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Sonatrach loue une raffinerie en Italie

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Comme nos raffineries ne suffisent plus à nos besoins, nos dirigeants viennent d'en louer une à l'étranger. L'appétit vient en mangeant dit-on. On passera bientôt de la location à l'achat. Cela a l'air d'être simple. Il fallait pourtant y penser. Tout est dans les idées...

Des neurones et du carburant. Cette semaine, une pratique peu courante en Algérie a attiré notre attention. Le P-DG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, était, mardi dernier en visite à Tiguentourine. Lors du point de presse qu'il a tenu à l'issue de sa visite, Ould Kaddour a annoncé que «lundi dernier a été signé un contrat de processing suite à un appel d'offres international lancé par la Sonatrach». Annoncée ainsi, l'information ne peut pas intéresser le commun des mortels. C'est quoi un «contrat de processing»? C'est une location d'équipements. En fait, c'est toute une raffinerie italienne que Sonatrach vient de louer. L'entreprise algérienne pourra ainsi «procéder aux opérations de raffinage en Italie».
Ce qui permettra d'obtenir des carburants à moindre coût que ceux que nous importons actuellement et dont la valeur est de 2 milliards de dollars par an. Déjà, en octobre dernier, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, avait déclaré au cours de sa visite à Arzew: «Les importations des carburants nous reviennent très cher et la dépréciation de la valeur du dinar rend la situation encore difficile. Il est donc nécessaire d'intensifier les efforts pour augmenter la production des carburants». En chiffres ce sont 15 millions de tonnes de carburant que nous consommons chaque année alors que nous n'en produisons que 11,5 millions de tonnes.
La différence, soit 4,5 millions de tonnes est importée. C'est cette partie que le Premier ministre voudrait voir disparaître au plus vite. Il y a eu tout un programme de réhabilitation qui a touché trois raffineries. Celle d'Arzew, celle de Skikda et celle d'Alger. Les deux premières ont été réhabilitées tandis que celle d'Alger sera opérationnelle à la fin de cette année. Il faut ajouter à cela la réalisation de deux nouvelles raffineries. L'une à Hassi Messaoud et dont les travaux commencent dès cette année et l'autre à Tiaret qui fera l'objet d'un appel d'offres dans les prochains mois. Ces deux axes d'un même programme permettront non seulement de satisfaire le marché national en carburants, mais aussi d'en exporter. Mais en attendant, il y a, comme diraient nos agriculteurs, une «période de soudure» à assurer. C'est exactement le rôle de cette raffinerie italienne louée par Sonatrach. Il fallait juste y penser. Depuis la signature de lundi dernier, l'Algérie pourra «envoyer du brut et le raffiner à l'étranger» elle-même dans l'usine italienne qu'elle a louée. C'est moins cher que d'acheter des carburants sur le marché international. On voit bien que le gouvernement cherche tous les moyens pour faire des économies et passer sans trop difficultés la transition pour affranchir notre économie de la dépendance des hydrocarbures.
Pourquoi s'arrêter en si bon chemin semble dire Ould Kaddour? Il veut acheter d'autres raffineries à l'étranger. C'est lui qui l'a annoncé dans sa conférence de presse de mardi dernier. «Sonatrach est en négociations pour acheter, bientôt, des actions au niveau des raffineries. On a beaucoup d'investissements à l'étranger, mais ils ne sont peut-être pas rentables, autant prendre des actions au niveau des raffineries qui existent.» Pourquoi pas puisque cela nous permettra de vendre moins de pétrole brut et plus de pétrole raffiné. D'une pierre, deux coups. Nos besoins en carburants nous reviendront moins cher tandis que nos recettes d'exportations seront réévaluées. C'est génial! Comme on peut le constater, ce qui prime ici et avant même les moyens financiers, ce sont les idées.
Il fallait y penser à l'idée de louer une raffinerie à l'étranger et réduire nos dépenses d'importations et compléter nos besoins en carburants. Dans la foulée, l'idée d'acquérir des actions dans le capital d'autres raffineries à l'étranger est tout aussi géniale. Ce sont les idées qui créent la richesse. Jamais l'inverse. Et c'est pourquoi, le sujet nous a paru intéressant. Tous les entrepreneurs de notre beau pays devraient suivre cet exemple. Se gratter les méninges et trouver des idées pour se développer toujours plus.
De la gestion de la plus petite commune enclavée à celle du futur mégaport d'Alger, l'équation est la même. Produire le maximum d'idées, d'innovations et de créations pour avancer dans un monde de plus en plus rapide et qui laissera tous les traînards sur le bord de la route. Sans pitié!

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