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L'arme absolue contre les violences

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On se sert de son mobile pour effectuer des paiements, pour suivre un itinéraire, pour ouvrir des portes à l'accès codé, pour réserver un billet d'avion, etc. Une toute dernière utilisation vient d'être rendue obligatoire en Inde. Elle est révolutionnaire. Elle sécurise les citoyens. On peut même dire qu'elle les protège...

Sécurité. A partir du 1er janvier 2017, aucun téléphone mobile, smartphone ou autre ne sera autorisé à être commercialisé en Inde s'il n'est pas pourvu de la touche «panic button». L'annonce en a été faite, lundi dernier, par le ministre indien des Communications et des Technologies d'information, Ravi Shankar Prasad. Le dispositif consiste à appuyer seulement sur un bouton pour alerter les services de sécurité en cas de problème. Grâce à la géolocalisation (GPS), les secours sont immédiats. En introduisant ce nouveau moyen de lutte d'alerte, le gouvernement indien pense principalement à réduire les violences faites aux femmes qui sont un véritable fléau dans ce pays. Sans pour autant limiter son utilisation à cette seule fin. Le dispositif est valable dans toutes les situations d'urgence. Sans entrer dans les détails techniques de cette nouvelle application qui, dit-on, existe déjà chez «Uber» qui a développé le concept des taxis privés à la demande, disons que l'étendue de son utilité dans la vie quotidienne est à l'infini. Cela peut aussi bien servir dans le système d'alerte des banques jusqu'aux personnes âgées isolées en passant par les accidents de la route dans les tronçons déserts. On peut même pousser plus loin pour dire que ce système peut agir efficacement dans la lutte contre le terrorisme. On ne crie plus «au secours!», on appuie juste sur un bouton. Et la couverture du réseau de téléphone mobile fait le reste. C'est loin d'être un gadget. C'est une véritable arme d'une efficacité redoutable contre toutes sortes d'événements malveillants et dangereux qui peuvent surgir dans la vie quotidienne des citoyens. Il peut même alléger le dispositif de surveillance et de prévention mis en place par les services de sécurité dans tous les pays. Pour prendre l'exemple de son éventuel usage dans notre pays, imaginons son efficacité contre toutes les formes de violences que nous connaissons. A l'école, dans la rue, sur les routes, contre la femme, etc. Sa mise en application a une autre vertu, celle de la dissuasion. Le simple fait de savoir que tous les citoyens sont équipés de ce moyen d'alerte, via leur mobile (puisque pratiquement tout le monde en possède), réduira de manière drastique bon nombre d'agressions. «D'atteintes aux personnes» pour reprendre le jargon des policiers et gendarmes. Pour faire simple, le système fonctionne comme pour les radio-taxis. Le centre d'appels de la police ou de la gendarmerie qui reçoit l'appel du «panic button» et après l'avoir géolocalisé, contacte la patrouille la plus proche du lieu d'appel pour intervenir. En quelques secondes. Dans ce genre de secours le temps est très précieux. Ceci dit, nous sommes face à un dispositif qui n'en est qu'à ses débuts. Il comporte forcément des aléas qu'il faudra recenser et maîtriser. Comme par exemple les fausses alertes qui peuvent se produire par inadvertance. D'où l'intérêt de suivre avec attention son application en Inde dès l'année prochaine. Ce qui n'interdit nullement des simulations en attendant. Il est incontestable que ce nouveau moyen apporte une sérieuse réponse et une nouvelle donne aux plans de lutte contre divers phénomènes. Que ce soit contre la délinquance, pour la protection des personnes âgées (des pays avancés utilisent déjà, pour cette catégorie de personnes le téléphone fixe qui présente l'inconvénient, dans certains cas, d'être assez éloigné de la personne en détresse), pour la rapidité d'intervention lors des accidents de la route, etc. Les plus pessimistes n'ont pour seul argument que le coût de la mise en oeuvre d'un tel dispositif. Il suffit juste de dresser un tableau comparatif des avantages et des risques comme cela se fait avant la mise sur le marché d'un médicament. Pour peu que l'on étudie sérieusement la faisabilité d'une telle application, son impact sur la sécurité et la lutte contre certains fléaux, sa contribution au bien-être de la population, on obtient aussitôt le «retour d'investissement». C'est la maîtrise de son fonctionnement qui est la clé de la réussite. Enfin et s'il fallait rassurer nos décideurs sur les appels «intempestifs» qui pourraient intervenir au début, il faut savoir que ceux-ci font partie de la nouveauté en toutes choses. Ils disparaîtront d'eux-mêmes dès que la période d'adaptation de cette nouvelle utilisation du mobile sera dépassée. Le «panic button» indien est à «jauger» impérativement!

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