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Le sentiment de Tebboune à Quito

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L'Equateur c'est pour nous le bout du monde. C'est ce pays qu'a choisi l'ONU pour réunir tous les pays de la planète autour du logement facteur de développement humain. Après avoir représenté l'Algérie à cette grande rencontre, Abdelmadjid Tebboune en a parlé au cours d'une émission télévisée. Il l'a fait d'une telle manière...

Pari tenu. L'émission était très attendue par les Algériens. Et pour cause, Farida Belkessam de la Chaîne A3 avait invité sur son plateau, dimanche dernier, Abdelmadjid Tebboune, notre ministre de l'Habitat. Quand il est question de logement, on peut, sans se tromper, dire que l'audimat ne pouvait que «crever le plafond». C'est un sujet, ô combien sensible, dans notre pays qui traînait un déficit estimé à 3 millions de logements en 1999. Au cours de l'émission, Tebboune a apporté des clarifications pour tous les segments qui composent le programme du président de la République et dont il a la charge. Aadl 1 et 2, Aadl 2013, LPP, logements sociaux, etc. Toutes les formules ont été passées en revue ainsi que les prochaines échéances fixées pour leur distribution. Le ministre a expliqué les rythmes de réalisation qui diffèrent d'une région à l'autre. Des wilayas qui n'avaient pas de souscripteurs pour l'Aadl 1 ont permis de passer directement aux bénéficiaires de l'Aadl 2 dans ces mêmes wilayas. Des wilayas qui avaient le moins de souscripteurs dans les deux premiers programmes de l'Aadl ont permis même de passer aux bénéficiaires de l'Aadl 2013. Le problème réside dans la wilaya d'Alger qui concentre le plus de demandes. Même là, Tebboune est venu avec de bonnes nouvelles. Notre propos, aujourd'hui, n'est pas de revenir en détail sur ce qu'il a dit au sujet de l'avancement des travaux. Ou sur la réalisation de la Grande mosquée Al Djazaïr. Ceux qui n'auraient pas suivi l'émission peuvent la revoir sur le site Web de l'Entv. Ce qui a capté notre attention c'est la politique globale du logement et du développement humain de notre pays que Tebboune a exposée devant 120 pays réunis par l'ONU à Quito en Equateur. Lorsqu'il a abordé ce sujet, au cours de l'émission de dimanche dernier, on ressentait chez lui le même sentiment de fierté que du haut de la tribune de cette 3ème Conférence mondiale sur le logement qui s'est tenue du 17 au 20 octobre dernier dans la capitale équatorienne. C'est une réunion qui n'a lieu que tous les 10 ans. La première s'était tenue à Vancouver au Canada en 1976. La seconde a eu lieu à Istanbul en 1996. C'est le président Abdelaziz Bouteflika qui a désigné Tebboune pour le représenter à cette 3ème rencontre mondiale qui vient de se tenir à Quito. Pourquoi tous les dix ans? D'abord, parce que les programmes de logements ne peuvent être tracés qu'à moyen et long terme. Ensuite, cela donne le temps nécessaire aux pays et leur permet de présenter le bilan des engagements pris lors de la précédente conférence. Cette fois, il s'agissait des engagements pris par tous les pays à Istanbul en 1996. En voici un extrait: «Nous nous engageons à prendre des mesures... de façon à fournir à tous, à un prix abordable, un logement convenable et accessible, offrant des conditions d'hygiène et de sécurité acceptables et doté des services, équipements et autres aménagements essentiels, et à permettre à tous de jouir, sans discrimination, du droit au logement...». De cet engagement «tous les pays sont venus présenter des projets à mettre en oeuvre...Seule l'Algérie a présenté un bilan des réalisations déjà accomplies dans le respect de l'engagement d'Istanbul», a précisé notre ministre de l'Habitat lors de l'émission télévisée.
On imagine donc aisément la fierté de Tebboune en annonçant devant les représentants du monde entier que son pays, l'Algérie, a réussi l'exploit en moins d'une décennie d'éradiquer les bidonvilles autour des villes et notamment à Alger, qui devient ainsi la première capitale d'Afrique et du Monde arabe sans ces taudis. Pas seulement puisque même le déficit de 3 millions de logements est passé, aujourd'hui, à près de 400.000 logements. Et que ce restant du déficit sera résorbé avant la fin de l'année 2018. Ce n'est pas tout car la conférence avait également inscrit à son ordre du jour, le développement humain. Un développement dont la première condition est, bien entendu, de vivre dans un logement décent. Ce n'est qu'ensuite que doivent s'enchaîner les autres conditions qui vont de l'accès à l'eau potable, aux soins, à la scolarisation de tous les enfants jusqu'à l'université et ce gratuitement y compris les commodités qui vont avec que sont le transport, l'hébergement, la restauration, etc. Autant de défis qui ont été relevés par l'Algérie, au cours de la dernière décennie, et que notre ministre de l'Habitat, s'est fait un plaisir, non contenu, d'énumérer devant tous les pays de la planète. Et si ce passage de l'émission a capté particulièrement notre attention, c'est tout simplement parce que tous les Algériens ne peuvent que partager cette fierté avec notre ministre. Pas de fausse modestie qui tienne!

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