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Le mirage des soins à l'étranger

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Mode. Culpabilité. Luxe. Se faire soigner à l'étranger ou y envoyer un proche n'est pas forcément le bon recours. D'autant que des dangers existent. En voici quelques-uns...

Abracadabra. Si le ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, a jugé utile de mettre en garde, cette semaine, les Algériens qui se rendent «par leurs propres moyens» à l'étranger pour des soins c'est que leur nombre est élevé. On peut l'affirmer car des cas isolés, ou même limités, n'auraient pas fait réagir un ministre de la République. Ceci à défaut de statistiques difficiles à établir dans ce genre d'initiatives individuelles hors «d'un cadre organisé». C'est-à-dire hors de la procédure de prise en charge par la Cnas. Il ne faut pas y voir seulement l'aspect financier, mais aussi et surtout la nécessité du recours à des thérapies que notre système de santé ne couvre pas encore. Pourquoi cette mise en garde? Pour éviter à nos malades d'être utilisés comme «sujet d'expérience». En d'autre termes comme cobayes. Par qui? Le ministre n'a pas été précis, mais il a pointé du doigt des «établissements de santé dans des pays frères et amis» qui ont pour rabatteurs des «réseaux douteux qui orientent les malades». Nul besoin de jouer à la devinette pour comprendre de quels pays il s'agit. L'important n'est cependant pas là. Il est plus utile de se rappeler que le «tourisme médical» est une invention récente qui, par endroits, s'écarte du serment d'Hippocrate et devient du business pur et simple. L'éventail est assez large. Il va de la médecine dite «esthétique» qui comprend les différentes formes d'implants (cheveux et dents notamment) jusqu'aux pathologies lourdes comme le cancer en passant par les bains de jouvence sous la rubrique «thalassothérapie». Si l'on exclut la première et la dernière catégorie qui, à la limite, peuvent être considérées comme des «médecines de confort» pour ne pas dire de luxe où c'est le porte-monnaie des candidats qui est visé, il en va tout autrement pour les pathologies lourdes tels les cancers. C'est à ce type de malades que la mise en garde du ministre trouve sa pleine justification. Chacun sait, en effet, que la science n'a pas encore réussi à découvrir le traitement du cancer. Même lorsque des praticiens, à travers le monde, osent utiliser le terme de guérison c'est au mieux pour semer l'espoir chez les malades et au pire pour mieux les arnaquer. En clair pour en faire des cobayes ou dit autrement par le ministre lorsqu'il parle de «sujet d'expérience». Quelle belle aubaine pour ces établissements de santé à l'étranger que celui d'avoir des malades sur lesquels pourront être effectuées différentes expérimentations à moindre frais. C'est peu dire car ils prêtent leurs corps tout en réglant une facture salée. Sans aucune obligation de résultat. Il y a encore plus cruel. Si, comme on l'a vu plus haut, on ne peut parler de guérison des cancers (il y a en effet plusieurs types de cancers), il est admis, par contre, qu'une survie peut être obtenue. Selon plusieurs paramètres. âges, hérédité, type de cancer, etc. La survie admise est généralement de cinq années. C'est pourquoi la recherche se poursuit et les besoins d'expérimentation aussi. Difficile dans ce cas d'encourager nos cancéreux d'aller chercher à l'étranger une guérison qui n'existe pas encore. D'autant que l'Etat s'est fait un point d'honneur d'importer, au prix «démentiel», les médicaments de dernière génération pour les servir gratuitement à nos malades. Que reste-t-il à aller chercher à l'étranger qui ne soit pas disponible chez nous? Avec le nouveau plan cancer, la prise en charge médicale en Algérie s'est nettement améliorée. Le protocole multidisciplinaire est respecté. D'autre part, la multiplication des centres anticancer a fait baisser de manière sensible les délais des rendez-vous et les longs trajets. Il est vrai qu'un effort reste à faire sur la qualité de l'accueil, du sourire du personnel de santé et dans certains cas sur l'hygiène hospitalière. Le tout à intégrer dans la partie «hôtellerie» de nos hôpitaux. A ne pas négliger car l'aspect psychologique du malade est important dans la lutte contre la maladie. Ceci dit, il y a plus grave dans ce recours aux soins à l'étranger concernant les cancers. Chacun sait que plusieurs de nos cancéreux nous reviennent dans des cercueils. Chacun sait également que la greffe d'organes prend de l'ampleur à travers le monde. Chacun sait enfin que le déficit de donneurs d'organes est une réalité. Que le trafic international d'organes est lui aussi une réalité. Sachant tout cela en y ajoutant que nos malades décédés nous sont rendus dans des cercueils plombés. Pour des raisons évidentes liées à la décomposition des cada-vres. Le tout rend plus que plausible des prélèvements d'organes à l'insu des familles. A-t-on déjà vu une autopsie pratiquée sur ces cadavres qui, de l'aéroport sont dirigés le même jour au cimetière? Des supputations certes, mais qu'il est impossible d'infirmer de manière catégorique. C'est pourquoi l'avis préalable de nos médecins avant tout transfert de malade à l'étranger est important. Pour le malade. Et pour tous ses proches qui lui veulent, évidemment, du bien!

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