Les chiens aboient, la caravane passe

Alors qu'en Algérie, c'est la paix. La sécurité. Alors que tous les Algériens comprennent et acceptent les quelques hausses des prix. A l'étranger, des «colonisables» algériens sont rameutés et mis au garde-à-vous sur les plateaux télés pour nous souhaiter l'apocalypse. D'où cette digression...

Social. Cette semaine, nous avons décidé d'aborder un sujet qui a été «zappé» par l'actualité. Tous nos médias se sont fait l'écho des dispositions de la loi de finances 2018. Notamment celle des hausses de tarifs des carburants. L'information a été traitée de manière tellement uniforme qu'elle a lassé plus d'un lecteur. Quelques variantes cependant. Il y a ceux qui ont versé quelque peu dans l'excès. Utilisant un ton réprobateur, ils n'ont pas cru utile de rappeler que malgré ces hausses, les carburants restent toujours subventionnés par l'Etat. En 2018, le consommateur algérien ne paiera toujours pas les carburants au prix coûtant. Ce qui n'est pas le cas ailleurs dans le monde. Comme en France par exemple où le prix à la pompe a augmenté le 1er janvier dernier sans aucun lien avec les fluctuations du baril de pétrole. Juste une nouvelle taxe pour augmenter les recettes du Trésor français. On aura beau chercher, on ne trouvera nulle part un pays plus généreux envers ses citoyens que l'Etat algérien. Sa politique sociale est unique au monde. Les distributions de millions de logements sont inédites. Les produits de base sont toujours subventionnés même avec des recettes extérieures en forte baisse. Un dernier mot sur ces augmentations des carburants. Le GPL, lui, est maintenu au tarif de 9 DA le litre. C'est une heureuse alternative autant pour les particuliers que les entreprises soucieux d'économies. Il suffit d'un adaptateur pour les véhicules et le tour est joué. Donc il y a des carburants pour toutes les bourses en 2018. Passons maintenant au sujet annoncé au début. Il s'agit d'une économie que feront encore les Algériens en 2018. Ils n'auront pas à débourser pour rouler sur les 1278 km de l'autoroute Est-Ouest. De Tarf à Maghnia en passant par Alger. On roulera gratis cette année. Pourtant, le péage de l'autoroute a été souvent annoncé puis reporté. Et cela depuis des années. En 2014, l'annonce a été faite que l'entrée en vigueur du péage devait débuter en 2016. En mars 2016, le précédent ministre des Travaux publics, Abdelkader Ouali, l'avait annoncé pour 2017. En octobre dernier, le directeur général de l'Agence nationale des autoroutes a rectifié la date pour la fin 2018. Les raisons de ces reports sont d'ordre technique et organisationnel. L'actuel ministre des Travaux publics a été clair. «Une fois terminés, tous les équipements et les structures d'accompagnement sur tout le tracé de l'autoroute, il sera procédé à l'introduction des péages» a-t-il précisé. Il faut y ajouter les travaux du tronçon de 84 km qui prolongera l'autoroute jusqu'à la frontière avec la Tunisie et qui viennent d'être lancés. Plus les stations-service, les aires de repos, la signalisation, etc... Ceci dit et quels que soient les motifs, les automobilistes algériens n'auront rien à débourser, cette année, pour emprunter l'autoroute. Sans pavoiser à cause des retards, c'est tout de même une relative bonne nouvelle. A mettre sur ce qui n'a pas augmenté en 2018. Pour titiller les esprits chagrins et les autres vautours beaucoup plus nuisibles qui commencent à tournoyer dans le ciel en prévision de l'élection présidentielle de 2019. Les plateaux de télévisions françaises commencent à les inviter pour déverser leur fiel contre l'Algérie et les Algériens. Ils critiquent tout et n'importe quoi. Aucune proposition. Rien. Le «tarif» que leur applique le lobby des médias français est de mettre leur dignité à la poubelle. D'accepter de servir de marionnettes. On a beau avoir connu, durant la guerre de Libération nationale, ce genre de reniement de soi chez certains «colonisables» comme dirait Malek Bennabi, on ne s'y habitue jamais. Le comble est qu'ils sont présentés comme des intellectuels. Ceux qui ont l'oreille fine et l'esprit critique se rendent très vite compte qu'il y a un énorme décalage entre l'indigence du discours de ces «colonisables» et la qualité des produits culturels qu'ils signent. Laissons ces aliénés pour revenir à notre vie quotidienne ici en Algérie. Malgré toute la «mayonnaise» faite autour des effets supposés négatifs de la loi de finances 2018, tous les Algériens constatent que leur gouvernement a réussi à les épargner. Malgré certaines hausses des prix, toutes les subventions sont maintenues. Les distributions de logements se poursuivent. Les différentes aides à la création d'entreprises aussi. Nous vivons en paix et en sécurité. Rien ne tient du hasard. C'est le résultat d'un travail en profondeur entrepris depuis le début du millénaire. Ce sont nos succès qui enragent nos ennemis. D'ici et de là-bas. Une chose est sûre, ils ne réussiront pas là où le terrorisme le plus abject n'a pas réussi durant toute une décennie!