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Y a-t-il un transport par câbles en Algérie?

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Les téléphériques fonctionnent quand ils peuvent. Les ascenseurs rendent l'âme. Les monte-charges sont inexistants. Même pas des poulies motorisées. L'Algérie a quelques difficultés avec ce type de transport. Les pertes en productivité sont énormes. C'est presque une malédiction. Pourquoi?...

Allergie? L'ascenseur public qui relie le square Port Saïd, dans la capitale, à la gare centrale et au port a été remis en service cette semaine après deux décennies d'arrêt. On serait tenté, instinctivement, de féliciter les responsables de l'Etusa (Entreprise de transport urbain de la capitale). On ne le fera, cependant pas, car il n'y a là aucune prouesse. Le fonctionnement de ce type de transport par câble est des plus basiques. Un moteur plus un câble et le tour est joué. L'invention date du XIXe siècle. La Suisse compte 3000 types de transports par câbles. Dans les pays avancés ce type de transport est très largement utilisé autant pour les personnes que pour les marchandises. Avec des variantes diverses. Pour les chantiers par exemple. Quand on passe, chez nous, devant un des milliers de chantiers en cours, il est difficile d'accepter l'image de l'ouvrier qui tire sur la corde de la poulie pour livrer les briques ou le sable dans les étages de l'ouvrage en construction. On reste songeur sur les raisons qui empêchent de motoriser l'opération. Le gain de temps et d'argent (avec la casse en moins) est énorme. Les entreprises chinoises qui activent depuis deux décennies dans notre pays installent pour les mêmes besoins des monte-charges sur la façade de la construction avec arrêt aux étages. Ce qui explique, pour une bonne partie, leur rapidité de réalisation. Ils n'ont pourtant pas réussi à nous «contaminer». Nos entreprises continuent toujours à faire tirer la langue à leurs ouvriers. La même fatalité frappe nos ascenseurs qui fonctionnent à l'état neuf, mais rendent l'âme une fois les délais de la garantie dépassés. Impossible de les faire redémarrer sérieusement pour «délivrer» les personnes âgées et les handicapés pris en otage tout en haut des étages. Pourtant, là aussi l'appareil n'est constitué que d'un moteur et de câbles. Rien à voir avec la haute technologie. L'argument de l'utilisation intensive des ascenseurs pour transporter les meubles ou les gravats est trop facile et ne repose sur aucune justification technique. L'ascenseur peut tomber en panne mais il se répare toujours. De plus, toutes ces utilisations inconsidérées telles qu'avancées auraient pu ne jamais exister si dans notre pays les camions dédiés aux déménagements étaient équipés de monte-charges pour utiliser les balcons au lieu des escaliers pour transporter les meubles. Les Algériens qui voyagent beaucoup ont tous eu le loisir de voir ce type de camions largement répandu dans les pays avancés. Idem pour la distribution et la livraison de marchandises dans le commerce. Les camions à plateforme arrière qui glisse à la verticale ont remplacé, depuis Mathusalem, les gros bras et les dos des «hamaline». Les plus grosses charges sont ainsi déplacées avec une facilité déconcertante. Plus miniaturisé encore, ce genre d'équipement est utilisé même dans la restauration. Le célèbre café «Milk Bar» de la capitale, à la place Emir Abdelkader, en est pourvu et relie le laboratoire de pâtisserie à la salle des clients située un étage au-dessus. Dommage que le cas est isolé. C'est presque une pièce de musée. Les usages du transport par câbles sont multiples et variés sauf leur simplicité qui est la même. C'est tellement utilisé dans la vie quotidienne que dans les pays avancés il existe toujours un département «transports par câbles» dans l'organigramme du ministère en charge du secteur. On peut rêver qu'un jour chez nous il en sera de même. Il ne s'agit pas de gros investissements ni de technique «nucléaire». Juste un certain rationalisme dans l'organisation et la gestion des moyens d'accompagnement d'une économie performante. Pour finir il y a un exemple qui fournit la preuve d'une certaine «atrophie» qui frappe ce type de transport dans notre pays. Les escaliers mécaniques en font partie. Celui qui relie, toujours dans la capitale (ville toute en hauteur), la rue Didouche-Mourad au boulevard Mohammed V, mérite d'être visité. On a failli dire mérite d'aller à son chevet. Son entrée fait étrangement rappeler celle d'une grotte lugubre. Très sombre avec une odeur désagréable. Tout au long du trajet, les murs et le plafond semblent implorer un petit lifting. Pourtant, sa gestion relève de l'Etusa cette importante entreprise publique. Si importante qu'elle ne risque pas de se ruiner en rénovant les lieux. Les rendre plus accueillants. Plus attrayants pourquoi pas? Des espaces publicitaires pourraient non seulement couvrir les frais, mais être même source de profit. C'est dire l'extrême indifférence de nos responsables pour ce type de transports. D'où cette question: la prochaine panne de l'ascenseur du square Port Saïd, c'est pour quand?

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