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L'hystérie médiatique contre Trump

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Le président américain a informé les Russes de projets d'attentats de Daesh. Suite à quoi, il est attaqué violemment par des médias qui lui promettent son «Watergate». Mais pourquoi un tel acharnement? Ces médias se gardent de dire la vérité. Il est, cependant, possible de voir clair...

Débroussaillage. Cette semaine a été le théâtre d'un extraordinaire tir groupé des médias internationaux contre le président américain Donald Trump. Plus important que tous ceux qu'il a essuyés depuis son entrée en fonction en janvier dernier. En cause, des révélations que ses attaquants estiment «top secret» et classent ces «révélations» au même niveau que le projet Manhattan (la mise au point de la bombe nucléaire) pendant la Seconde Guerre mondiale. Selon eux, à cette époque, même Truman alors vice-président de Roosevelt ignorait, n'était pas mis dans le secret. Ce n'est qu'au décès de Roosevelt et après lui avoir succédé qu'il a été mis au parfum et donné l'ordre de larguer les bombes sur Hiroshima et Nagasaki. C'est dire qu'ils veulent mettre Donald Trump dans une situation proche de la trahison. A tel point que, depuis hier, l'option de sa destitution est évoquée par certains hommes politiques américains qui font le rapprochement avec le Watergate qui a emporté le président Richard Nixon en août 1974. Pour Trump ce sera le «Kremlingate» prédisent-ils. Si les accusations pleuvent et monopolisent l'actualité depuis plusieurs jours, le vrai contenu de ce qui est réellement reproché au président américain est noyé dans une agitation indescriptible des médias qui multiplient les prouesses d'aborder un sujet sans en livrer tous les aspects à l'opinion. Nous allons essayer d'adopter la méthode dite de l'artichaut qui consiste à se débarrasser des feuilles inutiles pour parvenir au coeur de la vérité. Commençons par ce qu'a dit Trump au ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, en le recevant le 10 mai dernier à la Maison-Blanche. Il s'agit d'informations sur la préparation d'attentats par l'organisation terroriste Daesh. Plus exactement d'attentats contre des avions à l'aide de micro-ordinateurs portables piégés. Pas de quoi mettre en péril la nation américaine, mais plutôt de déjouer des plans criminels. Mais ce qui réellement causé la furie des médias lancés contre Trump c'est que ces informations impliquent au moins un Etat. Dans le sens où Israël s'est empêché de «fuiter» que c'est lui qui a transmis ces informations à Trump et qu'il n'avait pas à le dire aux Russes, ces alliés de l'Iran qui est lui-même l'ennemi numéro un de l'Etat hébreu. C'est un peu «tiré par les cheveux» comme explication. D'abord, parce que Trump se défend d'avoir donné les sources de ses services de renseignements et on voit mal l'intérêt qu'il aurait eu à le faire. On apprend par la suite que l'information a été «récoltée» en Syrie parmi les terroristes de Daesh. Par une «taupe» comme cela se fait couramment. Mais même en admettant que Trump aurait cité la «paternité» d'Israël sur cette information cela aurait profité au Mossad qui aurait eu par-là une certaine consécration d'efficacité sur tous les autres services de renseignements, y compris iraniens. Et même américains. Donc pas de quoi déstabiliser Tel-Aviv. Bien au contraire. Ceci ne veut pas dire que l'information n'ait aucun rapport avec Israël. Chacun sait que cet Etat a installé des hôpitaux à ses frontières avec la Syrie pour soigner les terroristes et les renvoyer au combat. Personne ne soigne jamais ses ennemis. Il se trouve que ces terroristes sont les ennemis du monde entier. La communauté internationale tente de réunir toutes ses forces pour l'éradiquer. Sauf Israël qui leur «refait» une santé. A noter aussi que Daesh ne s'est jamais «manifesté» sur le territoire israélien. Ni, avant lui, Al Qaïda. Les terroristes peuvent frapper à New York, Moscou, Paris, Londres, Berlin et Bruxelles, mais qui n'ont jamais osé pousser jusqu'à Tel-Aviv. Il ne faut pas être très doué pour comprendre ce qui a mis les dirigeants israéliens dans tous leurs états dans cette affaire. Surtout que leurs espérances mises sur l'arrivée au pouvoir de Donald Trump ne semblent pas tout à fait réalisables. On comprend mieux l'interdiction aux citoyens de sept pays musulmans d'entrer aux Etats-Unis prise par Trump. Ce sont les pays où les terroristes de Daesh sont présents. Et pour être plus clair à ce propos, Trump a décidé que son premier voyage à l'étranger sera en Arabie saoudite, terre sainte des musulmans, où il est attendu le 23 de ce mois pour prononcer un discours sur sa «vision pacifique de l'Islam». Il se rendra ensuite en Israël en vue de relancer le processus de paix. Quant au transfert de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à El Qods, tant exigé de lui par Israël, tout laisse à penser que Trump ne peut prendre une telle décision et vouloir dans le même temps une paix juste et durable pour la région. Ensuite, le président américain ira au Vatican rencontrer le pape François avec qui il parlera, évidemment, de paix. Pendant ce temps, les médias occidentaux, pas tous heureusement, continueront à peaufiner le «Kremlingate». Il faut avouer que la parodie jouée par ces médias est de haut niveau par ses «effets spéciaux». D'où cette modeste tentative d'éclairage à l'intention de l'opinion publique!

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