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Les Suisses refusent l'argent facile

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Au pays de la précision et de la démocratie directe, un référendum unique au monde vient d'avoir lieu. Une histoire à dormir debout rejetée par les électeurs. Cette même histoire va s'exporter. Gare aux peuples qui mordraient à l'hameçon...

Nuisances de l'argent. Les Suisses viennent de rejeter l'idée d'un nouveau concept empoisonné. Ils refusent d'avoir un salaire sans travailler. Dimanche dernier a eu lieu en Suisse un référendum sur le «revenu de base inconditionnel» (RBI), d'au-tres préfèrent l'appeler «le revenu universel». Le principe consiste à obliger l'Etat à verser une mensualité à tous les Suisses et à tous les étrangers vivant dans ce pays depuis 5 ans, sans l'obligation de travailler. Une mensualité fixée à 2500 francs suisses alors que le salaire moyen actuel est de 6000 francs suisses. C'est l'équivalent de 3300 et 7900 dollars. En termes plus directs, l'idée est de payer les gens à ne rien faire. Utopique? Pas forcément. Plutôt dévastateur à terme. Aujourd'hui on accuse la robotisation de l'industrie pour faire avancer cette nouvelle idée diabolique. Pourquoi diabolique? Faire croire à un revenu sans travail pour tous les citoyens d'un pays, c'est les jeter dans une aventure d'où ils ne reviendront jamais. Les électeurs suisses l'ont si bien compris qu'ils ont rejeté cette «offre du diable» à 77%. Tout comme ils avaient rejeté, en 2012 et toujours par la voie référendaire, la proposition de faire passer leurs congés payés d'un mois par an à un mois et demi. Pour ne pas remettre en cause leur compétitivité. Après l'échec du communisme, c'est une nouvelle idéologie, aussi dévastatrice, qui tente de se frayer un chemin. Déjà et malgré le «coup de pieds» suisse, l'idée est en débat en Finlande et au Québec. Pour ses concepteurs, le refus suisse n'est pas une défaite. Le simple fait d'avoir fait l'objet d'un référendum est utile et sert à faire avancer l'idée. Ce qui veut dire que cette nouvelle exigence des peuples prendra le temps qu'il faudra, l'essentiel étant de la «nourrir» ainsi par des actions comme le référendum suisse. Les pays développés ont moins à craindre de voir l'idée être adoptée par leurs peuples. Conscients qu'ils sont qu'il n'y a pas de richesse renouvelable autre que le travail. C'est dans les pays pauvres que ce «virus mortel» pourrait prendre racine. Comme ce fut le cas du socialo-communisme dans les années 1960 qui a occasionné des dégâts irréparables dans le tiers-monde avant la chute du «mur de Berlin», 30 années après. Le cheminement emprunté par cette nouvelle idée toxique s'avère identique à celui qui a mené le monde à la violence et au terrorisme. Tout le monde se rappelle l'introduction des arts martiaux (Bruce Lee) au cinéma dans les années 1970 qui avait pris le dessus sur les dessins animés de «Maya l'abeille». Et comment le «Nintendo» puis «Playstation» ont été introduits dans les foyers avant de servir de supports à des thèmes de plus en plus violents jusqu'à l'extrême. D'ailleurs les vidéos de l'horreur diffusées sur le Net par Daesh sont le meilleur marqueur du passage de la fiction à la réalité. Seule l'innocence absolue peut mettre ces étapes sur le compte de la coïncidence. Des étapes similaires ont mené l'argent à une attraction démesurée par les humains. L'économie traditionnelle a été complètement phagocytée par sa financiarisation. Au point où les principales productions dépendent de la Bourse et des indices imposés. Par les profits engendrés par la vente et l'achat de valeurs boursières. L'agriculteur qui peine toute l'année pour récolter son blé est complètement soumis aux prix que fixent les places boursières. Les différents scandales comme l'affaire de la Société Générale et son trader Kerviel ont paradoxalement amplifié les fantasmes sur les facilités à amasser rapidement des fortunes. Tout ceci et bien d'autres actions à l'échelle des individus ont fini par donner une attractivité de l'argent propice au lancement de concepts du genre du RBI dont il est question ici. Avec grand renfort de marketing politique où des médias internationaux s'impliquent de manière éhontée et sans vergogne. Ces mêmes médias qui font l'impasse du résultat du référendum suisse de dimanche dernier et mettent plutôt l'accent sur les prochains pays où ses promoteurs comptent se rendre. Il se passera du temps, des années ou même des décennies, avant de voir le concept s'exporter vers les pays pau-vres et même émergents. D'ici là, les pays, qui n'auront pas suffisamment investi dans la formation ou qui n'auront pas érigé le mérite, le travail et l'effort en valeurs absolues, seront ciblés par ces marchands du déclin. Qui promettent la rente et la jouissance sans efforts en contrepartie. Les Suisses ont démontré leur degré de maturité politique. La moitié d'entre eux n'ont pas fait le déplacement aux bureaux de vote (54% d'abstentions) et la majorité de l'autre moitié a dit «Non!». Pouvoir générer des ressources sans travail et les distribuer gratuitement à la population est un raisonnement qui ne peut pas être celui d'un peuple civilisé. Les Suisses l'ont affirmé!

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