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La Chine et la limitation à deux mandats

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Les grandes puissances ont chacune leur propre lecture de la «démocratie». Avec la Chine, les Etats-Unis, la Russie, la France, tous ces pays qui siègent au Conseil de sécurité avec leur droit de veto contournent ou ont contourné cette limitation à deux mandats. Soulevons le couvercle...

A quoi sert l'alternance? Cette semaine, la Chine fait l'actualité. Les médias occidentaux en font leurs gros titres. Il ne fait plus de doute. Dimanche prochain, les députés chinois voteront le projet d'amendement constitutionnel qui supprimera la limite, en vigueur depuis 1982, de deux mandats successifs présidentiels.
Le président chinois XI Jinping qui termine son premier mandat et s'apprête à entamer le deuxième pourra donc, éventuellement, se présenter à un troisième mandat en 2023. A un quatrième, cinquième, etc. Tant que les députés au nombre de près de 3000 jugeront qu'il est de l'intérêt de la Chine d'accorder plusieurs fois leur confiance à XI Jinping, ils l'éliront. Point barre. Quant aux considérations occidentales de la limitation à deux mandats et de l'alternance érigée en vertu, chaque pays contourne comme il peut cette mesure qui freine souvent la poursuite du développement et du progrès en cours. Plusieurs cas peuvent être cités. Le premier est celui du président américain, Franklin Roosevelt, qui fut le seul président américain à avoir été «dispensé» de la limite des deux mandats. Seul sa mort, au début de son quatrième mandat, a interrompu la poursuite de son règne. Ceci est d'autant plus étrange que Roosevelt était un grand malade qui avait contracté ce que l'on croyait être la poliomyélite, 11 ans avant sa première élection à la Maison-Blanche le 8 novembre 1932. En réalité il souffrait de la maladie de Guillain-Barré qui est une inflammation du système nerveux périphérique. Ce qui l'obligeait à se déplacer en fauteuil roulant. A son troisième mandat, en 1941, les Japonais attaquèrent Pearl Harbor. Certains affirment que Roosevelt a laissé l'attaque se produire pour avoir le bon prétexte d'en finir avec la neutralité des Etats-Unis dans le conflit mondial. Ce qui n'a pas manqué de se produire. Le 11 décembre de cette année, les USA se sont totalement impliqués dans la Seconde Guerre mondiale. C'est le président Roosevelt qui décida, en 1939, la mise au point de la bombe atomique qui avait pris le nom de code de «projet Manhattan». Fait curieux, son vice-président, Harry Truman, qui prit sa succession en avril 1945, n'a pas hésité à autoriser le largage des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki les 6 et 9 août 1945 alors même que la Seconde Guerre mondiale était pratiquement achevée après la capitulation allemande. Ceci pour dire que la démocratie est «modulable» même dans le camp des Occidentaux et que la suppression de la limite des mandats présidentiels n'est pas le monopole des Chinois. Autre exemple, celui du président russe, Vladimir Poutine. Lui a fait preuve d'imagination pour contourner le «mur» des deux mandats. Après avoir effectué deux mandats à la tête de la Russie (2000-2008), il passe le relais à son premier vice-président du gouvernement, Dmitri Medvedev, qui est élu président de la fédération de Russie en 2008 et nomme Poutine président du gouvernement durant ses deux mandats. C'est-à-dire jusqu'à 2012 où Poutine brigue à nouveau la présidence de la République. Pour deux mandats de 6 ans. Le mois en cours, Poutine va entamer son deuxième mandat. Medvedev est retourné à son poste de président du gouvernement. Une permutation des rôles dont personne ne connaît la «limite». En tout cas, c'est bien joué. En France aussi, la limite à deux mandats n'existe que depuis juillet 2008. C'est Jacques Chirac qui, en 2002, réduisit le mandat de sept (le seul à avoir fait deux septennats est Mitterand malgré son cancer de la prostate qui avait été tenu secret) à cinq ans et c'est Sarkozy qui a instauré la limitation, en 2008, à deux mandats. Lui n'en fera qu'un. Ainsi en a décidé le suffrage des Français en 2012. Il tente une nouvelle fois en 2016 et voit sa candidature rejetée par le vote des militants de son propre parti. Voilà qui prouve bien que la vraie démocratie est de laisser le peuple s'exprimer. Il peut retirer sa confiance à un candidat dès la fin d'un premier mandat comme il a le droit de lui renouveler sa confiance autant de fois qu'il voudra. Pourquoi lui imposer arbitrairement une limite à son choix. Au nom de l'alternance? Un tour c'est moi, un tour c'est toi. Le manège avec des conséquences dramatiques comme le chaos créé en Libye par Sarkozy et que ses successeurs, Hollande et Macron, n'ont pas encore réussi à corriger pour éviter ses répercussions sur toute l'Europe, y compris la France. Ceci dit, les Chinois ont raison de permettre à Xi Jinping de poursuivre, le temps qu'il faudra, son programme de développement. Ils en sont si fiers!

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