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L'école, Benghebrit et nous

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C'est l'esprit qui crée la richesse. Jamais l'inverse. Benghebrit tente de cultiver la matière grise. Pour réveiller l'intelligence qui sommeille en chacun de nous. Elle se bat contre ce qu'elle considère «l'ennemi public» qui n'est autre que la médiocrité. Un «ennemi» qui a des complices...

Miroir. On ne va pas se voiler la face ni se raconter des histoires. L'école algérienne a grand besoin de la réforme en cours. Pour sauver nos enfants. Pour leur permettre de gagner sur le terrain mondial de l'intelligence de plus en plus performant. On le vit. On le voit. L'époque de Charlot vissant des boulons à l'infini est révolue. Son geste est confié aujourd'hui à des robots. L'homme ne pourra plus vivre de ses réflexes ni de ses automatismes. Il lui faudra être plus performant que l'ordinateur. Il le peut car il possède des capacités que la machine n'aura jamais. Il suffit juste de l'aider, de lui créer les conditions idéales pour découvrir toute la richesse de l'intelligence qui sommeille en lui. Une femme se bat pour cela. Elle est ministre de l'Education nationale. Elle applique le programme du président de la République. Son mérite est qu'elle l'applique plutôt bien. Son mérite est qu'elle remplit sa mission avec un grand courage. Son mérite est qu'elle est très intelligente au point d'être inaccessible à la médiocrité qui l'attaque de toutes parts. Mme Benghebrit, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, est en guerre contre «l'ennemi public numéro un» comme elle désigne, très justement, cette médiocrité. Personne, aucun Algérien ne peut, ne doit rester insensible à son combat. Elle se bat pour nous. Pour nos enfants. Pour l'Algérie de demain. Un futur qui ne laissera aucune chance à l'ignorance et à la bêtise que charrie la médiocrité. Il y a au moins deux décennies que le monde a adopté sa nouvelle stratégie que les peuples développés appellent «l'économie du savoir». C'est-à-dire apprendre à créer par soi-même. A innover. Ne plus se contenter de consommer ce que les autres peuples conçoivent et mettent au point. Ces peuples qui ont compris que c'est l'esprit qui crée la richesse. Jamais linverse. Sur ce point tous les humains ont le même potentiel. C'est ce qui les différencie de l'animal. Certes, nous avons quelques points communs avec l'animal. Nous partageons avec eux la mémoire des odeurs et des sons. Par contre, l'animal ne possédera jamais comme l'homme, la parole et la réflexion. Chacun sait que la parole s'apprend au berceau. Il en va de même pour la réflexion qui elle-même découle de la culture de l'intelligence. Pour faire plus simple, nous allons, sans complaisance, décrire quelques symptômes de la médiocrité. Lorsque vous tentez d'obtenir de quelqu'un l'explication de son geste ou de son acte et qu'il répond par «je l'ai fait comme çà!» c'est qu'il est atteint par ce mal. Lorsqu'il répond par «j'ai fait comme tout le monde!» c'est qu'il est conscient de son mal et tente de se rassurer qu'il n'est pas le seul. Voici un exemple pour l'illustration. Il y a une «caméra cachée» que la télévision algérienne possède dans ses archives et qui date des années 1970. Le réalisateur a placé un homme tenant à la main un couffin devant la porte d'une maison. Il faut préciser que c'était l'époque des pénuries. Quelques minutes s'écoulent, un passant se met derrière lui. Puis un autre. Encore un autre. La file s'allonge et au bout d'un certain temps, le dernier de la chaîne demande à l'avant-dernier «qu'est-ce qu'ils sont en train de vendre?». Réponse: «Je ne sais pas. J'ai vu la chaîne et je me suis mis dans le rang», avant de poser la même question à celui qui est devant lui. Même réponse. Jusqu'à l'homme au couffin placé par le réalisateur qui leur dit: «J'attends seulement mon frère qui doit sortir de la maison pour me rejoindre.» Authentique. Une action conditionnée par la mémorisation des réflexes à avoir face à la pénurie. Comme on dompte un animal. Aucune trace de raisonnement. L'école algérienne a utilisé jusque-là la mémorisation. Benghebrit se bat pour réintroduire le raisonnement. Avec beaucoup de pédagogie, cet outil qui avait également été supprimé de la «trousse» des enseignants. Elle se bat pour cultiver la matière grise qui ouvre des perspectives illimitées au progrès et au développement. Et si certains milieux s'attaquent à elle, à son travail, il ne faut pas s'étonner d'apprendre que la médiocrité a toujours été «protégée». C'est ce qui a causé la fuite des cerveaux constitués par une minorité de rescapés du naufrage. On pourra invoquer ce que l'on voudra, la cause principale qui a poussé certains de nos compatriotes à s'exiler a été le règne de la médiocrité. Ceux qui attaquent la ministre de l'Education sans proposer de solutions alternatives signent de fait leur appartenance à ce règne. Et qui se dressent en gardiens du temple. Tous les Algériens qui aiment leur pays, tous les parents qui aiment leurs enfants, tous les enseignants qui aspirent au respect de leurs élèves une fois adultes doivent soutenir la réforme en cours.
Mme Bengrebrit a droit à toute notre admiration. Nous lui disons: merci!

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