leurs filles. Pourquoi? Les témoignages des appelés qui ont essuyé des refus ne le disent pas. Les Français d'Algérie n'aiment pas les Français de France. Pas seulement les Algériens!

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