Accueil |Chroniques | L’envers du décor |

Mystérieuse disparition d'un sous-marin

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

On est toujours sans nouvelles des 44 membres d'équipage du «San Juan» qui a disparu des radars depuis plus d'une semaine. Un événement qui rappelle la disparition du Boeing de la Malaisia Airlines en 2014. Que sait-on au juste?...

Mystère. Depuis huit jours, un sous-marin argentin a disparu en mer avec ses 44 membres d'équipage. Les recherches effectuées par l'armée argentine aidée par 15 pays, dont les Etats-Unis et l'Angleterre, n'ont rien donné. Le submersible reste introuvable. Cette disparition est d'autant plus mystérieuse qu'aucun de ses multiples moyens de communication n'a été détecté. C'est le silence radar depuis le mercredi 15 novembre dernier.
10 avions et autant de bateaux qui participent aux recherches n'ont pu capter le moindre signal de présence dans une zone de l'océan Atlantique qui longe les côtes argentines. Pour un sous-marin d'attaque militaire, le problème s'épaissit encore plus car il dispose de moyens, en nombre et en qualité, plus importants que ceux d'un navire civil. Depuis hier, 8ème jour de sa disparition, l'espoir de retrouver l'équipage vivant s'amenuise sérieusement. En effet, le sous-marin argentin dispose d'une autonomie d'oxygène en immersion de sept jours. En admettant qu'il soit remonté à la surface, pourquoi reste-t-il indétectable? La dernière communication du sous-marin avec sa base en Argentine et qui faisait état d'une avarie de batteries a eu lieu le 15 novembre dernier. Puis plus rien. A ce jour. Cette disparition fait penser à une autre aussi énigmatique qui a eu lieu il y a 3 années. Ce n'était pas un sous-marin militaire, mais un avion de ligne, Boeing 777, de la Malaisia Airlines qui transportait 239 personnes et qui a disparu une demi-heure après son décollage. Parti de Kuala Lumpur à destination de Pékin, il ne sera jamais retrouvé, à ce jour, malgré l'ampleur des recherches auxquelles ont participé plusieurs pays. Aucune explication plausible n'a pu être avancée par les autorités
malaisiennes, ni d'ailleurs par les autres enquêteurs comme ceux du constructeur Boeing. Il n'y a pas d'autres points communs entre ces deux disparitions que le mystère de «déconnexion» de leurs multiples moyens de communications. Le premier cas est un avion commercial dont on a perdu la trace au-dessus du golfe de Thaïlande non loin de la mer de Chine, tandis que le second cas est un sous-marin militaire qui a cessé d'émettre non loin des îles Malouines. Donc, nous ne sommes pas en présence d'un espace donné comme celui du triangle des Bermudes (dans l'océan Atlantique) qui aurait englouti plusieurs avions et bateaux. On se rappelle que la disparition du Boeing malaisien a alimenté et continue toujours d'alimenter toutes sortes «d'indices». Une fois c'est un débris de l'appareil qui avait été signalé sur une plage de l'île de la Réunion. Vérification faite, les autorités françaises confirment qu'il s'agit bien d'une pièce de l'appareil. Une autre pièce aurait été trouvée, peu de temps après sur une plage du Mozambique. Une autre sur une plage tanzanienne. Une autre sur l'île Maurice. De quoi alimenter les fantasmes plus que la recherche de la vérité. Toutes les hypothèses ont été évoquées. Crash volontaire? Acte terroriste? Détournement? Etc, etc. Aucune de ces hypothèses n'a été étayée de preuves. Même la thèse «conspirationniste» trouve sa place dans cet épais mystère. De toute évidence, on s'achemine vers le même scénario, dans le cas du sous-marin militaire argentin. «Si on tient compte de toute la batterie d'instruments dont dispose un sous-marin de ce type, le fait qu'il n'ait pu se signaler d'aucune façon indique que l'incident dont il a probablement souffert est significatif», a expliqué l'ingénieur naval Horacio Tettamanti sur la chaîne argentine C5n. «Ces bâtiments possèdent en effet plusieurs systèmes de communication, permettant de basculer de l'un à l'autre, notamment en cas de problème» a-t-il ajouté. Le sous-marin en question baptisé «Ara San Juan» «effectuait une mission de surveillance entre Ushuaïa, à la pointe sud de l'Amérique du Sud, et Mar del Plata, son port d'attache, à la pointe ouest de l'Argentine» indique la marine argentine. «C'est l'un des trois sous-marins de la marine argentine, qui l'a incorporé en 1985 à sa flotte. C'est un modèle TR-1700 à propulsion diesel, construit dans un chantier naval en Allemagne, dont la première sortie en mer a été effectuée en 1983. Il a été remis en état de 2007 à 2014, pour allonger de 30 ans sa durée de vie, et était décrit officiellement comme «totalement opérationnel», «ayant effectué plusieurs missions en 2017» a-t-elle ajouté. La seule certitude est qu'il est impossible avec les moyens hypersophistiqués du 3ème millénaire, que des avions et des sous-marins puissent disparaître sans laisser de trace.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha