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Les "champignons" français de Reggane

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La France s'est dotée de l'arme atomique dans le Sud algérien. Il y a de cela 58 ans. C'est l'occasion d'évoquer les dégâts occasionnés. D'aborder également les dossiers secrets de la colonisation. Pour comprendre le présent...

13 février 1960. Cette date est celle de la première explosion nucléaire effectuée par la France à Reggane dans le Sud algérien. Le projet avait été décidé par Mendès France en 1954. Mardi dernier c'était le 58ème anniversaire du premier «champignon». D'autres explosions similaires ont eu lieu par la suite. Au total 17 tirs à Reggane et à InEcker. C'est ainsi que la France s'est dotée de l'arme atomique. Après l'indépendance de l'Algérie, elle déplaça ses tirs en Polynésie française. Chacun sait les dégâts immédiats, mais aussi à court, moyen et long terme que provoquent les explosions atomiques. La radioactivité dégagée par ses explosions a des conséquences extrêmement graves et très complexes, notamment sur la santé des humains. Les victimes civiles algériennes sont nombreuses. Ces explosions qui portent le nom de «gerboise» (un rongeur) constituent un lourd dossier dans les relations algéro-françaises. Un dossier parmi tant d'autres. Les uns plus importants que les autres. Ils sont nombreux et permettent aux chercheurs de mieux appréhender la spécificité historique de l'Algérie. C'est cette spécificité qui nous semble aujourd'hui plus importante à aborder. Parce qu'elle permet de mieux comprendre l'invasion de notre pays par l'armée française à une période pourtant tumultueuse et charnière que vivait ce pays à l'époque. Elle permet de comprendre également pourquoi 56 ans après l'indépendance de l'Algérie, certains milieux en France continuent à faire preuve d'une grande hostilité contre notre pays. Au point où même les tentatives de chefs d'Etat français d'établir des relations apaisées avec notre pays sont mises en échec. Du général de Gaulle qui a été accusé de trahison pour s'être assis à la table des négociations avec les responsables algériens de la guerre de Libération nationale, au président Emmanuel Macron pour qui les crimes de la colonisation commis pas son pays ne sont rien d'autre que des «crimes contre l'humanité», en passant par le président Jacques Chirac qui était favorable à un «traité d'amitié» algéro-français et au président François Hollande qui aspirait à un partenariat d'exception avec notre pays, toutes ces initiatives ont été tenues en échec par les partisans de «l'Algérie française». A ce jour ces milieux ne lâchent pas prise et vouent la même haine envers nous que lors de l'occupation qui a duré un siècle et demi. Comme peut-on expliquer cette persistance du sentiment de revanche que le temps n'a pas réussi à atténuer? Les réponses à ces questionnements sont à chercher dans l'histoire. Sauf que cette recherche historique ne peut être entreprise que par des historiens algériens. Il s'agit pour eux d'expliquer à leurs compatriotes pourquoi et comment les gouvernants successifs français du XIXe siècle ont pu être entraînés dans ce qui apparaît clairement comme étant un complot minutieusement préparé contre notre pays. Des dettes de la France concernant le blé algérien acheté pour ravitailler l'armée de Napoléon Ier lors de la campagne d'Egypte au lendemain de la révolution de 1789. De l'espion français Boutin envoyé en Algérie en 1808. De l'affaire de «l'éventail» du consul français Deval en 1827. Du blocus d'Alger et enfin du corps expéditionnaire français envoyé par le roi Charles X qui sera renversé en même temps que ses troupes s'emparaient d'Alger. C'est jusque-là la partie de la préméditation de l'envahissement de notre pays. Viendront ensuite les différentes phases de l'occupation. De l'expédition «punitive» à durée déterminée qui s'est vite transformée en expédition de conquête. Ensuite en colonie de peuplement. Et pour finir en annexion pure et simple de l'Algérie déclarée «territoire français». Il faudra également se pencher sur les nationalités européennes des colons parmi lesquels on ne compte presque pas de Français. Sur le «droit à la naturalisation» des musulmans algériens décidé en 1865 par Napoléon III que les colons réussiront à bloquer. A la place, il y a eu le décret Crémieux qui accorda la nationalité française aux juifs d'Algérie en 1870. Pire encore avec le Code de l'indigénat qui, en 1881, fait des Algériens musulmans des citoyens de seconde zone. Etc, etc. On voit que la conspiration a été patiemment tissée de 1789 à 1954. Le 1er Novembre 1954 est venu remettre en question cette «toile d'araignée» qui fut désintégrée le 5 juillet 1962. Trompés par l'OAS, les colons ont quitté en masse l'Algérie. Bref, les objectifs qui ont visé l'Algérie ne se retrouvent nulle part ailleurs. Ni en Tunisie ni au Maroc qui n'ont connu que le protectorat. Là aussi, nos historiens devraient approfondir les recherches pour savoir pourquoi? Ce n'est qu'après qu'on comprendra pourquoi nous n'avons plus droit à l'erreur. Car le complot est toujours présent. Il a simplement changé de mode opératoire. Aucun Algérien ne devrait ignorer ce danger permanent. Pour sa propre sécurité indissociable de la sécurité du pays!

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